* Eglise verte (écologie et spiritualité)

 
CONFERENCE CCFD - TERRE SOLIDAIRE
 
le 24 Septembre 2020 à Saint Aigulin
 
 
 
Un site qui parle de l'écologie intégrale pour les chrétiens!
 A l'initiative des évêques de France un site est consacré à l'écologie intégrale en France:
Un cycle de travail de trois ans est prévu pour l'église de France et l'assemblée des évêques à Lourdes y travaillera régulièrement:
Les 3 objectifs de ce travail :
1- Donner chair à une conversion personnelle et communautaire par rapport à l'écologie intégrale
2-Les catholiques participent au processus de transition écologique et sont reconnus en tant que tels dans leurs lieux de vie.
3- Elaboration d'un document national/ Laudato Si'/ France
Voir aussi le  vidéo  Théodom : Dieu a t'il oublié la création?
 
Une vidéo de présentation de l'Eglise verte:
 
La belle prière de la saison de la création:
Créateur de la vie,
Sur Ta parole, la Terre s’est couverte d’herbe qui rend féconde sa semence et d’arbres fruitiers de toutes sortes. Les rivières, les montagnes, les minéraux, les mers et les forêts ont préservé la vie. Les yeux sur Toi, tous espéraient que Tu satisfasses aux besoins de chaque être vivant. Et au fil du temps, la Terre a nourri la vie. À travers les cycles planétaires des jours et des saisons, du renouveau et de la croissance, Tu as ouvert Ta main pour donner aux créatures la nourriture en temps voulu.
Dans Ta sagesse, Tu as accordé un sabbat, un temps béni pour se reposer en reconnaissance de tout ce que Tu as donné, un temps pour nous libérer du vice de la consommation, un temps pour permettre à la terre et à toutes les créatures de se délester du fardeau de la production. Or, de nos jours, nos modes de vie poussent la planète au-delà de ses limites. Nos exigences de croissance et notre cycle de production et de consommation sans fin épuisent notre monde. Les forêts sont lessivées, la couche arable s’érode, les champs s’épuisent, les déserts gagnent du terrain, les mers s’acidifient, les tempêtes s’intensifient. Nous n’avons pas permis aux sols d’observer un sabbat, et la Terre lutte pour se renouveler.
En ce Temps de la Création, nous Te demandons de nous donner le courage d’observer un sabbat pour notre planète. Renforce notre foi et affermis notre confiance en Ta providence. Inspire-nous la créativité nécessaire pour partager ce qui nous a été donné. Apprends-nous à nous contenter du nécessaire. Et alors que nous proclamons un Jubilé pour la Terre, envoie Ton Saint Esprit afin de renouveler le visage de la création.
Au nom de Celui qui est venu annoncer la Bonne Nouvelle à toute la création, Jésus
Amen
 
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Alimentation et climat

 

De quel lieu est ce que je parle ?

J’ai été Délégué général du CCFD-Terre Solidaire de 2010 à 2018. J’ai travaillé en fait 20 ans au CCFD-Terre Solidaire où j’ai occupé différents postes sur 2 périodes de 1993 à 2001 puis de 2007 à 2018. J’y ai été respectivement Responsable du service Amérique Latine, le premier directeur Plaidoyer, directeur de la Vie associative, en charge de l’accompagnement du réseau des 15 000 bénévoles, et enfin Délégué général.

J’interviendrai en tant qu’ancien Délégué général du CCFD-Terre Solidaire et actuel bénévole de cette organisation et militant de la solidarité internationale.

J’interviendrai donc d’un point de vue d’une organisation de développement et de solidarité internationale mais j’essaierai de faire le lien avec les problématiques ici.

Déroulement 

J’expliquerai comment le CCFD-Terre Solidaire, ONG de développement, en est venu à intégrer la question environnementale dans sa réflexion et son action. Je parlerai de l’impact des dérèglements climatiques sur les projets de nos partenaires* dans les pays du Sud et plus généralement de l’impact des dérèglements climatiques sur l’agriculture là-bas.

Mais je ferai aussi le lien avec ce qui se passe ici.

Puis, je développerai les enjeux de ce lien Agriculture/Climat.

Enfin, j’aborderai les solutions tant en terme d’actions de terrain à travers les projets de certains partenaires du CCFD-Terre Solidaire là-bas que de plaidoyer vis à vis des pouvoirs publiques ici et là-bas et finirai sur des solutions pour ici.

Le CCFD-Terre Solidaire et la question environnementale

Pendant de très nombreuses années (de 1961, année de naissance du CCFD-Terre Solidaire jusqu’à 2014 pour l’élaboration de son Rapport d’orientation 2014-2020), le CCFD-Terre Solidaire n’agissait pas sur les questions strictement environnementales. En effet, il considérait qu’il y avait en France de très bonnes ONG environnementalistes en particulier Greenpeace ou les Amis de la terre et que ce n’était pas la peine de chercher à faire ce que d’autres faisaient très bien. Sauf que nous avons été interpellés par nos partenaires des pays du Sud. En effet, nos partenaires en milieu rural (soit la majorité des partenaires du CCFD-Terre Solidaire) voyaient leurs projets de plus en plus impactés par les conséquences des dérèglements climatiques et nous ont demandé à les aider à adapter leurs projets à cette situation.

Dérèglements climatiques

L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) a publié le 10 mars 2020 le bilan 2019 de l’état du climat. Au niveau mondial, les années 2015 à 2019 ont été les années les plus chaudes depuis que les relevés existent. La décennie 2010-2019 est la décennie la plus chaude jamais observée. Chaque décennie successive depuis 1980 a été plus chaude que les précédentes. 2019 a vu les phénomènes climatiques extrêmes se multiplier localement partout sur la planète.

Impact des dérèglements climatiques sur l’agriculture là-bas

  • Ouragans et typhons de plus en plus violents et de plus en plus fréquents
  • Fréquence et intensité accrues des inondations et des sécheresses
  • Dégradation des sols et réduction des terres fertiles
  • Destruction de récoltes
  • Réduction des productions agricoles (le GIEC* anticipe une réduction des rendements des principales cultures – blé, riz, maïs, etc. – de 2% chaque année)
  • Salinisation des sources d’eau douce
  • Disparition sans précédent d’espèces animales et végétales
  • Etc.

Ces impacts des changements climatiques touchent d’abord les populations les plus pauvres qui en sont pourtant le moins responsables.

Impact des dérèglements climatiques sur l’agriculture ici

En France, les 5 années les plus chaudes depuis 1900 ont toutes été enregistrées au cours des 10 dernières années. Il y a donc indéniablement un réchauffement de la température. L'été 2020 a été le 7ème été le plus chaud depuis 1900 tandis que la pluviométrie a été déficitaire de 15%.

L’hiver 2019-2020 est l’hiver le plus chaud jamais mesuré (+ 2, 7 ° C) pendant lequel les nombreuses pluies et les tempêtes ont provoqué de nombreuses inondations.

Ce radoucissement provoque :

- des changements dans le calendrier agricole (ex : les vendanges plus tôt, les arbres fruitiers en floraison précoce avec des risques de gel et de perte de la production).

- l’apparition de nouvelles maladies et de nouveaux ravageurs venus de régions subtropicales.

- Dans le bordelais voisin des vignerons commencent à acheter des terres en Grande-Bretagne voire plus au Nord de l’Europe pour y planter de la vigne. Parallèlement ils envisagent de planter en Bordelais des cépages résistants à des températures plus élevées comme on peut en trouver dans le Sud de l’Espagne.

Des périodes de sécheresse, en été, provoquent des baisses de rendement et le manque d’eau (provoquant des restrictions).

 

Les enjeux de l'impact du réchauffement climatique sur l'agriculture et vice versa

La faim :

Selon les Nations-Unies 690 millions de personnes étaient sous-alimentés dans le monde en 2019 soit 9% de la population et 2 milliards de personnes souffraient de carences liées à l’alimentation.

L'année 2020 s'annonce pire. En effet, selon le PAM (Programme Alimentaire Mondial) le nombre de personnes au bord de la famine dans le monde risque de doubler en 2020 à cause de la pandémie de coronavirus, passant de 135 millions à 265 millions. En particulier dans les pays du Sud la pandémie accentue la crise alimentaire comme au Pérou ou au Chili suite à des fermetures de frontières, à des restrictions de transport, etc.

Et, chose incroyable, 60% des malnutris dans le monde sont des paysans ! En effet, l’insécurité alimentaire est avant tout liée à la pauvreté et non à la production agricole.

Et pourtant ce sont les petits paysans qui alimentent le monde : Plus de 500 millions d’exploitations familiales dans le monde emploient près de 40% de la population active et fournissent 80% de la production alimentaire mondiale.

L'impact de l'agriculture sur le réchauffement climatique :

Au niveau mondial (mais encore plus vrai dans les pays du Nord), le système agricole et alimentaire est responsable du tiers des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES*). C’est particulièrement vrai de l’agriculture industrielle. En cause :

  1. La déforestation : responsable de 15% à 18% des émissions de GES (70% à 80% de la déforestation est due à l’expansion des plantations industrielles)
  2. L’élevage : il représente 30% des émissions de méthane liées à l’activité humaine. Or le méthane a un potentiel de réchauffement climatique 25 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone, CO2)
  3. Les intrants chimiques : ils représentent 60% des émissions mondiales de protoxyde d’azote. Or celui-ci a un potentiel de réchauffement 298 fois supérieur à celui du CO2.

Les solutions

  1. Par des projets de terrain là-bas

Soutien aux agricultures familiales paysannes : encouragé par le Pape François dans son Encyclique Laudato Si § 129.

«Il y a une grande variété de systèmes alimentaires ruraux de petites dimensions qui continuent à alimenter la plus grande partie de la population mondiale……Les autorités ont le droit et la responsabilité de prendre des mesures de soutien clair et ferme aux petits producteurs et à la variété de la production. Pour qu’il y ait une liberté économique dont tous puissent effectivement bénéficier, il peut parfois être nécessaire de mettre des limites à ceux qui ont le plus de moyens et de pouvoir financier.»

Développement de l’agro-écologie* qui :

  • Repart des pratiques et connaissances traditionnelles (fertilisation naturel des sols, lien maraîchages/élevage pour la fumure, etc.)
  • Mise sur le potentiel des écosystèmes et des cycles naturels de la biomasse
  • Adopte des modes de production plus respectueux de l’Homme et de la terre

Quelques exemples concrets d’action de nos partenaires des pays du Sud :

AS-PTA au Brésil : L’AS-PTA accompagne notamment des paysans du Nordeste brésilien dans leurs efforts d’adaptation face au contraintes climatiques que connaît cette région semi-aride avec des épisodes réguliers de sécheresse en :

  • Accompagnant ces petits paysans vers l’agro-écologie afin de sortir de l’usage massif de pesticides et autres intrants chimiques
  • Mettant en place des systèmes de récupérations des eaux de pluie
  • Créant des banques communautaires de semences pour préserver les variétés locales
  • Menant un plaidoyer sur les pouvoirs publics locaux (qui a eu un certain succès puisque les cantines scolaires de la zone doivent maintenant s’approvisionner à au moins 30% localement)

Permatil au Timor Leste (que j’ai rencontré lors de ma mission de juillet 2016) qui promeut la permaculture. Depuis sa création, Permatil a formé près de 10 000 personnes à la permaculture. Par son plaidoyer sur le gouvernement, Permatil a obtenu en 2015 que la mise en place d’un jardin agro-écologique soit obligatoire pour toutes les écoles du primaire du pays. 70 écoles sont aujourd’hui équipées.

