En chemin avec le lapin

 

Frère JEAN-BAPTISTE FADY est prêtre, et dessinateur sous le nom de COOLUS. Il a publié plusieurs albums du Lapin Bleu et a déjà été primé au festival d'Angoulême. Allez découvrir son site , le Lapin mérite le détour ! Vous avez déjà compris que nous, nous  sommes fans !

 

http://lapin-bleu.croixglorieuse.org/

 

Les dessins et le parcours de méditation qui les suit sont de frère JEAN-BAPTISTE

 

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Actes des apôtres 15,1-29
Psaume 66
Apocalypse 21, 10…23
Jean 14,23-29

 

 

Pour aller plus loin

 
Détails
-Le personnage de gauche représente Jésus et ceux de droite ses disciples.
-Jésus parle sérieusement, mais les disciples, eux, ne comprennent rien.
-Ils interprètent la Parole de Jésus avec ce qu’ils connaissent, leurs préoccupations.
-Jésus, avec ses deux index, montre le ciel et la terre. « S’en aller », c’est rejoindre le Père, tandis que « revenir », c’est envoyer son Esprit pour être présent sur terre d’une autre manière qu’avec un corps humain.
 
Questions
-Quand m’est-il arrivé de mal interpréter des Paroles de Jésus, comme les disciples du dessin ?
(Je peux interpréter l’Ecriture en fonction de moi, de mes occupations, de mon vocabulaire, de mes envies. Je peux lire la Parole à la lettre comme les disciples, passant à côté du sens profond ou caché)
-Quand m’est-il arrivé de me rendre compte de ceci et de tout lâcher pour me mettre vraiment à l’écoute de sa Parole en profondeur ?
 
 
Vous avez 4 heures…

 

 

 

 

Si mon « aimé aimé bondit sur les collines », ce n’est pas avec un éléphant


6ème Dimanche de Carême (Rameaux) – Année C


Au début : Luc 19,28-40

 1ère Lecture : Isaïe 50,4-7

Psaume 21

2ème Lecture : Philippiens 2,6-11

Evangile : Luc 22,14-23-56

 

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Pour aller plus loin

 

–Détails 
-Jésus descend la colline pour entrer à Jérusalem et vivre sa passion.-Il est paisible, même s’il est résolu. Ca peut aller ensemble.
-Il est acclamé par la foule qui agite des rameaux. La foule est invisible (à part une main tout à gauche) pour suggérer que cette foule qui l’acclame va l’abandonner 5 jours après.
-Les rameaux ont plusieurs couleurs. On note un rameau rouge, tout à droite (c’est-à-dire au moment le plus loin dans l’action, donc le plus proche de sa passion). Ce rameau rouge symbolise le fouet qui frappera Jésus.
-Le lapin qui regarde son vêtement piétiné par l’éléphant est l’image de celui qui « récupère ses billes ». Il regarde non plus vers Jésus, mais vers ce qu’il croyait donner, mais qu’il n’a pas donné de tout son cœur.
-L’âne est fier comme un paon. Contrairement à Jésus, il regarde en arrière. Sa gloriole ne va pas durer.
-Dans la Bible, le manteau est le signe de la personnalité. Quand le prophète Elisée demandait une « double part de l’esprit d’Elie » et qu’il récupère le manteau d’Elie qui monte au Ciel dans son char de feu, ça veut dire qu’il est exaucé. 

 

Questions 
-Quel est le manteau que je dépose aux pieds de Jésus, sur le chemin où il passe ?
-Ca ne veut pas dire que Jésus piétine ma vie, mais que je suis là pour me prosterner devant lui et préparer son chemin.-Qu’est-ce que je n’arrive pas à donner et que je récupère sans cesse ?

 

 

Plonge ! Elle est bonne !

4ème Dimanche de Carême – Année C

 

1ère Lecture : Josué 5,9-12

Psaume 33

2ème Lecture : 2 Corinthiens 5,17-21

Evangile : Luc 15,1-32


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Pour aller plus loin


Détails

 
-Le lapin hésite à plonger, il voudrait tester la température du bout des doigts
-Il connaît mal la miséricorde de Dieu qui est douce (elle est reflétée par une couleur chaude SOUS le plongeoir, alors que le lapin la voit froide (gris au-dessus)                       
-Il essaye de tirer le plongeoir vers lui, vers le haut, bref, il n’a pas compris.
-Il la regarde à travers son masque
-Il n’en connaît qu’une partie (la plume entre lui et les autres plumes.
 
Questions
 
-Quand j’étais enfant, j’aimais me jeter dans la neige pour laisser mon empreinte mais avant de le faire, il valait mieux vérifier qu’il y ait assez de neige pour ne pas finir aplati. Quand on regarde d’en-haut, comment savoir s’il y a une couche de 5mm ou de 60 cm ?
Pour la couche de plumes, c’est la même question.
-La miséricorde de Dieu, c’est la couche de plumes. Ca ne veut pas dire que Dieu est tout gentil, qu’il efface tout, mais ça veut dire que notre dignité a besoin de justice. Lorsque notre coeur nous condamne, Dieu nous accueille sans en rajouter à notre culpabilité. Il ne nous enfonce pas mais nous relève. Peut-être ai-je déjà regretté profondément quelque chose, et au lieu de trouver le réconfort chez quelqu’un, on m’a enfoncé ?
Dieu n’est pas ce quelqu’un.
La honte m’empêche peut-être de plonger dans la Miséricorde de Dieu aujourd’hui.
Pourquoi est-ce que je résiste à ce qui peut me redonner de la dignité et d’aller plus loin, comme St Pierre qui a trahi Jésus trois fois et qui n’a pas pu aller plus loin tant qu’il n’a pas reconnu cela ?
Dans son cheminement, il a trahi, en le constatant, il a pleuré.
Quelques jours plus tard, Jésus lui a rappelé délicatement. Pierre a du exprimer son amour pour Jésus, et Jésus lui a (re)fait confiance en lui donnant les « clés du Royaume des Cieux »
Sans cette Miséricorde, que serait devenu Pierre ?
Et moi ?

 

 

1ère Lecture : Exode 3,1-15
Psaume 102
2ème Lecture : 1 Corinthiens 10,1-12
Evangile : Luc 13,1-9

 

 

 

Pour aller plus loin

 

Détails
 
-Le dessin relate l’histoire du « buisson ardent » où Moïse voit un buisson brûler sans se consumer (bizarre !) alors il s’approche et Dieu lui parle en disant ce verset.
Dans la Bible, l’histoire ne finit pas avec les pompiers mais par une rencontre avec Dieu.
 
Questions
 
-Il est vrai que Moïse ne pouvait pas deviner qu’ « il était interdit de marcher sur la pelouse ». Cette pelouse est une terre sainte. La terre est sainte quand Dieu y repose. C’est pour ça que tout être humain est une terre sainte, qu’il le sache ou non. 

Oui, toi qui es en train de lire ceci, tu es une terre sainte, et d’autres doivent se déchausser devant la présence de Dieu en toi. Et toi, déchausse-toi devant le mystère de l’autre sans le prendre de haut. 

-A quel moment ai-je vu quelqu’un comme une terre sainte à respecter et à protéger ?

-A quel moment ai-je méprisé, piétiné cette terre sainte ?

 

 

Un selfie avec Jésus !

 

 

Genèse 15,5-18    
   Psaume 26  
   Philippiens 3,17-4,1  
   Luc 9,28-36

 

 

Pour aller plus loin

 

Détails
-Une photo et deux façons de l’interpréter. Il y a celui qui y était, et celui qui n’y était pas. L’un est dans l’enthousiasme et l’autre est dubitatif.
 
Questions
-Pierre, Jacques et Jean voient Jésus dans la gloire. Ils sont les témoins privilégiés. Par exemple, ce seront uniquement ces 3 apôtres qui seront avec Jésus à Gethsémani, au jardin des oliviers, pour accompagner Jésus dans la souffrance. Quand on voit la gloire de Dieu ou son action concrète dans la vie, on peut également l’accompagner plus loin dans la souffrance car on sait qu’Il est là, au milieu de cette souffrance, souffrant avec nous et pour nous.
-La transfiguration du Christ nous montre un chemin de transfiguration propre à chacun de nous. Nous sommes appelés à rayonner comme lui un jour, dans la cité céleste puisque nous sommes citoyens des cieux (c’est la première lecture qui nous le dit).
-Ai-je déjà perçu une « transfiguration » parmi mes connaissances, dans le sens où Jésus est venu illuminer sa vie. Il y a eu un avant et un après, dans la vie de cette personne.
-Et dans ma propre vie, y a-t-il eu un domaine où je suis passé de l’attitude du lapin de droite à l’attitude du lapin de gauche ?
 
 

 

 

 

Des noms !… des noms !…


Année C – 1er Dimanche de Carême

 

Deutéronome 26,4-10 

    Psaume 90    

   Romains 10,9-13   

   Luc 4,1-13

 

 

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Pour aller plus loin

 

Détails

-Jésus est tenté par le diable. Le diable dit à Jésus de sauter du sommet du Temple, et il lui cite la Bible « Dieu donnera l’ordre à ses anges de le garder », ainsi, il ne risque rien.

-Dans le dessin (mais pas dans la Bible), Jésus lui répond que tous les anges ne sont pas fiables. Pourquoi ? Parce que les démons sont des anges. Des anges qui ont refusé Dieu, mais des anges quand même.

Evidemment, il y a quelque chose de pas très juste d’un point de vue théologique dans ce dessin car Dieu n’enverrait pas ce genre d’anges pour rattraper Jésus. Ou plus exactement, ces anges-là le laisseraient tout simplement tomber.

-Ce qui est important dans ce verset, c’est que le démon cite la Bible pour arriver à ses fins (il l ’ « instrumentalise », il lui fait dire ce qu’il veut). Mais Jésus lui répondra par un autre verset de la Bible.

 

Questions

 

-Est-ce que j’utilise la Bible pour appuyer ce que je pense ? Pour arriver à mes fins ?

-Est-ce que j’ai vu d’autres le faire ? Pour faire passer quel message ?

-Est-ce qu’il n’y aurait pas un autre passage, dans la Bible, qui dirait exactement le contraire du verset utilisé ?

-Au milieu de tout ça, qu’est-ce ce que j’en pense ?

 

 

 

En joue !