RHK (Réseau des Horticulteurs des Kayes) au Mali (que j’ai rencontré lors de ma mission en juillet 2015) : les 23 000 maraîchers et horticulteurs membres se sont convertis à l’agro-écologie car comme me l’avait dit son responsable « ces dernières années, de nouvelles maladies sont apparues et ont touchées nos enfants et on se doutait bien que cela venait de l’alimentation ».

Les maraîchers retrouvent des savoirs-faires connus à travers la transmission familiale mais qu’ils avaient abandonné :

  • Elaboration de compost
  • Fumure à base de déjections animales en associant élevage de petits ruminants et de volailles au système de production
  • Et comme me l’a dit Mariam : «  constitution d’«herbicides naturels » à base de fiente de poules et élaboration de solutions à base de feuilles de certains arbres pour éloigner les rongeurs, savoirs bien connus de nos mères et grands-mères »
  • Production de ses propres semences
  • Utilisation de semences traditionnelles : ex l’oignon violet de Galmi qui se conserve plus longtemps

Pour ce faire, RHK met en place des formations à partir de champs écoles (j’ai pu en visiter un).

COPAGEN (Coalition pour la Protection du Patrimoine Génétique Africain), réseau sur l’Afrique de l’Ouest composé de 9 coalitions nationales des 9 pays d’Afrique de l’Ouest.

Extraordinaire Coalition de plaidoyer composée de plus de 180 organisations paysannes et ONG mais aussi, à titre individuel et bénévole, de biologistes, de sociologues, de juristes, d’universitaires qui lutte :

  • Contre l’introduction d’OGM dans ces pays
  • Pour la sécurisation foncière
  • Contre les accaparements de terres agricoles
  • Pour le droit des communautés locales à maîtriser les ressources génétiques végétales.

Cette Coalition a réussi à freiner le déploiement des OGM dans plusieurs de ces pays.

Elle est tellement reconnue qu’elle est consultée par les gouvernements de plusieurs de ces pays sur leur politique agricole.

TAPSA (Transition pour une Agro-écologie Paysanne au service de la Souveraineté Alimentaire) : L’agro-écologie a pris une telle importance au CCFD-Terre Solidaire dans son appui à ses partenaires ruraux que celui-ci a décidé de monter ce programme sur 4 ans (2018-2022) de 12 millions d’Euros cofinancé par l’AFD (Agence Française du Développement) sur 16 pays des différents continents mené par 29 organisations différentes afin de :

  • Soutenir des initiatives d’agro-écologie
  • Renforcer les échanges de savoirs-faires  entre les organisations
  • Evaluer régulièrement pour apprendre

Le programme fournit des semences paysannes, donne accès à des crédits (via la SIDI, filiale du CCFD-Terre Solidaire), met en place différentes formations comme création de potagers économes en eau, fertilisation naturel des sols, création de pépinière, etc. Il organise aussi l’échange de savoirs à travers des séminaires, des stages les uns chez les autres. Il mène des évaluations régulières pour évoluer et s’améliorer.

  1. Par des actions de plaidoyer ici et là-bas

- Renforcer le lien entre agriculture et changement climatique dans le processus des COP*. La dimension agricole, absente de l’Accord de Paris de décembre 2015 (COP 21), n’a été intégrée qu’à la COP 23 à Bonn fin 2017, suite à la pression d’organisations de la société civile dont le CCFD-Terre Solidaire. La COP 26 qui devait avoir lieu à Glasgow en novembre prochain est reporté d'un an à cause de la pandémie. C’est la date limite pour que les Etats se mettent d’accord sur les derniers ajustements de l’Accord de Paris. La dimension agricole peut donc encore être renforcée.

- Mettre fin aux « fausses solutions » : Suite aux émeutes de la faim de 2007-2008, les Etats du Nord ont lancé plusieurs initiatives pour « la sécurité alimentaire ». En fait, elles ne servent que l’agro-business !

  • La NASAN (Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition en Afrique) : Cette alliance a été lancée par Barak Obama lors du G8 de juin 2012. La mise en œuvre effective des projets promus par cette alliance montre que la priorité n’est pas tant la sécurité alimentaire des populations des 10 pays africains concernés mais la création d’un environnement favorable aux investissements de multinationales de l’agro-alimentaire (ex : l’implantation de fermes de plusieurs milliers d’hectares dédiées aux cultures d’exportation comme la banane, l’ananas, l’huile de palme, le caoutchouc qui évincent des petits paysans de leurs terres). Des ONG françaises dont le CCFD-Terre Solidaire se sont mobilisées pour suivre cette alliance. Trois d’entre elles ont mené une étude d’impact de projets soutenus par la NASAN, en Côte d’Ivoire (CCFD-Terre Solidaire, en lien avec un partenaire, Inades-Formation) dont les missions d’étude auprès de petits producteurs de riz ont été couvertes par France Inter), au Burkina Faso (OXFAM), au Sénégal (ACF). Face à aux premiers impacts négatifs ces ONG ont demandé à la France de sortir de cette alliance.

La France en est sortie en 2018. Le plaidoyer ça marche !

  • La GACSA (Alliance Globale pour l’Agriculture Intelligente face au Climat) : Cette alliance a été lancée en 2014. Y participent des Etats, majoritairement du Nord, dont la France, des entreprises comme MOSANTO/BAYER, Syngenta, Mc Donald’s, Danone, etc afin de développer des investissements public/privé dans l’agriculture. Là encore, les projets favorisent les investissements de grandes entreprises de l’agro-alimentaire dans les pays du Sud au détriment de l’agriculture paysanne. Le CCFD-Terre Solidaire fait pression avec d'autres ONG sur les pouvoirs publics français pour que la France se retire de cette Alliance.
  • Les agro-carburants d’exportation : Ils sont constitués à partir de la culture du soja, de l’huile de palme, etc. Ces cultures provoquent déforestation (je rappelle que 70% à 90% de la déforestation sont dus aux plantations industrielles), accaparement de terres (la production d’agro-carburants est la deuxième cause d’accaparement de terres dans le monde), spéculation foncière.

- Promouvoir le droit des paysans aux semences :

Les semences paysannes représentent entre 80% à 90% des semences plantées en Afrique et entre 70% à 80% en Amérique Latine et en Asie. C’est pourquoi le droit des paysans aux semences est essentiel pour la réduction de la pauvreté des paysans eux-mêmes et pour la sécurité alimentaire mondiale. Or les multinationales semencières entrent de manière très volontariste dans  les pays du Sud où elles promeuvent leurs semences améliorées, génétiquement modifiées, protégées par des droits de propriété intellectuelle. Le CCFD-Terre Solidaire participe activement d’une mobilisation internationale pour demander une « Déclaration des Nations-unies sur le droit des paysans » dont le droit aux semences.

Les solutions ici

  1. Par des choix personnels et des actions de terrain

- Choix de consommation alimentaire privilégiant le bio, les circuits courts, la réduction de consommation de viande rouge, le choix de poissons issus de la pêche durable. Le Pape parle d’une « conversion écologique » dans son Encyclique Laudato Si.

Ce sont les systèmes agricoles intensifs qui sont les principaux responsables des émissions de GES du secteur agricole parce que fortement consommateur d’intrants de synthèse et d’énergie.

Il faut donc changer de modèle !

- Sortir des pesticides. C’est la lutte du charentais Paul François qui a attaqué Monsanto en justice suite à une grave intoxication à l’un de ses pesticides, le Lasso, et qui en est à trois procès gagnés contre Monsanto (je vous recommande son livre « un paysan contre Monsanto »). Vous pouvez soutenir son association Phyto-Victimes.

C’est aussi l’objectif du mouvement « Nous voulons des coquelicots » dont l’appel a recueilli plus d’un million de signatures et qui est très présent à Saintes en particulier.

Le fait que le gouvernement ait accordé aux betteraviers une dérogation à l'interdiction des néonicotinoïdes qui contribuent à la disparition des pollinisateurs est un vrai scandale !

Et promouvoir un nouveau modèle :

- La production bio (il y a un groupement des agriculteurs biologiques en Charente-Maritime)

- L’agro-écologie

- Les circuits courts (qui se sont développés avec le confinement) en particulier les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture paysanne). Il y en a 13 en Charente Maritime et 11 en Charente.

- Les semences paysannes avec l’association « semences paysannes » (réseau de 92 organisations membres).

- L’accès au foncier pour de nouveaux agriculteurs : C’est l’objectif de Terre de liens qui permet une aide financière (par la foncière qui achète la terre) et une aide en terme d’accompagnement. Depuis la création de Terre de liens en Poitou-Charentes (2007) 9 exploitations agricoles en bio ont pu démarrer.

C’est l’objectif aussi des Espaces-Test Agricoles du réseau RENATA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles). Ces Espaces-Test permettent à des porteurs de projet agricole de s’essayer avant de se lancer dans leur installation d’activité agricole.

En Poitou-Charentes c’est l’association « Champ de partage » dont le lieu test en agriculture biologique Camille Claudel dans le grand Angoulême et le lieu test en élevage à Alloue

  1. Par des actions de plaidoyer ici

- Augmentation du pourcentage de bio dans les cantines scolaires

- Priorisation de l’agro-écologie et de l’agriculture bio pour les aides financières de la PAC dans son nouveau budget 2021-2027 (en France, les aides PAC au bio et à l’agro-écologie étaient de 1,4 milliard d’Euros seulement pour la période 2014-2020 sur une enveloppe totale de 9 milliards). Les Etats membres de l'UE se sont accordés le 21 juillet dernier sur un budget de la PAC pour 2021-2027 de 336,4 milliards de d'Euros (+ 6 milliards par rapport à la période actuelle), mais les discussions ne sont pas finies entre les Etats membres et le parlement européen, En France le plaidoyer société civile se coordonne dans la Plate-Forme « Pour une autre PAC ».

- Pression sur le gouvernement français pour que la France ne ratifie pas l'accord UE-Mercosur (Brésil + Argentine + Paraguay + Uruguay), accord conclu en juin 2019 mais non encore ratifié par tous les Etats de l'UE. Cet accord comporte de nombreux risques pour le climat en particulier le risque de voir augmenter la déforestation dans les pays du Mercosur et particulièrement au Brésil pour l'élevage de bovins compte-tenu de l'augmentation des exportations de viande permise par l'accord. Pour le moment la France ne ratifie pas.

- Participation aux marches internationales pour le climat des 25 et 26 septembre 2020, même virtuellement.

Face à cet énorme défi que sont les conséquences des dérèglements climatiques sur l’agriculture et donc sur l’alimentation des populations, nous pouvons chacune et chacun d’entre nous participer à construire des solutions et ce à différents niveaux par nos choix personnels, par des actions collectives locales, par nos dons, par la participation à des actions de plaidoyer vis à vis des pouvoirs publics.

Bernard Pinaud, Ancien Délégué général du CCFD-Terre Solidaire

21 septembre 2020

Annexe : Définitions et repères*

Partenaires du CCFD-Terre Solidaire : ce sont des organisations de la société civile de pays du Sud : ONG, syndicats, mouvements paysans, coopératives paysannes, organisation de défense des droits humains, organisations de défense du droit des femmes, etc.

COP : Conference of parties, Sommet de la CCNUC

CCNUCC (Convention Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques), née dans la suite de la Convention climat du Sommet de la Terre de Rio en 1992

GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) : il rassemble des scientifiques du monde entier et des représentants de 195 États

GES (Gaz à Effet de Serre) : dont dioxyde de carbone (CO2), méthane, protoxyde d’azote (N2O)

Agro-écologie : il n’y a pas une seule définition. Mais on peut dire que la démarche vise à concilier développement agricole et protection de l’environnement et de la biodiversité.

Ses pratiques :

  • Accroissement de la biodiversité en évitant les monocultures
  • Travail du sol et couvert végétal pour limiter l’érosion (non labour, paillis)
  • Fertilisation obtenue au moyen d’engrais verts, de compost
  • Traitements phytosanitaires naturels
  • Optimisation de l’utilisation de l’eau
  • Agroforesterie, élevage couplé à la production végétale (utilisation des déjections animales comme fertilisants)
  • Réhabilitation des savoirs-faires traditionnels
  • Résilience face au réchauffement climatique

 

PROMENADE MEDITATIVE

MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2020

 

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Le Saint-Siège

 

MESSAGE DU

PAPE FRANÇOIS

POUR LA CÉLÉBRATION DE LA

                                                                JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LA SAUVEGARDE DE LA CRÉATION

1er SEPTEMBRE 2020


 

 

« Vous ferez de la cinquantième année une année sainte, et vous proclamerez la libération pour tous les habitants du pays. Ce sera pour vous le jubilé » (Lv 25, 10)

 

Chers frères et soeurs,

Chaque année, surtout depuis la publication de la Lettre encyclique Laudato si’ (LS, 24 mai 2015), le premier jour du mois de septembre est, pour la famille chrétienne, une Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création, avec laquelle commence le Temps de la Création, qui se conclut le 4 octobre dans le souvenir de saint François d’Assise. Durant cette période, les chrétiens, dans le monde entier, renouvellent la foi en Dieu créateur et s’unissent de façon spéciale dans la prière et dans l’action pour la sauvegarde de la maison commune.

Je suis heureux que le thème choisi par la famille oecuménique pour la célébration du Temps de la Création 2020 soit "Jubilé pour la Terre", justement en cette année marquant le cinquantième anniversaire du Jour de la Terre.

Dans les Saintes Ecritures, le Jubilé est un temps sacré pour se souvenir, revenir, se reposer,

réparer et se réjouir.

 

  1. Un temps pour se souvenir

 

Nous sommes par-dessus tout invités à nous rappeler que le destin ultime de la création est d’entrer dans le "sabbat éternel" de Dieu. C’est un voyage qui a lieu dans le temps, embrasse le rythme des sept jours de la semaine, le cycle des sept ans et la grande Année jubilaire concluant les sept années sabbatiques.

 

Le Jubilé est aussi un temps de grâce pour faire mémoire de la vocation originelle de la création à être et à prospérer comme communauté d’amour. Nous existons seulement à travers les relations : avec Dieu créateur, avec les frères et soeurs en tant que membres d’une famille commune, et avec toutes les créatures qui habitent la même maison que nous. « Tout est lié, et,comme êtres humains, nous sommes tous unis comme des frères et des soeurs dans un merveilleux pèlerinage, entrelacés dans l’amour que Dieu porte à chacune de ses créatures et qui nous unit aussi, avec une tendre affection, à frère soleil, à soeur lune, à soeur rivière et à mère terre » (LS, n. 92).

 

Le Jubilé est donc un temps pour le souvenir, où il faut conserver la mémoire de notre existence interrelationnelle. Nous avons constamment besoin de nous rappeler que « tout est lié, et la protection authentique de notre propre vie comme de nos relations avec la nature est inséparable de la fraternité, de la justice ainsi que de la fidélité aux autres » (LS, n. 70).

 

  1. Un temps pour revenir

 

Le Jubilé est un temps pour retourner en arrière et se repentir. Nous avons brisé les liens qui nous unissaient au Créateur, aux autres êtres humains et au reste de la création. Nous avons besoin de restaurer ces relations détruites, qui sont essentielles pour nous soutenir nous-mêmes et toute la trame de la vie.

 

Le Jubilé est un temps de retour à Dieu, notre créateur bien aimé. On ne peut pas vivre en

harmonie avec la création sans être en paix avec le Créateur, source et origine de toute chose. Comme l’a observé le Pape Benoît, « La consommation brutale de la Création commence là où Dieu est absent, où la matière est désormais pour nous uniquement matérielle, où nous-mêmes sommes les dernières instances, où le tout est simplement notre propriété » (Rencontre avec le Clergé du Diocèse de Bolzano-Bressanone, 6 août 2008).

 

Le Jubilé nous invite à penser de nouveau aux autres, spécialement aux pauvres et aux plus

vulnérables. Nous sommes appelés à accueillir de nouveau le projet initial et aimant de Dieu pour la création comme un héritage commun, un banquet à partager avec tous les frères et soeurs dans un esprit de convivialité ; non pas dans une compétition déréglée, mais dans une communion joyeuse, où l’on se soutient et se protège mutuellement. Le Jubilé est un temps pour donner la liberté aux opprimés et à tous ceux qui sont pris dans les fers des diverses formes d’esclavage moderne, dont la traite des personnes et le travail des mineurs.

 

Nous avons besoin de revenir, en outre, à l’écoute de la terre, désignée dans l’Ecriture comme adamah, lieu d’où l’homme, Adam, a été tiré. Aujourd’hui, la voix alarmée de la création nous exhorte à retourner à une juste place dans l’ordre naturel, à nous rappeler que nous sommes une partie, et non pas les patrons, du réseau interconnecté de la vie. La désintégration de la biodiversité, l’augmentation vertigineuse des désastres climatiques, l’impact inégal de la pandémie actuelle sur les plus pauvres et les plus fragiles sont des sonnettes d’alarme face à l’avidité effrénée de la consommation.

 

Particulièrement durant ce Temps de la Création, écoutons le battement de la création. Elle a été faite, en effet, pour manifester et communiquer la gloire de Dieu, pour nous aider à trouver, dans sa beauté, le Seigneur de toutes choses et retourner à lui (cf. Saint Bonaventure, In II Sent., I,2,2, q. 1, concl ; Brevil., II,5.11). La terre dont nous avons été tirés est donc un lieu de prière et de méditation : « Réveillons le sens esthétique et contemplatif que Dieu a mis en nous » (Exhort. ap. Querida Amazonia, n. 56). La capacité à nous émerveiller et à contempler est quelque chose que nous pouvons apprendre spécialement des frères et soeurs autochtones qui vivent en harmonie avec la terre et ses multiples formes de vie.

 

  1. Un temps pour se reposer

 

Dans sa sagesse, Dieu a réservé le jour du sabbat pour que la terre et ses habitants puissent se reposer et se ressourcer. Aujourd’hui, cependant, nos styles de vie poussent la planète au-delà de ses limites. La demande constante de croissance ainsi que le cycle incessant de production et de consommation sont en train d’épuiser l’environnement. Les forêts disparaissent, le sol est érodé, les champs disparaissent, les déserts avancent, les mers deviennent acides et les tempêtes s’intensifient : la création gémit !

 

Durant le Jubilé, le Peuple de Dieu était invité à se reposer des travaux quotidiens, à laisser,

grâce à la baisse de la consommation habituelle, la terre se régénérer et le monde se réorganiser. Il nous faut trouver aujourd’hui des styles de vie équitables et durables, qui restituent à la terre le repos qui lui revient, des moyens de subsistance suffisants pour tous, sans détruire les écosystèmes qui nous entretiennent.

 

La pandémie actuelle nous a amenés, en quelque sorte, à redécouvrir des styles de vie plus

simples et durables. La crise, dans un certain sens, nous a donné la possibilité de développer de nouvelles façons de vivre. Il a été possible de constater comment la terre réussit à se reprendre si nous lui permettons de se reposer : l’air est devenu plus sain, les eaux plus transparentes, les espèces animales sont revenues dans de nombreux endroits d’où elles avaient disparu. La pandémie nous a conduits à un carrefour. Nous devons profiter de ce moment décisif pour mettre fin à des activités et à des finalités superflues et destructrices, et cultiver des valeurs, des liens et des projets génératifs. Nous devons examiner nos habitudes dans l’usage de l’énergie, dans la consommation, dans les transports et dans l’alimentation. Nous devons supprimer de nos économies les aspects non essentiels et nocifs, et donner vie à des modalités fructueuses de commerce, de production et de transport de biens.

 

  1. Un temps pour réparer

 

Le Jubilé est un temps pour réparer l’harmonie originelle de la création et pour assainir des

rapports humains compromis.

 

Il invite à rétablir des relations sociales équitables, en restituant à chacun sa liberté et ses biens,et en effaçant la dette des autres. Dès lors, nous ne devrions pas oublier l’histoire de l’exploitation du Sud de la planète, qui a provoqué une dette écologique énorme, due principalement au pillage des ressources et à l’utilisation excessive de l’espace environnemental commun pour l’élimination des déchets. Le Jubilé est le temps d’une justice réparatrice. A ce propos, je renouvelle mon appel à effacer la dette des pays les plus fragiles à la lumière des graves impacts des crises sanitaires, sociales et économiques qu’ils doivent affronter suite au COVID-19. Il faut de même s’assurer que les mesures pour la reprise, en cours d’élaboration et d’actualisation au niveau mondial, régional

et national, soient effectivement efficaces avec des politiques, des législations et des

investissements centrés sur le bien commun, et avec la garantie que les objectifs sociaux et

environnementaux mondiaux soient atteints.

Il est également nécessaire de réparer la terre. La restauration d’un équilibre climatique est très importante, étant donné que nous nous trouvons en situation d’urgence. Nous sommes à court de temps, comme nos enfants et nos jeunes nous le rappellent. Il faut faire tout ce qui est possible pour limiter l’augmentation de la température moyenne globale au seuil de 1,5°C, comme il est stipulé dans l’Accord de Paris sur le Climat : le dépasser se révèlera catastrophique, surtout pour les communautés les plus pauvres du monde entier. Dans ce moment critique, il est nécessaire de promouvoir une solidarité intra-générationnelle et intergénérationnelle. En préparation à l’important Sommet sur le Climat de Glasgow, au Royaume-Uni (COP 26), j’invite chaque pays à adopter des objectifs nationaux plus ambitieux pour réduire les émissions.