 

1 Samuel, 26, 2-23

Psaume 102

1 Corinthiens 15,45-49

Luc 6,27-38

 

 

Pour aller plus loin

 

Détails

 

-Le lapin gris vient de frapper le lapin bleu sur la joue droite.

-Celui qui a reçu le coup, tend la joue gauche… un peu violemment et d’un air innocent.

 

Questions

-J’ai déjà entendu des chrétiens réagir sur ce verset : « Comment ? Les chrétiens devraient se laisser marcher sur les pieds et tout accepter ? ».

Est-ce juste de tout accepter ? Est-ce que Jésus demande de tout accepter ?

Eh bien, Jésus n’a pas mis en pratique ce verset car lorsqu’un des gardes l’a frappé (Jean 18,20-25), il n’a pas tendu l’autre joue. Par contre, il n’a pas laissé faire non plus et a renvoyé le garde dans ses 22 en lui posant une question qui lui a fait prendre conscience de son acte.

-La question que pose ce verset, c’est comment, en tant que chrétien, répondre à la violence qu’on subit ?

Jésus n’a pas riposté avec violence, mais il a posé une question : « Pourquoi me frappes-tu ? Qu’ai-je mal dit ? Mal fait ? As-tu des raisons de me gifler ?».

-Lorsque Jésus est moqué, dénigré, montré du doigt, il y a ceux qui veulent monter au créneau et frapper fort. Quelle est notre intention, au fond ? Est-ce pour lui que nous le faisons ? Est-ce à nous de rendre justice ? Est-ce à nous de protéger Jésus ?

-Même question lorsque c’est l’Eglise qui s’en prend dans les dents jusqu’à en perdre une (comme le lapin gris). Si elle s’en prend dans les dents, est-ce parce que l’un de ses membres s’est mal comporté et a eu une attitude scandaleuse ? Quelle est l’attitude juste pour que chacun se remette en question et assume sa responsabilité ?

-A quel moment ai-je pu réagir d’une manière juste, face à une violence subie ? Comment est-ce que je m’y prends pour casser la violence tout en ayant une attitude juste ? Est-ce que j’en ai envie ? J’en ai la volonté ?

 

 

 

 

 

LE COUP DE MAIN SUIT LE COUP DE POING

 

Jérémie 31,7-9

Psaume 125

 Hébreux 5,1-6

 Marc 10,46-52

Le coup de main suit le coup de poingLEE

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Jérémie 31,7-9 / Psaume 125 / Hébreux 5,1-6 / Marc 10,46-52

Pour aller plus loin...

Détails : 

  • Dans l’évangile de ce jour, il est question d’un aveugle que la foule rabroue. Puis, lorsque Jésus s’intéresse à lui, la foule s’intéresse à lui aussi. Sur le dessin, on retrouve le thème : le lapin bleu vient de faire rouer de coups et puis comme Jésus l’appelle, le lapin gris devient subitement tout gentil avec lui.
  • On remarque également que le lapin bleu n’a pas de gants de boxe. Il n’a pas de moyen de se défendre mais Dieu demandera compte à celui qui lui a fait du mal.
  • Le lapin de gauche est en même temps celui qui a cogné et qui tend la main pour relever l’autre.

Questions 

  • A l’arrière-plan, on aperçoit un confessionnal. C’est un lieu où on peut rencontrer Dieu (à travers un prêtre) et se réconcilier avec Lui en confessant ses péchés. Le prêtre, qui garde la confidentialité totale, peut, au nom de Dieu, pardonner tous les péchés.
  • Cependant, être pardonné par Dieu ne veut pas dire « effacer son ardoise ». Ce serait trop simple de voler un DVD, s’en confesser… et garder le DVD. Le pardon de Dieu nécessite une « réparation » (soit de restituer l’objet volé, ou d’avoir un geste équivalent lorsqu’on ne peut pas restituer).
  • Ce dessin montre que quand on fait du mal à quelqu’un, le Seigneur attend de nous de contribuer au relèvement de celui à qui on a fait mal. On le sait très bien, car lorsque quelqu’un nous fait mal, on attend de lui un pardon ou un geste envers nous. Le faisons-nous également pour ceux que nous avons blessés ?

Coolus

 

 

 

COUPEZ  ! euh, non…



5ème Dimanche du Temps Ordinaire – Année C

 

1ère Lecture : Isaïe 6,1-8

Psaume 137

2ème Lecture : 1 Corinthiens 15,1-11

Evangile : Luc 5,1-11

 

 

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Pour aller plus loin

Détails

 

-Le lapin est en position d’attente. Oreilles déployées pour mieux voler.

-Il sait à peu près la direction où il va aller puisqu’il regarde le viseur… mais après, tout dépendra de la force de la catapulte qui peut l’envoyer devant, derrière ou sur la cible.

-Il a un casque avec une étoile. C’est la lumière qui est envoyée dans la nuit.

-La catapulte ressemble à une formule 1 avec des roues plus larges derrière que devant.

-Le système d’envoi est « double ». Le lapin est retenu par deux cordes. Normalement, il n’y en a qu’une. La signification est que dans l’Eglise, quand quelqu’un part en mission, il faut deux choses ; qu’il en ait l’appel intérieur (venant de lui) et que cet appel intérieur doit être confirmé par l’appel de l’Eglise qui envoie. On n’est pas envoyé juste parce qu’on « le sent ».