 

La restauration de la biodiversité est également cruciale dans le contexte sans précédent d’une disparition des espèces et d’une dégradation des écosystèmes. Il est nécessaire de soutenir l’appel des Nations Unies à sauvegarder les 30% de la Terre comme habitat protégé avant 2030,afin d’endiguer le taux alarmant de perte de biodiversité. J’exhorte la Communauté internationale à collaborer pour garantir que le Sommet sur la biodiversité (COP 15) de Kumming, en Chine ,constitue un tournant vers le rétablissement de la Terre comme maison où la vie soit abondante,selon la volonté du Créateur.

 

Nous sommes tenus de réparer, selon la justice, en nous assurant que tous ceux qui ont habité une terre pendant des générations puissent en retrouver pleinement l’utilisation. Il faut protéger les communautés autochtones contre les compagnies, surtout multinationales, qui, à travers ’extraction préjudiciable des combustibles fossiles, des minéraux, du bois et des produits agroindustriels, « font dans les pays moins développés ce qu’elles ne peuvent dans les pays qui leur apportent le capital » (LS, n. 51). Cette mauvaise conduite des entreprises représente « un nouveau type de colonialisme » (Saint Jean-Paul II, Discours à l’Académie Pontificale des Sciences Sociales, 27 avril 2001, cit. in Querida Amazonia, n. 14), qui exploite honteusement des communautés et des pays plus pauvres à la recherche désespérée d’un développement économique. Il est nécessaire de consolider les législations nationales et internationales, afin qu’elles règlementent les activités des compagnies d’extraction et garantissent l’accès à la justice à ceux qui subissent des dommages.

 

  1. Un temps pour se réjouir

 

Dans la tradition biblique, le Jubilé est un évènement joyeux, inauguré par un son de trompette qui résonne sur toute la terre. Nous savons que le cri de la Terre et des pauvres est devenu, ces dernières années, encore plus fort. En même temps, nous sommes témoins de la façon dont l’Esprit Saint inspire partout des individus et des communautés à s’unir pour reconstruire la maison commune et défendre les plus vulnérables. Nous assistons à l’émergence progressive d’une grande mobilisation de personnes, qui, à la base et dans les périphéries, travaillent généreusement pour la protection de la terre et des pauvres. Cela procure de la joie de voir tant de jeunes et de communautés, en particulier autochtones, en première ligne pour répondre à la crise écologique. Ils lancent un appel pour un Jubilé de la Terre et pour un nouveau départ, conscients que « les choses peuvent changer » (LS, n. 13).

 

On peut également se réjouir de voir comment l’Année spéciale de l’anniversaire de Laudato si’ inspire de nombreuses initiatives au niveau local et mondial pour le soin de la maison commune et des pauvres. Cette année devrait conduire à des programmes opérationnels à long terme, pour arriver à pratiquer une écologie intégrale dans les familles, les paroisses, les diocèses, les Ordres religieux, les écoles, les universités, l’assistance sanitaire, les entreprises, les exploitations agricoles et dans de nombreux autres domaines.

 

Nous nous réjouissons aussi que les communautés croyantes se rapprochent pour donner vie à un monde plus juste, plus pacifique et plus durable. C’est un motif de joie particulière que le Temps de la Création devienne une initiative vraiment oecuménique. Continuons à grandir dans la conscience que nous tous, nous avons une maison commune en tant que membres de la même famille !

 

Réjouissons-nous parce que, dans son amour, le Créateur soutient nos humbles efforts pour la Terre. Elle est aussi la maison de Dieu, où sa Parole « s’est faite chair, elle a habité parmi nous » (Jn 1, 14), le lieu constamment renouvelé par l’effusion de l’Esprit Saint.

 

“Envoie ton Esprit, Seigneur, et renouvelle la face de la terre” (cf. Ps 104, 30).

 

Rome, Saint Jean du Latran, 1er septembre 2020

                                                                                           François

©Copyright - Libreria Editrice Vaticana

 

 

 

 


Vendredi 11 septembre à 21h
CINEMA LA ROCHE-CHALAIS
FILM-documentaire « 2040 »
Damon Gameau, le réalisateur s’interroge positivement sur l’avenir de nos enfants en 2040. Tarif : 4€
Mercredi 16 septembre à 14H30 au JARDIN de la Maison paroissiale :
Atelier gratuit « Les mains dans la Terre » pour les enfants accompagnés de leurs parents : Plantons ensemble et écoutons des contes avec nos amis les bêtes ! Goûter
Mercredi 23 septembre à 14H30:
Promenade méditative le long de la Dronne : « Les jardins spirituels ». Départ du jardin de la Maison paroissiale (apporter un pliant)
Jeudi 24 septembre à 20h30, Foyer municipal, rue Victor Hugo :
Conférence sur l’alimentation et le réchauffement climatique présentée par Bernard PINAUD, ancien délégué national du CCFD-Terre solidaire.
Dimanche 4 octobre Messe de clôture avec st François.
Organisé par la
Paroisse de St Aigulin
05 46 04 80 50

 

Mois de la création à Saint Aigulin - septembre 2020

 

En attendant l'affiche et un programme détaillé, voici les temps forts à noter sur votre agenda :

Dimanche 6 septembre 10H30 Messe d'ouverture du mois de la création en plein air dans le jardin de la maison paroissiale

Vendredi 11 septembre Ciné de la Roche Chalais à 21H "2040"

Synopsis: un film positif en utilisant les solutions déjà connues Gameau imagine un avenir pour sa fille dans lequel le changement climatique n'a pas été contré. Il traite des différents domaines qui contribuent grandement au changement climatique et propose des solutions et des technologies disponibles aujourd'hui qui sont capables d'éviter la catastrophe. 

 

Mercredi 16 septembre à 14H30 ateliers "Mains dans la terre" pour les familles et enfants. On plante des fleurs dans le jardin de la maison paroissiale et on écoute de bien belles histoires suivi d'un goûter.

 

Mercredi 23 septembre à 14H30 promenade méditative et poétique le long de la Dronne

 

Jeudi 24 septembre à 20H30 conférence sur l'agroécologie Bernard Pinaud ancien délégué national CCFD-Terre solidaire salle Jules Ferry

 

Dimanche 4 octobre messe de st François et clôture du mois de la création

 

Il est prévu aussi une visite d'un passionné des arbres (jour et heure à préciser ultérieurement).

 

JOURNEE JARDINAGE - MERCREDI 8 JUILLET 2020

 

Cet été, journée jardinage à la carte :

 Ensemble, une bien belle journée dans le jardin de la maison paroissiale !

Mercredi 8 juillet par un soleil radieux, une ribambelle de lutins des jardins a entrepris un nettoyage rigoureux des massifs de la maison paroissiale. En effet,  un bon nombre de rosiers et d'arbustes étaient étouffés par des espèces invasives : figuiers, violettes, lierre mais aussi quelques plantes à éradiquer sans vergogne comme le pyracantha, le raisin d’Amérique (phytolaque) dont les tiges et racines peuvent empoisonner un cheval ... ainsi qu’un figuier passe-muraille au beau milieu d'un mur : cherchez l'erreur ?

Dans cette belle salle à manger de verdure, c'est le 1er pique-nique partagé de l’été, au menu : l'apéritif offert par le Père Bernard suivi d'un  repas végétarien  délicieux et de tartes aux fruits de saison !  Les 7 convives détendus, enchantés se sont régalés  et les échanges conviviaux ont été appréciés.

De nombreux paroissiens s'étaient fait excuser, pas de crainte, il y a encore du travail pour qui veut !

Une belle surprise vers 16h, notre amie organiste de la Roche-Chalais, Anne-Marie Thomas est venue désherber plus d'une heure sous la canicule, bravo Madame ! Elle a offert au Père un bon pâté « maison », hum !

A la fin de la journée le camion des services techniques mis à disposition était bien rempli ! Le Père Bernard était aux anges et nous, tout simplement heureux.

Tout est lié,
premier numéro

Découvrez le nouveau webzine de la CEF « Tout est lié », consacré à l’écologie intégrale. Questionnements, débats, initiatives, actions engagées durablement, expérimentations, le magazine s’enrichira en permanence de ce qui se vit partout dans l’Église et dans la société, à travers quatre rubriques, reprenant les grands axes de Laudato Si’ : constater, enraciner, comprendre et agir.
L’écologie intégrale est un chemin pour « faire Église » : ce magazine en sera le reflet.

https://toutestlie.catholique.fr/

Tout est lié Le 24 mai 2015, le Pape François publiait une encyclique pour notre temps « Laudato Si’ »,une encyclique qui appelait l’humanité à préserver notre maison commune, une encyclique essentielle pour le CCFD-Terre Solidaire et qui venait à la fois conforter et inspirer notre engagement pour un monde plus juste et plus solidaire, respectueux de l’environnement comme des êtres humains. Car nous disait alors notre Pape « Tout est lié 

Ce lien étroit entre la vie des peuples et le respect de la planète, nous venons de l’éprouver de manière aigüe. La pandémie du Covid-19 a mis la moitié de l’humanité en confinement et déjà tué plus de 300 000 personnes. Elle a révélé la précarité de notre situation. Cette pandémie a mis au grand jour un des effets de la mise en danger de la biodiversité : la destruction des forêts, l’expansion des zones urbaines sont à l’origine d’interactions plus grandes avec des animaux sauvages et par conséquence de la propagation de nouveaux virus. L’irrespect de la nature a bien un impact sur notre santé... « Tout est lié ».


La calamiteuse gestion de la pandémie a montré combien pouvait être lourd de conséquence la faiblesse d’instance multilatérale comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la mondialisation, la faiblesse des investissements dans les systèmes de santé... « Tout est lié ».  

L’arrêt brutal de l’économie mondiale produit à nouveau une crise alimentaire marquée, plongeant dans la misère les populations les plus vulnérables, privant d’emplois et souvent totalement de ressources des millions de personnes à travers le monde... « Tout est lié ».

 

Aujourd’hui, chaque pays, un à un, commence son déconfinement, prudemment et dans la crainte de la « deuxième vague ». Nous sommes nous aussi entré dans ce mouvement. États et communes, entreprises, associations, citoyens... Nous sommes tous et toutes appelés à nous engager dans cette action, soucieux de redonner ses droits « à la vie » en veillant à la sécurité de chacun. Mais à quelle vie serons-nous appelés précisément ?

 

Laudato Si’ est un plaidoyer pour une écologie intégrale, respectueuse de la « Terre mère »comme de chacun de ses enfants. La vie à venir nous appelle à emprunter ce chemin de conversion, à faire le choix d’une sobriété heureuse. Car il s’agit vraiment de choisir ainsi un bonheur possible pour nous comme pour les générations à venir.

Laudato Si’ nous invite à une solidarité mondiale. Les témoignages de nos partenaires sont une clameur pour la vie. Chaque semaine, nous avons relayé leurs témoignages sur le site internet du CCFD-Terre Solidaire. Ils nous montrent combien l’engagement, le collectif, sont sources de résistance, d’innovation, d’alternatives. Plus que jamais, être à leur côté est un impératif pour le monde de demain.  