-il n’y a pas de décor, parce que quand Dieu envoie, c’est qu’on lâche le reste.

-Cette image peut représenter Jésus, envoyé par le Père, pour aimer et sauver les hommes.

 

Questions

 

-Et moi, quand je suis envoyé,

-Est-ce que je m’attribue cet envoi comme venant de moi ?

-Est-ce que je rends compte de ma mission ?

-Est-ce qu’il faut qu’on me confirme 36 fois que je suis bien dans la bonne direction en me donnant un coup de pied au derrière ?

-Est-ce que j’ai été déçu par une mission ? Me l’étais-je donnée ou l’avais-je reçue ?

 

 

 

 

Témoin de mariage

 

 

Première lecture : Isaïe 62, 1-5 

Psaume 95

 Deuxième lecture :1 Corinthiens 12, 4-11

 Evangile : Jean 2,1-12

 

 

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Pour aller plus loin

Détails

 

-Dans l’histoire des noces de Cana, il n’y a plus de vin. Jésus demande aux serviteurs de remplir d’eau six jarres d’environ cent litres et les apporter au maître du repas. Lorsque celui-ci le goûte, c’est un vin délicieux.

-Sur ce dessin, on ne voit pas le cortège des mariés. Par contre, on perçoit la joie (« vivent les mariés », il y a des confettis, et les casseroles qu’on accroche au pare-chocs de la voiture sont ici les six jarres qui ont l’air de bien résister aux chocs).

Questions

-Le lapin qui est témoin de cette traversée de joie est surpris.

-Ce dessin veut montrer que dans notre vie, il y a de nombreux « signes » (Saint Jean ne dit pas « miracle », mais « signe », lorsqu’il parle de l’eau changée en vin), et devant ces signes, nous avons la liberté de croire ou non. Et c’est vrai que devant le même signe, l’un croira et l’autre non. Le signe n’est pas une évidence, ni une « preuve », mais un indice ; quelque chose qui me pose question.

Saint Augustin dit que « le miracle ne se réalise pas à l’encontre de la nature, mais à l’encontre de notre connaissance de la nature. »

-Et moi, qu’est-ce qui m’aide à croire ? Comment est-ce que j’interprète les choses ? Comment s’articulent la raison et la foi ?

 

 

 

 

T’as pas du feu ?

 

 

Isaïe 42,1-7 

   Psaume 28  

  Actes des apôtres 10, 34-38  

    Luc 3,15-22

 

 

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Pour aller plus loin

Détails

-Jean-Baptiste baptise avec de l’eau et Jésus dans l’Esprit-Saint et le feu. Cette image montre un baptême actuel. A droite, on voit le prêtre qui accueille l’enfant comme à bras ouverts, comme Jésus le ferait. L’enfant lui-même est réceptif.

-L’enfant est porté par sa marraine, pour qui, sa toilette compte peut-être plus que le baptême en lui-même.

-Le parrain, lui, tient un extincteur au cas où il y aurait du feu au baptême. C’est une preuve qu’il a entendu la parole… mais il ne l’a pas comprise.

-Si on regarde l’équilibre du dessin, il y a déséquilibre entre intérieur et extérieur. Le parrain et la marraine ont une richesse extérieure dans leur habillement et une pauvreté intérieure car ils ne savent pas  trop ce qu’est le baptême. L’enfant et le prêtre sont habillés simplement mais ils ont un sourire jusqu’aux oreilles car ils savent que ce moment est LE jour le plus important de toute vie chrétienne. L’enfant ne le « sait » pas, mais il est en état de l’accueillir.

 

Questions :

-Et moi, est-ce que je connais la date de mon baptême ? Est-ce que je la fête ? Est-ce qu’elle est plus importante ou moins que celle de mon anniversaire ? Pourquoi ?

Question aux parrains et marraines ;

-Est-ce que je connais les devoirs des parrains chrétiens vis-à-vis de leur filleul ? (« Le parrain ou la marraine doivent être des croyants solides, capables et prêts à aider le nouveau baptisé, enfant ou adulte, sur son chemin dans la vie chrétienne. » CEC 1255). Maintenant que je les connais, que dois-je faire pour être un croyant solide ? Suis-je capable d’aider mon filleul sur son chemin de vie chrétienne ? Comment est-ce que je l’aide à grandir dans la foi ?

 

 

 

« Un arbre qui se fait raquetter… »

 

Isaïe 9,1-6  
Psaume 95 
Tite 2,11-14 
Luc 2,1-14
 

 

Pour aller plus loin

 
Détails
-Ce palmier penche du côté du lapin.
-Ses fruits tombent vers le lapin qui essaye de les éviter. Et même, il les repousse avec sa raquette.
-Tout dans son attitude est rejet : il recule, saute en arrière, il a un casque pour se protéger, il agite la raquette frénétiquement, il est concentré sur une seule chose : éviter de se prendre un fruit sur la tête.
-Dans ses paroles, il se plaint et critique les arbres « qui dansent ».
-Il met toute son énergie à fuir.
 