Laudato Si’ nous incite à fonder notre vie sur des valeurs, ces valeurs auxquelles les textes de la Pensée Sociale nous appellent : l’option préférentielle pour les pauvres, le partage des richesses, la subsidiarité, etc. Les piliers d’une terre solidaire seront ceux où nous saurons nous rassembler pour mettre en œuvre ces valeurs à l’échelle de la planète. Dans les semaines à venir, vous pourrez vous nourrir de textes et propositions que nous déclinerons sur le site du CCFD-Terre Solidaire. 

Les piliers d’une terre solidaire nous donnent une orientation pour une vie à reconstruir
 

Manuèle Derolez – Déléguée Générale du CCFD-Terre Solidaire
 

"LAUDATO SI AU TEMPS DU CORONAVIRUS"

 

Nous venons de célébrer la résurrection de Jésus, que la vie est plus forte que la mort. Et c’est cette vie que nous devons entretenir et protéger.

Le Pape François a écrit en 2015 une encyclique sur l’écologie « Laudato Si ». Il insiste sur « le défi urgent de sauvegarder notre maison commune ». La conférence des évêques de France s’est réunie à Lourdes en novembre 2019, sur le thème de l’écologie. Cela a engagé notre diocèse dans une réflexion.

Un nombre de plus en plus important de personnes s’accorde sur le fait qu’il y a un lien entre la pandémie du COVID-19 et la destruction des écosystèmes entrainant le réchauffement climatique dont chacun de nous a pu remarquer les effets. Cette période de confinement est un moment unique que nous pouvons mettre à profit pour réfléchir à ce que nous pouvons faire pour les réduire.

A l’occasion du 5ème anniversaire, nous pouvons nous interroger sur ce que personnellement nous avons fait de cet appel du pape François et ce que nous avons fait collectivement.

Nous vous en proposons deux extraits aujourd’hui, un sur le bien commun et un sur l’écologie intégrale, pour que chacun chemine personnellement et que nous fassions route ensemble. Régulièrement, d’autres extraits de l’encyclique Laudato Si vous seront suggérés pour continuer notre chemin individuel et collectif.

95. L’environnement est un bien collectif, patrimoine de toute l’humanité, sous la responsabilité de tous. Celui qui s’approprie quelque chose, c’est seulement pour l’administrer pour le bien de tous. Si nous ne le faisons pas, nous chargeons notre conscience du poids de nier l’existence des autres. Pour cette raison, les Évêques de Nouvelle Zélande se sont demandés ce que le commandement « tu ne tueras pas » signifie quand « vingt pour cent de la population mondiale consomment les ressources de telle manière qu’ils volent aux nations pauvres, et aux futures générations, ce dont elles ont besoin pour survivre ».

Questions :

1. Comment je me situe dans cette prise de conscience que l'environnement est un bien collectif?

2. Pendant ce temps de confinement, qu’est-ce qui a changé dans mon rapport à la nature ? dans mes achats ? dans la distinction de ce qui est utile / nécessaire ou accessoire ?

3. Que suis-je prêt à faire ou à changer ?

225. Par ailleurs, aucune personne ne peut mûrir dans une sobriété heureuse, sans être en paix avec elle-même. La juste compréhension de la spiritualité consiste en partie à amplifier ce que nous entendons par paix, qui est beaucoup plus que l’absence de guerre. La paix intérieure des personnes tient, dans une large mesure, de la préservation de l’écologie et du bien commun, parce que, authentiquement vécue, elle se révèle dans un style de vie équilibré joint à une capacité d’admiration qui mène à la profondeur de la vie. La nature est pleine de

mots d’amour, mais comment pourrons-nous les écouter au milieu du bruit constant, de la distraction permanente et anxieuse, ou du culte de l’apparence ? Beaucoup de personnes font l’expérience d’un profond déséquilibre qui les pousse à faire les choses à toute vitesse pour se sentir occupées, dans une hâte constante qui, à son tour, les amène à renverser tout ce qu’il y a autour d’elles. Cela a un impact sur la manière dont on traite l’environnement. Une écologie intégrale implique de consacrer un peu de temps à retrouver l’harmonie sereine avec la création, à réfléchir sur notre style de vie et sur nos idéaux, à contempler le Créateur, qui vit parmi nous et dans ce qui nous entoure, dont la présence « ne doit pas être fabriquée, mais découverte, dévoilée ».

Questions :

1. Qu’est-ce que le texte me dit aujourd’hui ?

2. Est-ce que le changement de rythme imposé par le confinement me permet de goûter une paix intérieure, une sobriété, une harmonie avec la nature, le silence,… ?

Pour conclure

Nous vous invitons à lire ou relire l’Encyclique du pape François et ainsi approfondir votre démarche personnelle.

Nous sommes engagés dans divers groupes (paroisse, mouvement d’église, association de solidarité, association sportive, association de quartier, association de protection de l’environnement, activités professionnelles…). Quelles actions existent déjà ? Comment les interpeler pour les sensibiliser aux messages de l’encyclique Laudato Si ?

Nous vous invitons à contacter les groupes qui existent déjà. Certaines paroisses ont pris l’outil « Eglise verte » pour les aider à cheminer.

Nous sommes à votre disposition pour échanger sur le sujet, permettre à des groupes locaux de se constituer et pouvoir créer une dynamique diocésaine sur l’écologie.

Pour aller plus loin - Textes de références

Texte Encyclique du pape François Laudato Si : http://www.vatican.va/content/dam/francesco/pdf/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si_fr.pdf

Article de Mgr Stenger : «la pandémie nous interroge sur la mondialisation»

https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-03/pandemie-coronavirus-pax-christi-mondialisation-laudatosi.html

Tribune : Assurer la sécurité alimentaire des populations

https://le1hebdo.fr/journal/actualite/tribune-securite-alimentaire-69.html

Réflexions d’une soeur Clarisse en temps de confinement: Le temps qui nous est donné

https://catholiques17.fr/actualite/le-temps-qui-nous-est-donne/

Le préfet du dicastère pour Service du développement humain intégral souligne l'engagement en faveur des "Églises locales pour sauver des vies et aider les plus pauvres". https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-04/cardinal-turkson-penser-aux-consequences-de-covid-19-pour-ne-pa.html

Contacts

Marie Remy mapremy@gmail.com / 06 65 69 41 88

Jean-Marie Marchand marchandjm17@gmail.com / 05 32 09 18 02

Délégués diocésains à l’Ecologie Avril 2020

 

Lettre du Pape nous invitant à participer à la semaine "Laudato Si"

 

Chers membres du réseau de communautés Église verte,


En cette période inédite, douloureuse pour certains, bénie pour d’autres, nous avons senti l’importance de vous adresser une proposition pour que, en famille, en co-habitat, en cellule Église verte ou au sein du groupe d’appartenance qui nous semblera le plus pertinent, nous alimentions notre réflexion sur ce que nous vivons durant ce temps particulier et ce que nous souhaitons pour l’avenir.

D’une part nous avons vécu près de deux mois de confinement durant lequel nos activités, nos relations, nos perceptions ont été bouleversées, d’autre part, nous approchons du temps de l’Ascension et de la Pentecôte, un temps où l’Esprit Saint vient nous éclairer. 

 

C’est aussi la date qui correspond aux 5 ans de la publication de l’Encyclique Laudato Si’, un texte qui attirait déjà notre attention sur l’importance de sortir de l'accélération de notre monde, qui mettait en garde sur la déforestation (qui a contribué à la crise actuelle), qui appelait à une certaine décroissance , à une réflexion sur la technique, à la créativité… et à saisir que « tout est lié  ». Par une vidéo, le pape lui-même nous appelle à participer à la semaine Laudato Si’.

Tout cela fait de cette période un Kairos où, en plus de nos engagements fraternels, la parole, la réflexion et le témoignage sont nécessaires

 

Nous formulons donc la proposition, pour les communautés engagées dans la démarche Église verte, de consacrer une rencontre (virtuelle ou réelle mais en petit groupe) dans ce cadre de votre cellule (ou de votre famille ou groupe d’appartenance) à un exercice d’auto-description: “où atterrir après la pandémie ?” proposé par le philosophe Bruno Latour et adapté par Église verte avec l’aide de la sociologue A-S Breitwiller. 

 

Cet exercice pourra également être complété par :

Un temps de Prière le 24 mai à midi.
Dans le cadre de la Semaine Laudato Si’, le Mouvement catholique chrétien pour le climat propose une vague de prière le 24 mai prochain à midi dans le monde entier. La Prière pour la terre, qui peut être dite en commun avec frères et sœurs d’autres confession pourra être précieuse.
Une proposition de prière est également disponible ici.

Plus d’informations sur la vague de prière mondiale : Semaine Laudato Si’

 

A savoir :
de nombreux intellectuels chrétiens et des ONG comme le Secours catholique ou la CCFD-terre solidaire ont participé à des tribunes et des appels pour que nous sortions de cette crise en tirant des enseignements et en saisissant cette opportunité pour opérer un nécessaire conversion écologique. La fédération protestante de France a également remis un Plaidoyer dans ce sens au président de la République.

 

Extrait de la lettre de notre Evêque Georges Colomb du 1° mai 2020, en la fête de Saint Joseph, travailleur

Piste de travail : Le label "Église verte"

Initiative oecuménique, le label Eglise verte est proposé à toutes les paroisses et communautés locales. Lancé en 2017, il entend encourager chez les acteurs chrétiens, une véritable conversion écologique.

Concrètement, cette initiative permet d’évaluer, d’accompagner et de rendre plus visible l’engagement des acteurs chrétiens dans la démarche et, les années suivant son obtention, la poursuite de l’action dans un processus d’amélioration continue. Il s’appuie sur l’animation d’un réseau labellisé d’acteurs engagés et sur le site internet www.egliseverte.org

Plus de 400 communautés catholiques, protestantes et orthodoxes sont engagées dans le parcours Eglise verte.

Chaque communauté est invitée à remplir en ligne un "éco-diagnostic" comportant une centaine de questions qui permettent au groupe de situer ses pratiques sur le chemin de la "conversion écologique". Les questions vont de la sensibilisation au respect de la création dans la formation des jeunes à l'utilisation des énergies renouvelables.

Au-delà de l'éco-diagnostic", des fiches pratiques sont proposées pour rendre nos communautés plus vertes.

Quelques exemples de réalisations :

La Maison diocésaine Père Robert Jacquinot de Saintes, nouvellement restaurée, s'est engagée dans le processus d'acquisition du label. Jonzac, Saint Aigulin, sont en cours d'acquisition. En 2019 un lycée catholique de Saint Nazaire a été labélisé Eglise verte. Le Séminaire Saint Jean de Nantes a atteint le niveau "Lis des champs". La paroisse parisienne Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant (XXe) a installé des ruches à flanc d’église ; la société des Missions Etrangères de Paris a fait la même chose dans son jardin de la rue du Bac, elle entretient également des plantes asiatiques apportées en France par des missionnaires botanistes. D'autres paroisses proposent aux fidèles de choisir le vélo de préférence à la voiture pour se rendre à la messe. Les gobelets jetables et autre vaisselle en plastique ont été bannis des déjeuners et rencontres amicales. A Meudon (Hauts-de-Seine), la paroisse du Saint-Esprit a monté une association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) paroissiale. Ailleurs, un foyer propose des ateliers de réparation d’électroménager, une paroisse invite à confectionner des cosmétiques maison pour Noël et une autre propose un carême sans plastique…A chacun d'inventer ses défis en fonction de la réalité locale !

Le label Eglise verte ne prétend pas apporter toutes les solutions. Il nous aide à opérer les discernements nécessaires, à avancer sur le chemin de la conversion écologique.

 

Programme de notre paroisse : Eglise verte St Aigulin 2020

En raison du covid19, le programme prévu initialement a été modifié :

Participation à la conférence d’Hervé Coves à Brives le 8 fevrier 2020 au sujet de la permaculture

Carême CCFD-Terre Solidaire : « Contre la faim l’heure de l’écologie intégrale a sonné », cette action a été écourtée…

Une journée spéciale permaculture à Echourgnac en mars reportée à une date ultérieure ?

Le Mois de la création en septembre : conférence CCFD-Terre solidaire sur l’agroécologie et autres actions

L’accompagnement et l’animation du réseau de St Aigulin « Agir pour la nature » 3-4 réunions prévues initialement…

Une proposition nouvelle : préparation pour mai 2021 du printemps des initiatives locales écologiques : conférence d’Hervé Coves, conférence sur le design permaculture avec Charles Cosneau, Conférence sur comment remplacer les pesticides avec Aspro PNPP, une messe pour le monde en plein air, BD écolo…voir programme 2021

https://www.aspro-pnpp.org/

Des ateliers type TEDX avec les acteurs locaux (18 minutes) : le jardin de permaculture, lutter contre la désespérance écologique : l’écopsychoogie, l’alimentation bio accessible/ le réseau de glanage, la micro ferme de Fabiano, « On veut des coquelicots » de la Clotte, la biodynamie, Nature et progrès avec Antonio, etc. En soirée : un film à La Roche Chalais, une soirée locale folk et des actions sur le bien vivre ensemble.

Relance de l’information mensuelle sur le blog de la paroisse-onglet église verte à partir d’avril.

3 réunions annuelles préparation, réflexion et bilan (janvier-juin-novembre) :

Eglise Verte Paroisse Saint-Aigulin : Bilan 2019 positif !

 

Nous avons rempli notre « contrat » en 2019 et l’augmentation globale des indicateurs du diagnostic national Eglise Verte démontre un investissement important et une belle évolution.

Aussi cela a été une grande joie de recevoir le 5 février 2020, la labélisation de notre paroisse au troisième niveau « Cep de vigne"

ine

 

 

Notre bilan :

3 réunions de l’équipe des Veilleurs pour la terre en janvier, juin et en septembre 2019

Chaque mois sur le site http://www.paroissesaintaigulin.com/pages/eglise-verte-ecologie-et-spiritualite.html une information ou un récit ayant trait à l’écologie

Une conférence « Laudato si » présentée par un élu vert chrétien de la CDA de Bordeaux Pierre Hurmic lors du 1er printemps des spiritualités en mai : 57 participants, un article dans la presse locale « Haute Saintonge ».

La diffusion lors du Printemps de « Stop Pub » et de la pétition sur la pollution des plastiques (association Agir pour l’environnement)

Achat pour le printemps de verres réutilisables en polycarbonate

Un engagement de la paroisse pour assainir (réalisé), isoler (réalisé) la salle paroissiale (salle St Fort) et trouver (en cours de réalisation-pompe à chaleur) un moyen de chauffage écolo.

En juillet : lancement du groupe local « AGIR POUR LA NATURE » rassemblant des personnes hors église mais intéressées par l’écologie. Cette réunion très positive sera suivie par une rencontre en septembre qui rassemblera 17 personnes volontaires pour intervenir au niveau local. En Octobre un travail pour relancer le jardin de permaculture en perte de vitesse rassemblera 25 volontaires prêts à s’engager dans une dynamique locale. Notre « église verte » a servi de déclencheur.

Mois de la création septembre 2019:

-Messes d’ouverture (1/09/19) et de fermeture avec repas partagé (6/10/19) du mois de la création

-Film et débat «  Irrintzina, le cri de la génération climat » (en partenariat avec le cinéma de La Roche-Chalais) animé par un membre d’Alternatiba : une cinquantaine de participants,

-Coanimation d’un stand écologique et divers quizz par les deux paroisses « Eglise verte » du doyenné de la Haute Saintonge (Jonzac et St Aigulin) lors de la fête des familles du doyenné : une bonne centaine de participants

-Soirée de prière de la création sur l’eau suivie d’une messe

-Micro-trottoir pour mesurer la sensibilité aux différents problèmes écologiques actuels des habitants de St Aigulin lors de la brocante d’automne : une vingtaine d’interviews.

-Messe de St François avec les fraternités locales

-Une rentrée du caté sur la création et l’observation de la nature : une vingtaine d’enfants

Fin octobre : Invitation à trois jours de formation permaculture à l’abbaye d’Echourgnac , une vraie découverte du design permaculture avec Charles Cosneau et un approfondissement de la relation entre les espèces végétales avec Hervé Covès.

Interventions régulières du Père Bernard dans ses homélies : l’écologie intégrale

Diffusion d’un mode d’emploi écologique aux paroissiens

 

SELECTION VIDEO POUR LES AMIS D’EGLISE VERTE :

                   Voici un site qui nous propose de relever chaque jour un défi : les jeunes parlent !  On Est Prêt

Pendant un mois à partir du 15 novembre, participez au Grand Défi pour le climat. Ensemble, avec plus de 60 créateurs, nous pouvons avoir un vrai impact à l'échelle individuelle, industrielle et politique.

https://onestpret.fr/

Un  petit film de 11 minutes qui nous fait comprendre que « tout est possible ». Des jeunes agriculteurs gèrent ensemble une ferme de 80 hectares :

Documentaire de Marie-France Barrier sur comment mettre en œuvre une autre agriculture et particulièrement sur l'installation des néo-paysans. Il mentionne notamment le collectif de la ferme de la Tournerie installé sur une propriété Terre de Liens.

https://www.youtube.com/watch?v=Pr52_7-7Hwk

Une nouvelle façon de faire du maraichage :

https://www.youtube.com/watch?v=L26DtTcH3XU

Elever des volailles sous les arbres : témoignage d'un éleveur Nicolas Petit - La Ferme en Coton

Rencontre avec un éleveur de volailles en plein air, Nicolas Petit - la ferme en coton. Nicolas Petit nous explique son projet d'élevage, sa gestion, ses avantages et inconvénients. Partage d'expériences.

https://www.youtube.com/watch?v=DNo7E9yiQO4

Microfermes agroécologiques 3 Fermes d'Avenir

Retrouvez la Ferme du Vieux Poirier, dans ce beau reportage datant de novembre 2018 sur France 3. Trois fermes agroécologiques en Alsace qui tente de changer le monde agricole. www.ferme-vieux-poirier.fr

https://www.youtube.com/watch?v=8_F--Bh0HSU

Le viel arbre avec l’ami franciscain Hervé COVES

https://www.youtube.com/watch?v=3rGRgEivXy4

Parlons du Lierre, Frelon Asiatique, Enfouir de la Matière Organique et des Tanins .... Avec Hervé Coves

httpsHYPERLINK "https://www.youtube.com/watch?v=RJfgXbvZUUE"://www.youtube.com/watch?v=RJfgXbvZUUE

Trois jours de formation permaculture à Echourgnac pour les paroissiens 

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Elle est bien bonne l’idée de notre Père Bernard de nouer un partenariat avec l’Abbaye d’Echourgnac ! Et quel bel accueil nous avons eu de la Mère abbesse et de ses Sœurs qui ont ouvert tout grand la porte de leur jardin !

Partis de bon matin en cette fin d’octobre, nous étions huit lundi, quatre mardi et six mercredi. Armés de nos blocs notes et de chaussures de jardin, c’est avec beaucoup d’attention que nous avons écouté les informations transmises par Charles Cosneau http://www.auboisdefargues.com/ et Hervé Coves

La définition de la permaculture nous a semblé beaucoup plus large que l’idée que nous en avions : La permaculture c’est cultiver la vie, prendre soin de la terre, prendre soin des hommes et partager équitablement.

Si nous ne le savions pas, nous faisons partie d’un système intelligent avec lequel bien souvent nous avons rompu le lien et refusons l’interdépendance… La coopération est une valeur obligatoire dans la nature et selon Hervé, tertiaire franciscain, cette coopération est l’illustration de l’amour inconditionnel ! On reconnaîtra ici la patte de St François si proche de Sœur eau et Frère soleil. Le leitmotiv d’Hervé : « la vie est belle !!!».

Nous sommes passés à l’action : semis d’engrais verts dans le potager pour couvrir le sol durant l’hiver et gagner en azote. Nous avons aussi apporté de la terre de nos vieux arbres et après avoir mélangé tout cela avec un peu de farine et de petit lait, chacun est reparti « agrader » (néologisme exprimant le contraire de dégrader) le mycélium des arbres proches de nos jardins…

Il serait trop long ici de relater tous ces apports intéressants ou surprenants, mais si vous êtes un peu curieux, posez la question aux participants, ils se feront un plaisir de vous répondre. Sans oublier une surprise de taille : pour la première fois de nos vies, nous avons entendu la « musique» des plantes grâce à un appareil captant l’électricité des végétaux et en les transcodant en son…Vous pouvez vous faire une petite idée avec ce témoignage : https://www.youtube.com/watch?v=TYHmBoMEElg

Quelle beauté que la création ! Elle n’est pas belle la vie ?

Claire Pierre

 

                                 Partenariat entre notre paroisse de Saint Aigulin et le monastère d'Echourgnac

Trois sessions animées par  CHARLES COSNEAU

 lundi 28, mardi 29 et mercredi 30 octobre 2019

de 9 h - 9h 15 à 12h    et  de 14 h30 à 17 h 30

Permaculture et design :

- le sol vivant : fonctionnement, diagnostic et méthode respectueuse

- création du calendrier de culture complet sur 5 ou 10 ans (durée en fonction de la superficie)

- soigner son potager par les plantes, utiliser purins, décoctions, infusion, compost, microorganisme efficace (une journée)  

Merci de vous inscrire à la Maison paroissiale 0546048050, nous vous transmettrons rapidement les détails de l’organisation : RV covoiturage, repas, prix du stage, etc.                             

-Attention : prévoir des chaussures pour le jardin 

                                                             RENCONTRE DES VEILLEURS DE LA TERRE

                                                                                        Jeudi 17 septembre  Salle Saint Fort

16 personnes présentes : Père Bernard, Claire Pierre, Hélène Legendre, Anne-Marie Chatain, Marie-Christine Laurent, Claudine Boiteau, Suzanne Bertet et sa fille, Maïté Pellerin, Marie-Claude Gabard, Philippe Vincent,  Jacqueline Mestreaud, Pascale Mestreaud, Jean-Noël Mestreaud, Bernard Epron, Maguy Guichard.