Questions
-Un « arbre qui danse de joie », à quoi cela ressemble t-il ? Si on observe un arbre alors qu’il n’y a pas de vent, il semble immobile, presque mort. S’il est secoué par le vent, on dirait qu’il « danse ». La différence est donc dans ce « vent » qui lui donne vie, le vent qui disperse les fruits.
-Le vent, c’est celui de l’Esprit-Saint « qui est Seigneur et qui donne la vie ».
-Est-ce que je me laisse secouer par ce souffle de l’Esprit qui va souvent me bousculer dans mon petit train-train spirituel ?
-Est-ce que je me protège de ceux qui sont secoués par l’Esprit et qui me bousculent dans mes façons de faire, mes idées, etc ?
-Est-ce que je me réjouis de les voir porter du fruit ?

 

 

 

 

Sainteté inaccessible ?

 

Sophonie 3,14-18   
   Cantique Isaïe 12  
   Philippiens 4,4-7 
   Luc 3,10-18

 

 

 

Pour aller plus loin 

Détails
 
-On vient voir Jean-Baptiste de toute la région. Il baptise et proclame la conversion.
-La foule lui demande « que devons-nous faire ? ». Les collecteurs d’impôts lui demandent « que devons-nous faire ? ». Les soldats lui demandent « que devons-nous faire ? ». On lui pose trois fois la même question, mais curieusement, Jean-Baptiste donne trois réponses différentes. Il les donne en fonction du rôle de chacun.
-Dans ce dessin, Jean-Baptiste joue la provocation en demandant quelque chose d’impossible pour montrer que Dieu nous demande de réaliser des choses simples du quotidien (mais de les réaliser extrao ordinairement bien).
 
Questions
 
-La vie spirituelle (et mystique) est bien souvent une question de réalisme. Jean-Baptiste répond à chacun ce qu’il doit faire. Aux foules, il dit de partager la nourriture et le vêtement. Aux collecteurs d’impôts, il leur demande d’être honnêtes. Aux soldats, il leur dit de ne frapper personne sans raison et de se contenter de leur salaire.
-Et moi, si je posais la question à Jésus « que dois-je faire cette semaine ? » Que me répondrait-il ?
-Est-ce que ça me choque si Jésus demande quelque chose de plus exigeant à quelqu’un d’autre ? Dans ce cas, est-ce que je pense qu’il va être meilleur que moi ?
-Est-ce que ça me choque, au contraire, si un autre chrétien ne vit pas les même exigences que je vis car il n’en est pas encore capable ?

 

 

 

  

 

 
 
 
Saint Jean-Baptiste était un transporteur de fond.

 

Baruch 5,1-9     
  Psaume 125  
     Philippiens 1,4-6, 8-11   
   Luc 3,1-6

 

 

 

Pour aller plus loin

-Détails
 
(On met le côté rigolo de la scène pour entrer plus à fond dans le message).
-Le lapin bleu en pagne, c’est Jean le Baptiste qui proclame la venue proche du Messie.
-Le ravin est comblé, il empêche ainsi la violence (symbolisée par l’ « attaque de la diligence »). Mais, du coup, cette violence se déplace, puisque le « lapindien » en veut maintenant à quelqu’un d’autre.
-Le ravin est comblé par du sable du désert dont la couleur est plus proche du tapis rouge que la pierre. Ce « tapis ocre » annonce la venue d’une personnalité (Jésus).
-En regardant le contenu de la brouette et la couleur du ravin comblé, on voit bien que ce n’est pas Saint Jean-Baptiste qui a comblé le fossé, mais Dieu.
Le lapin a juste ajouté sa petite part (les 7 pierres devant lui, qui sont recouvertes également de sable).
-le deuxième lapindien attend, hagard, avec son bâton, prêt à faire tomber son rocher. Il est perdu, parce que la diligence ne passera plus par ici avant un bon bout de temps… Il représente l’être blasé. Celui qui n’attend plus rien. Celui qui ne se laisse plus surprendre  par la nouveauté. Il est comme figé.
 
Questions
 
-Quels sont les ravins que j’essaye de combler pour lancer un pont vers l’autre ?
-Est-ce que je m’appuie seulement sur ma petite brouette pour le faire, ou est-ce que je demande l’aide de Dieu ? Comment ?
-Duquel de ces trois personnages suis-je le plus proche, et pourquoi ?

 

 

 

 

Tout progrès est-il bon ?

 

Jérémie 33,14-16 
    Psaume 24  
   1 Thessaloniciens 3,12-4,2  
   Luc 25,21-28, 34-36

 

 

 

 

Pour aller plus loin

 

Détails
 
-Tout progrès est-il bon ?
-Le pape Benoît XVI écrivait dans Caritatis in veritate  « Sans la perspective d’une vie éternelle, le progrès humain demeure en ce monde privé de souffle. » (§11)
-Le vieux lapin bénéficie de tout le progrès (médical, technologique…) pour vivre jusqu’à 216 ans. Mais est-ce que le progrès est de retarder la mort ?
-Le jeune lapin met les pieds dans le plat : la mort, on y passera forcément, alors comment progresser dans sa foi, car la foi est liée à la vie éternelle ?
 
Questions :      
 
-Y a-t-il quelqu’un qui progresse dans la foi sur qui je puisse prendre modèle ? En quoi est-il un modèle pour moi ? Qu’est-ce que j’envie chez lui ?
-Depuis un an, quels sont les progrès que j’ai pu mesurer dans ma foi ? (savoir que je ne sais pas grand chose ou me rendre compte de ma petitesse peuvent être considérés comme des progrès)
-Quelles sont les situations récentes, dans ma vie, qui ont pu m’aider à progresser dans ma foi ?

 

 

 

 

Qui a besoin de l’assis circulaire ?

 

34ème Dimanche du temps ordinaire – Année B

Le Christ Roi de l’Univers

Première lecture : Daniel 7,13-14

Psaume 92

Deuxième lecture : Apocalypse 1,5-8

Evangile : Jean 18,33-37

 

 

 

Pour aller plus loin

Détails :

-Ce lapin, au premier plan, c’est le Christ-Roi (je te rassure, en vrai, Il ne sera pas comme ça…)

-Il découpe sa couronne pour nous faire de nous des rois et des reines. Les tranches de couronne font des auréoles.

-Les lapins (gris) arrivent de la grande épreuve. Ils ont escaladé une falaise à gauche. Ils vont de la nuit (le bleu foncé)

à la lumière (bleu clair). Jésus est le passage obligé pour aller au Ciel. Il y a une ombre sous lui, en forme de croix.

-Le Christ, assis, montre qu’il s’abaisse, qu’il se met au-dessous des hommes. Cependant, si on regarde l’image, ses

oreilles sont plus hautes que les auréoles des lapins. Il reste Dieu.

-Jésus n’a jamais rien gardé pour lui. Il donne tout ; la naissance, la croissance, la vie… De même il veut nous faire

participer à sa Royauté, à sa Sainteté.

 

Questions

 

-Par mon baptême, je suis prêtre, prophète et roi. Qu’est-ce que ça veut dire ; « je suis roi » ?

-A quoi ressemble le Règne de Dieu ? Comment règne t-il ?

-Comment, dans mon quotidien, Dieu me demande de régner à sa façon ?

 

 

 

 

Croyant non-pratiquant ? 

 

1 Rois 17,10-16

Psaume 145

Hébreux 9,24-28

Marc 12,38-44

 

 

Pour aller plus loin.

 

Détails :

 

-Visiblement, ce lapin a quelques ennuis… Agrippé à une branche, celle-ci commence à craquer.

-La branche, c’est la vie, qui un jour se fissure et se brise. Où en serais-je de ma relation à Dieu ce jour-là ?

-Il n’y a personne pour aider. Ce lapin est seul face à Dieu.

-Sous le lapin, il y a toute une ville avec de belles constructions. Tout ce qu’on peut amasser et construire  durant la vie ne sert plus au moment où la branche craque.

-Le lapin essaye de prouver à Dieu en lui montrant qu’il a bien pensé un tout petit peu à lui durant sa vie.

-Il fait les questions et les réponses, comme si sa conscience lui répondait.

 

Questions :

 

Le verset complet est : « Le sort des hommes est de mourir une seule fois, puis de comparaître pour le jugement, ainsi, le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude, apparaîtra une seconde fois non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent » (Hébreux 9,28)

-Et moi, en qui, en quoi je mets mon assurance pour me préparer à ce jour-là ?

-Peut-on être « croyant mais non-pratiquant » ? Peut-on être amoureux mais non-pratiquant ?

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Sacré Coeur

Sacré Coeur

Sacré Coeur

(Une méditation qui était l'homélie de ce jour)

Le cœur est le centre du corps humain. Vous perdez un oeil, une main, une oreille, c’est embêtant mais vous pouvez encore vivre des années. Par contre, si votre cœur s’arrête, votre vie s’arrête très vite. Ce soir, je voudrais vous parler de l’immensité de la Création dans un premier point, pour en arriver à l’immensité plus grande du Créateur.dans un deuxième point.

 
  1. Immensité de la Création

 

Commençons par un peu d’anatomie. Le cœur de l’embryon apparaît dès la 3ème semaine, c’est le 1er organe à exister. Le cœur a le rôle d’une pompe. C’est un véritable moteur qui aspire et fait refluer le sang dans l’être humain. 4 à 5 l de sang qui irriguent tout le corps. Nos vaisseaux sanguins mis bout à bout font 100 000 km, soient 2 fois et demi le tour de la terre. Ils sont irrigués par les battements du cœur en moins d’une minute. Quelle machine ! Et c’est costaud. Imaginez qu’on met des pailles bout à bout le long de l’église et qu’on souffle et aspire un liquide pour qu’il circule d’un bout à l’autre. Ce serait fatigant, à force. Et votre cœur fait ça sur un réseau de 100000 km, sans se plaindre, depuis votre naissance, sans avoir une courbature ni un jour de congé. Fabuleux !

Le cœur de la baleine bat 9 fois à la minute, celui de la musaraigne : 600 fois. Celui d‘un être humain au repos, 60 à 100 fois. Dans une vie, cela fait 2 milliards de battements. 2 milliards, c’est difficile à imaginer. Prenez un confetti. Si vous en avez 2 milliards de cette taille, vous pouvez tapisser tout l’intérieur de cette église St Martin à Perpignan de sorte à ce qu’elle soit toute blanche, et il vous en restera pour tapisser la moitié d’une autre église de cette taille.