Toutes les personnes présentes sont attentives à l'économie de l'eau (lavement des mains, des dents, nettoyage des légunes, économie de la chasse d'eau des W.C.).

Père Bernard nous dit que  ce qui est nouveau est qu'il y a une prise de conscience des constructeurs automobiles qui veulent rapidement développer les voitures électriques.

Toute l'assistance fait confiance à la jeune génération en matière d'écologie, ils y sont plus sensibles que nous.

Philippe Vincent nous confirme que le réchauffement climatique est de un degré. Seulement il ne faut pas confondre le climat et la météo.

Pascale Mestreaud nous dit que nous sommes dans un pays où l'on ne manque de rien et que les protéines végétales, on peut en consommer tous les jours et cela est très bon pour la santé et la planète.

Jean-Noël Mestreaud nous dit que celui qui est présent à la nature et près d'elle en reçoit toujours quelque chose et est toujours gagnant.

Pascale Mestreaud nous raconte qu'une forme de respect est nécessaire, mais à tous les niveaux du recyclage des déchets. Il existe plusieurs méthodes pour faire attention à notre planète, à chacun de trouver la sienne, car elles sont toutes nécessaires.

Claire Pierre reconnait la qualité des échanges entre nous tous.

Père Bernard nous annonce que nous pouvons avoir un partenariat avec l'abbaye d'Echourgnac qui organise trois jours de rencontre sur l'écologie avec Charles Cosneau les lundi 28, mardi 29 et mercredi 30 octobre.

                                                                                                              Maguy Guichard

Eglise Verte St Aigulin Résultats du  micro-trottoir réalisé le 29 septembre 2019

Durant le mois de la création, nous nous étions engagés à rencontrer les habitants de St Aigulin et des environs afin de mesurer leur degré de sensibilisation aux perturbations écologiques actuelles. 16 personnes ont été interviewées (10 femmes et 6 hommes). Les cinq premières questions émanent du « Grand débat » sur la transition écologique proposé par le président de la république. La sixième question permet de préciser  les principaux sujets qui alertent les habitants

  1. ·         Diriez-vous que votre vie quotidienne est aujourd’hui touchée par le changement climatique ?

    Oui  87.50%  Non 12.50%

  2. ·         A titre personnel, pensez-vous pouvoir contribuer à protéger l’environnement ?

     Oui  87.50%  Non 12.50%

  3. ·         Pensez-vous que vos actions en faveur de l’environnement peuvent permettre de faire des économies d’énergie ?

    Oui  75%  Non 12.50% sans opinion  12.50%

  4. ·         Par rapport à votre mode de chauffage actuel, pensez-vous qu’il existe des solutions alternatives plus écologiques ?

     Oui  50%  Non  31.25%   sans opinion 18.75%

  5. ·         Avez-vous pour vos déplacements quotidiens la possibilité de recourir à des solutions de mobilité alternatives à la voiture individuelle comme les transports en commun, le covoiturage, l’auto-partage, le transport à la demande, le vélo, la marche à pied, etc…

    Oui  56%    Non  44%

  6. ·         Merci d’évaluer la dangerosité des situations suivantes (donner un chiffre de 1  à 10  :

    1 : risque quasi-nul-2 risque mineur-3 risque qui mérite l’attention-4 dangerosité potentielle à prendre en considération-5 : danger où l’on peut encore agir-6 danger dont les conséquences provoquent des effets en chaine -7 situation irréversible dont les conséquences sont désastreuses-8 situation extrême où des espèces (végétale, animale, humaine) sont en péril -9 danger majeur : déséquilibre complet de l’ordre naturel  10 situation extrême où la Terre est en péril

    Voici le résultat par ordre décroissant, on peut noter qu’aucun élément n’a semblé anodin ou sans risque ; aucun n’a été mentionné dans l’échelle de 1 à 4

  7. ·         Les herbicides, pesticides, fongicides…. 9.06
  8. ·         La toxicité des fruits due à l’utilisation des agents ci-dessus….8.93
  9. ·         La toxicité des poissons chargés en métaux lourds….8.80
  10. ·         La pollution des sols….8.60
  11. ·         La disparition des poissons…..8.56
  12. ·         La fonte des glaces des pôles et des glaciers….8.43
  13. ·         L’épuisement du phosphore…8.40
  14. ·         La pêche à la baleine….8.33
  15. ·         La pollution des plastiques…..8.25
  16. ·         Les nanoparticules….8.15
  17. ·         La fonte du permafrost…..8.13
  18. ·         L’acidification des océans….8.06
  19. ·         La chute de la biodiversité….7.86
  20. ·         Les pluies acides….7.66
  21. ·         La déforestation :….7.50
  22. ·         La salinisation des sols….7.46
  23. ·         Le manque d’eau:….7.25
  24. ·         La désertification :….6.62
  25. ·         La pollution de l’air au CO2 :….6.46
  26. ·         Le réchauffement climatique et La pollution de l’air par particules :….6.50
  27. ·         La pollution de l’air par gaz fluoré :…. 5.93
  28. ·         La pollution de l’air par pollen :….5.37

     

    Savez-vous qu’à St Aigulin un groupe Agir pour la Nature  est en train de se créer ? OUI 0% Non 100%

    Aimeriez-vous y participer ? Deux hommes ont laissé leurs coordonnées pour participer.

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  Conseils - mode d'emploi

La plupart des conseils transmis à l’occasion du mois de la création ont été choisis dans le livre récent de Fred Vargas, « L’humanité en péril, virons de bord toute ! ».

Réduisez votre consommation d’eau : par exemple fermer le robinet lorsque l’on se lave les mains (minimum 6 fois par jour) permet d’économiser + de 1100 litres d’eau par an ! Idem pour le lavage des dents. Utiliser plusieurs fois l’eau : lavage de légumes=eau conservée pour l’arrosage des plantes. En Afrique la même eau est utilisée au moins trois fois. Vérifier régulièrement votre compteur afin de détecter d’éventuelles fuites d’eau.

Remplacer régulièrement les protéines animales (viandes, fromages et laitage) par des protéines végétales : lentilles légumineuses, soja bio, etc. Manger moins, manger mieux !

Boycotter les bois exotiques pour éviter la déforestation des forêts tropicales et ses conséquences.

Boycotter l’huile de palme et les produits qui en contiennent (idem déforestation, chute de la biodiversité et mise à mal des cultures vivrières).

Eviter les biocarburants pour les mêmes raisons.

Se tourner vers tous les produits de l’agriculture et de l’élevage biologiques : manger peut- être moins mais plus sain.

Pour les produits ménagers depuis les lessives jusqu’aux papiers toilette acheter des produits certifiés verts.

Diminuer la consommation de sucre, de chocolat (sauf chocolat peu sucré certifié bio), de soja, de tofu, de miel non bio…

Du côté de l’habillement, essayons de limiter nos garde-robes : idéalement 30 pièces d’habillement en fibres naturelles. Si l’on utilise des fibres synthétiques sachez qu’ 1 224 819 microfibres de plastique sont libérées dans l’eau pour un lavage de 6 kg de linge. Lavons notre linge synthétique dans des pochettes spéciales qui filtrent 90% des fibres et lorsque l’on change de machine à laver, choisissons si possible une machine équipée de filtres les captant. Lavons le linge à des températures plus basses pour économiser l’énergie.

Pour les courses, utilisons nos sacs et paniers comme nos grand mères et parfois nos grands-pères !

Résistons à l’utilisation de plastique à usage unique : gobelets, paille (il existe maintenant des pailles en acier avec goupillon pour les réutiliser !), assiettes pique-nique, suremballages plastiques. Soyons exemplaires en refusant les emballages non indispensables de notre boucher, pharmacien, etc. Utilisons les distributeurs libre-service au poids (cacahuètes, semoules, légumineuses) et apporter vos propres contenants-vérifier auparavant que le prix au kg soit allégé par rapport au même produit emballé !!!

Ne jetons plus nos mégots par terre : un seul mégot pollue 500 litres d’eau !!!

Si vous devez changer notre mode de chauffage, équipez-vous d’une chaudière de type « Flamme verte ».Les chauffages avec un poêle de masse ou à granules sont conseillés, les cheminées dont l’âtre est ouvert sont hélas à bannir en raison des particules…

Baisser le thermostat la nuit, ne pas chauffer toutes les pièces, etc. mais je crois que nous avons tous ces réflexes de bon sens.

Pour les appareils réfrigérants, selon les besoins, limitons autant que possible la chaine du froid : pas de méga-équipement. Quant ’au climatiseur réglez le sur 25° en été au lieu de 19° !

Limiter nos achats télé, tablette, ordi, et éviter de chercher à renouveler sans cesse notre smartphone selon la mode du moment ! Peut-on envisager de se prêter nos tablettes dans une même famille et éviter d’avoir une télé dans chaque pièce de la maison ?

Pour nos déplacements : marche à pied, vélo, covoiturage, transport en commun, train plutôt que l’avion…

Si nous décidons d’acheter une voiture électrique choisissons les batteries sodium-ion qui n’utilisent pas de lithium.

Confier vos économies à des placements solidaires et éthiques

Sans oublier de signer toutes les pétitions qui passent pour la sauvegarde de la planète et ses habitants !

Pour info : de nombreux minerais et hydrocarbures seront épuisés avant la fin du siècle et la question reste entière pour le renouvellement de l’ensemble de nos équipements d’usage quotidien ? L’argent sera épuisé en 2023,l’or le chrome, le zinc, l’indium dans les 4-6 ans, l’étain, le plomb, le diamant, l’hélium et le cuivre entre 2028 et 2039…L’uranium et cadmium2040, 2048 nickel 2050 pétrole et lithium, 2072 le gaz naturel, 2087 le fer, 2139 l’aluminium, 2158 le charbon et j’en passe…Agir maintenant est une nécessité.

  FILM IRRITZINA

Réalisé par SANDRA BLONDEL, Pascal Hennequin

Durée : 1h40. - Genre : Documentaire
En salle au Ciné de la Roche Chalais le 6 septembre à 21H tarif 4€

Synopsis

Face au sentiment d'impuissance que provoque l'extrême gravité du dérèglement climatique, quelques militants de l'organisation basque Bizi ! font un pari fou : construire en quelques années une mobilisation sans précédent en vue de la COP21 et lancer un grand mouvement non-violent pour le climat : Alternatiba.
De Bayonne à Paris, sur des vélos multiplaces, coup de pédale après coup de pédale, en multipliant les villages des alternatives, de petites victoires en grandes mobilisations contre les multinationales des énergies fossiles et les banques qui les soutiennent, le film raconte les étapes de cette mobilisation.

Irrintzina, c'est un cri d'alarme sur l'effondrement de notre monde mais c'est aussi un cri de joie poussé par des milliers de militants déterminés qui ont réalisé que si, ensemble, ils ne faisaient rien, personne ne le ferait à leur place. Tour Alternatiba, Action Non-Violente COP21, Faucheurs de chaises, blocage du sommet pétrolier...
Le film d'une génération qui ne se résigne pas, qui crée et invente un avenir désirable où bataille écologiste et sociale rime avec plaisir et joie d'être ensemble. Soutenu par près de 1250 contributeurs, avec la participation d'une vingtaine de techniciens à travers toute la France.