Voyez, Dieu donne la vie à votre cœur qui bat sans qu’on le lui demande. La nuit, personne ne pense à recharger son cœur comme on recharge son téléphone pour qu’il fonctionne le lendemain. Depuis votre naissance (et même avant) il marche tout seul. Ca aussi, c’est fabuleux. Et pour vous ouvrir l’esprit, Dieu donne le même mouvement au cœur de votre voisin, de votre voisine. Imaginez le nombre de confettis si on devait compter les battements de cœur de tous les habitants de la ville, du département, du pays et de la planète. Ajoutez à cela les battements de cœur des animaux. Même les insectes ont une sorte de cœur, une membrane. Et chaque battement de cœur, chaque confetti, il le connaît. Plus que ça, il le suscite. Immensité du don de Dieu. En réfléchissant à tout ça ce matin, j’ai du faire une pause et aller boire un café tellement ça me donnait le vertige.

 
  1. Immensité plus grande du Créateur.

Je pars de la création pour en arriver au Créateur, qui a pensé à tout cela. Aujourd’hui, nous fêtons le Cœur Sacré de Jésus. L'expression "Cœur de Jésus" ne doit pas être restrictive. Ce n’est pas le siège de ses émotions, de son amour.

Le cœur de Jésus désigne le mystère même du Christ, c'est-à-dire la totalité de son être ou le centre intime et essentiel de sa personne: Imaginez ; tout ce que j’ai dit avant se trouve concentré là-dedans. Mais ce n’est rien à côté de ce qu’est le Fils de Dieu, sagesse incréée; Amour infini, principe du salut et de sanctification pour toute l'humanité. Le "Cœur du Christ" s'identifie au Christ lui-même, Verbe incarné et Rédempteur.

Impossible de parler de l’amour de Dieu parce que c’est difficile de parler de quelque chose d’infini. On peut quantifier le nombre de confettis pour tapisser l’église, on ne peut pas quantifier l’amour de Dieu bien au-delà du nombre de confettis. Quand Dieu aime, il s’engage. Quand Dieu nous a créés, il s’est engagé à nous aimer. Certaines personnes doutent de l’amour de Dieu car elles ne le voient pas, ne le sentent pas. Les hommes préhistoriques ne voyaient pas la planète Uranus. Pourtant, elle existait bel et bien. La preuve que Dieu nous aime, c’est qu’il s’est livré pour nous alors que nous étions pécheurs. (Rm 3,23) Le cœur transpercé de Jésus qui a arrêté de battre, c’est celui qui a permis au mien de battre. Alors voilà, notre paroisse doit être ce cœur battant, ce lieu où Dieu transmet son amour. Notre communauté de paroisses doit être la pompe du quartier. Le cœur qui bat, c’est celui du Christ. Nous sommes les artères, les canaux, dont la raison d’être est de diffuser cet amour. Si on faisait une carte du territoire paroissial et qu’on y mettait un point là où chacun habite et une trajectoire jusqu’ici, on verrait se dessiner un réseau. Autour de ce point que nous sommes, il y a de nombreuses person-nes qui attendent d’être irriguées à la même source de l’Amour véritable. Ce réseau couvrirait-il tout le quartier ? Est-ce que ça nous préoccupe, si des zônes ne sont pas irriguées et risquent d’être atrophiées ? Si j’avais une main sèche, ça me préoccuperait. Et si c’est la main du corps du Christ ? C’est à nous, artères, de faire la jonction avec les veines. Ainsi, le Christ, comme le cœur, attirera à lui et diffusera son amour –infini- dans la totalité du corps.

Nous qui avons reçu cette certitude d’être irrigués par l’amour qui découle du sacré cœur, nous sommes de… sacrés veinards !

 

 

 

Lapinbleu661C-Jn14 3

-On voit les stigmates sur le lapin (les trous dans les mains et les pieds, la marque de la Passion du Christ sur la croix)

-C’est parce qu’il est mort pour nous que nous pouvons nous rapprocher de lui.

-Ce dessin ne VEUT PAS DIRE que Dieu nous rappelle à lui quand ça lui chante, pour nous faire souffrir, mais qu’il nous cueille quand nous sommes mûrs, c’est-à-dire peut-être au meilleur moment. St Pierre nous dit dans son épitre que « Dieu patiente » pour que nous ayions « le temps de nous convertir »

-Ici, le lapin (qui représente Jésus) est passif. Il regarde. Il attend que ça bouge.

-Et si on regardait le passage (la mort) avec ce regard-là ?

Peut-être qu’on en voudrait moins à Dieu ?

Peut-être qu’on ne lui reprocherait pas de nouss « avoir pris » celui qu’on aime.

C’est un peu comme si je sauvais quelqu’un d’une noyade et qu’on me le reprocherait.

 

 

Image

 

 Pour aller plus loin

 

Détails :

 

La Parole de Dieu est vivante, On le perçoit à travers plusieurs détails :

-1. Les lettres « V I V A N T E » sont pleines de couleurs chaudes et variées.

-2. La Bible a des pages jaunies à l’intérieur, et une couverture moderne couleur feu, avec une croix design, lumineuse. Ca signifie que ces pages, si anciennes soient-elles, sont toujours d’actualité.

-3. La Bible bondit. J’avais pensé la dessiner en train de voler, mais quand elle touche le sol, elle donne plus une impression d’être à notre portée, terre à terre.

-4. La Bible parle. Jésus est la Parole créatrice. Chacune de ses paroles a du sens. Jésus se réjouit d’aller vers ceux qui ne le connaissent pas.   

Le lapin bleu qui court après la Parole, c’est celui qui veut la maîtriser, la dompter, la dresser  (« aux pieds »). Mais la Parole de Dieu n’est pas enchaînée, elle lui échappe. Personne n’a le monopole de la parole de Dieu, personne n’en a L’interprétation unique. 

 

Questions

 

-Ai-je fait l’expérience que la Parole de Dieu est vivante, concrète ?

-Quand est-ce que la Parole m’a touché le cœur en profondeur ?

-Quand est-ce qu’elle a mis ma vie en mouvement, qu’elle m’a donné une orientation, un nouveau départ ?

 

(dessin et parcoursde lecture de COOLUS )

http://lapin-bleu.croixglorieuse.org/

 

  3

 

1ère Lecture : Isaïe 45,1. 4-6

Psaume 95

2ème Lecture : 1 Thessaloniciens 1,1-8 

Evangile : Matthieu 22,15-21

 ATO29Lapinbleu846C-Ps95_8

 

Pour aller plus loin

Détails

-Il n’y a pas vraiment de détails sur ce dessin. Le message est clair : le lapin s’offre lui-même. L’offrande la plus belle qu’on puisse faire à Dieu n’est pas une chose mais s’offrir soi-même.

-L’offrande, ici, est totale : le lapin est tout entier dans la boîte, il s’offre tout entier dans sa parole, et sa parole colle toute entière à ses actes puisqu’il est tendu de tout son être en avant.

 

Questions

-La définition d’une offrande est d’abord « un don que l’on fait à Dieu ».

C’est un peu curieux, car c’est plutôt Dieu qui nous donne tout…

-A la messe, le moment de l’ « offertoire » est celui où le prêtre offre à Dieu le pain, « fruit de la terre et du travail de l’Homme ». Dieu sanctifiera ce présent pour qu’il devienne son corps. Ce qui est un peu fou, c’est qu’il a choisi d’avoir besoin de notre travail pour se rendre présent.

-L’offertoire est le moment de la quête, où l’on offre à l’Eglise une part de son salaire ou de ses ressources. Durant ce moment, on peut aussi prendre un point de l’homélie du prêtre pour se remettre en question et décider d’offrir autre chose de soi durant la semaine à venir ; offrir de son temps, offrir de sa compétence, offrir de sa prière.

Quelle que soit notre vie, on a toujours quelque chose à offrir. On peut se croire mauvais, mais tout n’est pas mauvais. En offrant quelque chose de soi, chaque chrétien devient offrande (comme ce lapin). Dans la prière eucharistique n°3, le prêtre invoque l’Esprit Saint sur l’assemblée en disant « que l’Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire ». Si on prend le temps de l’offertoire pour réfléchir à la manière dont on va être offrande dans la semaine à venir, on pourra accueillir l’Esprit-Saint à ce moment-là d’une façon renouvelée, pour qu’il sanctifie notre désir et la fidélité à accomplir notre décision.

 

 

Dimanche 2 novembre – Année A – Messe pour les défunts

(j’ai fait un dessin de la mort qui tue)

1ère Lecture : Sg 2,23 ; 3,1-6.9   

Psaume 4    

2ème Lecture : Romains 6,3-9   

Evangile : Jean 5,24-29

Dessin et parcours de réflexion de COOLUS

 

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Pour aller plus loin

Détails

 

-Le lapin gris pense à son ami, défunt, et au passé. Il n’est pas tourné vers l’avenir (la Vie éternelle où il le retrouvera). Il regarde le sol, non le Ciel.

-Dans le ciel, tout proche de lui, son ami est là, visiblement heureux. Il essaye de faire signe mais impossible de communiquer car le lapin gris ne regarde pas dans le bon endroit. Ses oreilles sont tournées dans la bonne direction, mais son regard sans espérance prend le dessus.

 

Questions

 

-Il m’est déjà arrivé de rencontrer des jeunes (et pas que des jeunes) refuser d’entrer dans une église parce que ça leur rappelle un enterrement. L’église est-elle ce lieu de la mort ? Il est vrai qu’il y a des représentations de mort (des crucifiés) un peu partout… et pas grand-chose qui parle de Résurrection.

Alors je m’adresse aux croyants ; les amis, VOUS êtes la représentation du Christ Ressuscité dans votre église, et si vous ne l’êtes pas, vous DEVEZ LE DEVENIR. Si personne ne représente Jésus ressuscité, si Jésus ressuscité n’est pas visible dans les pierres vivantes que nous sommes, où et comment les non-croyants vont-ils le découvrir ?

-Autre question ; comment est-ce que je considère la mort ? Est-ce que je creuse la question ? Est-ce que je l’évite ? Comment est-ce que j’entends ces deux affirmations « Je crois à la résurrection de la chair et la vie du monde à venir » ? Où vais-je trouver les réponses ? A qui vais-je les poser ? Pourquoi ?

 

Ce 2 novembre, je pourrai penser à ceux qui sont morts et qui feront partie du comité d’accueil lorsque ce sera à mon tour de passer la porte de la vie éternelle.  

 

Date de dernière mise à jour : 26/05/2019