MESSE DU 2 SEPTEMBRE 2018

 

INAUGURATION DU MOIS DE LA CREATION

 

Ce 2 septembre, la messe nous a réunis au théâtre de verdure pour inaugurer le mois de la Création. Ce très beau cadre champêtre en bord de rivière  nous a permis de nous pénétrer de l'urgence de la prise de conscience éco-spirituelle, que la PRIERE UNIVERSELLE et l'HOMELIE du Père Bernard ont chacune souligné. Quelques soucis techniques nous ayant privé de micro au moment de la PU, (merci Jean-NOEL d'avoir fini par repérer l'antenne à déployer...) la voici reproduite ci-dessous. Un repas partagé nous a ensuite offert un temps de chaleureuse convivialité. 

PRIERE UNIVERSELLE -Dimanche 2 septembre 2018-.

Loué sois-tu, Seigneur, pour cette belle Terre,

 pour cette nature nourricière, pour les animaux nos frères,

pour cette biosphère matérielle et spirituelle,

qui nous relie d’atomes et d’Amour à la pulsation universelle.

Loué sois-tu, Seigneur, pour notre pape François,

dont l’Encyclique LAUDATO SI invite à une prise de conscience éco-spirituelle,

afin que l’homme dans son rapport à la Création dépasse sa logique de prédateur

 pour accéder à une logique de respect, d’équilibre et de communion.

Loué sois-tu, Seigneur, pour ton Eglise qui éveille les cœurs et les esprits ,

 nous prémunit contre le péché d’indifférence , nous ouvre au bien commun,

nous rend audible le cri des pauvres, fait de nous des protecteurs

 de la Terre que nous habitons, unis à tout ce qui existe.

Loué sois-tu, Seigneur, pour cette communauté qui a foi en Toi,

Qui entre dans la démarche EGLISE VERTE avec le désir de se sentir reliée à toute ta création,

Le désir de se convertir et de s’élever à une compréhension nouvelle :

Celle d’une intériorité qui a une dimension collective, qui est conscience de l’unité.

Loué sois-tu, Seigneur, pour le chemin que tu nous montres ainsi

 vers une sobriété heureuse,

 vers le partage avec les plus fragiles

dans le respect de notre maison commune.

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TEXTE DU MOIS DE MAI

 

 

MEssage attribué au chef indien seattle

Nous recommandons ce « témoignage » non   comme un document historique, mais pour son utilité à susciter une réaction chez celui qui le lit ou  l’écoute.

 

 

               « Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?

L’idée nous paraît étrange. Si la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau ne nous appartiennent pas, comment vous pouvez nous les acheter ?

Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et la vie de mon peuple. La sève qui monte dans les arbres retient les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient leur terre natale lorsqu’ils s’en vont dans les étoiles. Nos morts n’oublient jamais la beauté de cette terre, puisqu’elle est la mère de l’homme rouge. Nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, sont nos frères. Les crêtes rocheuses, l’humidité des prairies, la chaleur du corps du poney, et l’homme, tous appartiennent à la même famille.

Aussi lorsque le Grand Chef à Washington nous fait dire qu’il veut acheter notre terre, il nous demande beaucoup. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile, car cette terre est sacrée pour nous.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous souvenir qu’elle est sacrée et vous devez l’enseigner à vos enfants, de même que chaque reflet spectral à la surface de l’eau claire du lac raconte les événements et les souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.

Les rivières sont nos sœurs, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous en souvenir, et enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos sœurs et les vôtres. Par conséquent, vous devez les traiter avec la même bonté que celle dont vous gratifiez vos frères. L’ ’homme rouge a toujours reculé devant l’homme blanc qui avance comme la brume des montagnes s’enfuit devant le soleil levant. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et je ne comprends pas. L’Indien préfère le  doux bruit du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.

L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.

L’animal, l’arbre, l’homme, tous partagent tous le même souffle.

L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air est précieux pour nous, parce que l’air partage son esprit avec toute la vie qu’il entretient. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent parfumé par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les animaux de cette terre comme ses frères.

Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre.

J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.

Qu’est-ce que l’homme sans les animaux?. Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car tout ce qui arrive aux animaux ne tarde pas d’arriver  à l’homme. Toutes choses se reliés.

Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux enfants de la terre. Si les hommes crachent sur la terre, c’est sur eux-mêmes qu’ils crachent.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons, toutes choses sont reliées entre elles comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux enfants de la terre.

Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Même l’homme blanc, dont le Dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour, c’est que notre Dieu est le même Dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant Le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le Dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son Créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.

Mais dans votre dépérissement vous brillerez avec éclat, consumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays  et qui dans un but spécifique vous a donné la maitrise sur cette terre et sur l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont  massacrés, les chevaux sauvages apprivoisés, lorsque les recoins secrets de la forêt sont alourdis de l’odeur de nombreux hommes, et la vue des collines en pleines fleurs souillée par des télégraphes.

Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu. Qu’est-ce que c’est que dire adieu au poney agile et à la chasse. C’est la fin de la vie et le commencement  de la survie. »

Chef Seattle, 1854 (Source Wikipédia)

 

 

UN LIEN A DECOUVRIR.

VIDEO DU PAPE SUR LE RESPECT DE LA CREATION

https://www.youtube.com/watch?v=BegHIACk26Y

 

 " LA PLANETE EST DANS UN ETAT DE CANCER TRES AVANCE"

selon Nicolas HULOT

t

 

Extraits de l’Appel fondamental à la conscience

de la délégation des indiens iroquois

(ONU 1977)

TEXTE DU MOIS D'AVRIL

 

Au commencement, on nous a dit que les êtres humains qui marchent sur la terre ont été dotés de tout ce qui est nécessaire à la vie. On nous a appris à nous apporter de l’amour les uns aux autres, et à avoir un grand respect pour tous les êtres de la terre. On nous a montré que notre vie existe grâce à la vie de l’arbre, que notre bien-être dépend de la vie végétale, que nous sommes les proches parents des êtres à quatre pattes. Selon nous, la conscience spirituelle est la forme la plus achevée de la politique.

Notre politique est un mode de vie. Nous pensons que toutes les choses vivantes sont des êtres spirituels. Les esprits peuvent s’exprimer sous forme d’énergie traduite en matière. Un brin d’herbe est une forme d’énergie exprimée en matière: la matière-herbe. L’esprit de l’herbe est cette forme invisible qui produit les espèces d’herbes et elle nous est manifestée sous la forme de l’herbe réelle. 5 (…)

Les instructions originelles nous recommandent, à nous qui marchons sur la terre, d’exprimer un grand respect, une grande affection et de la gratitude envers tous les esprits qui créent et soutiennent la vie. Nous saluons et exprimons notre reconnaissance aux nombreuses choses qui soutiennent notre vie: le blé, les haricots, la bouillie, les vents, le soleil. Lorsque les gens cessent de respecter et d’exprimer leur gratitude pour toutes ces choses, alors toute vie commence d’être détruite, et la vie humaine sur cette planète touche à sa fin.

Extrait du livre de Joanna Macy et Chris Johntone « L’espérance en mouvement » Labor et Fides 2018

 

Faites l’expérience : Lisez les débuts des phrases ci-dessous, et observez comment vous les complétez naturellement. C’est à faire par la pensée ou par écrit, seul ou avec un partenaire ; consacrez quelques minutes à chaque phrase :

Ce que j’aime dans le fait d’être vivant sur Terre, c’est…..

Un endroit magique de mon enfance, c’était…

Parmi mes activités préférées il y a …

Quelqu’un qui m’a aidé à croire en moi, c’est ou c’était….

Ce que j’apprécie en moi-même, c’est…

 

Zone de Texte: Faites l’expérience : Lisez les débuts des phrases ci-dessous, et observez comment vous les complétez naturellement. C’est à faire par la pensée ou par écrit, seul ou avec un partenaire ; consacrez quelques minutes à chaque phrase :
Ce que j’aime dans le fait d’être vivant sur Terre, c’est…..
Un endroit magique de mon enfance, c’était…
Parmi mes activités préférées il y a …
Quelqu’un qui m’a aidé à croire en moi, c’est ou c’était….
Ce que j’apprécie en moi-même, c’est…

La gratitude en encourageant des sentiments de confiance, va à l’encontre de l’insécurité. Elle nous incite à rendre service et à aider les autres, ainsi  qu’à agir de manière à renforcer les réseaux de soutien dont nous faisons partie. La gratitude nous informe qu’il y a des gens autour de nous qui ont notre bien-être à cœur, ce qui nous motive pour développer notre capital social par la réciprocité.

Extraits de l’Appel fondamental à la conscience de la délégation des indiens iroquois (ONU 1977)

Au commencement, on nous a dit que les êtres humains qui marchent sur la terre ont été dotés de tout ce qui est nécessaire à la vie. On nous a appris à nous apporter de l’amour les uns aux autres, et à avoir un grand respect pour tous les êtres de la terre. On nous a montré que notre vie existe grâce à la vie de l’arbre, que notre bien-être dépend de la vie végétale, que nous sommes les proches parents des êtres à quatre pattes. Selon nous, la conscience spirituelle est la forme la plus achevée de la politique.

Notre politique est un mode de vie. Nous pensons que toutes les choses vivantes sont des êtres spirituels. Les esprits peuvent s’exprimer sous forme d’énergie traduite en matière. Un brin d’herbe est une forme d’énergie exprimée en matière: la matière-herbe. L’esprit de l’herbe est cette forme invisible qui produit les espèces d’herbes et elle nous est manifestée sous la forme de l’herbe réelle. 5 (…)

Les instructions originelles nous recommandent, à nous qui marchons sur la terre, d’exprimer un grand respect, une grande affection et de la gratitude envers tous les esprits qui créent et soutiennent la vie. Nous saluons et exprimons notre reconnaissance aux nombreuses choses qui soutiennent notre vie: le blé, les haricots, la bouillie, les vents, le soleil. Lorsque les gens cessent de respecter et d’exprimer leur gratitude pour toutes ces choses, alors toute vie commence d’être détruite, et la vie humaine sur cette planète touche à sa fin.

Extrait du livre de Joanna Macy et Chris Johntone « L’espérance en mouvement » Labor et Fides 2018

 

Faites l’expérience : Lisez les débuts des phrases ci-dessous, et observez comment vous les complétez naturellement. C’est à faire par la pensée ou par écrit, seul ou avec un partenaire ; consacrez quelques minutes à chaque phrase :

Ce que j’aime dans le fait d’être vivant sur Terre, c’est…..

Un endroit magique de mon enfance, c’était…

Parmi mes activités préférées il y a …

Quelqu’un qui m’a aidé à croire en moi, c’est ou c’était….

Ce que j’apprécie en moi-même, c’est…

 

Zone de Texte: Faites l’expérience : Lisez les débuts des phrases ci-dessous, et observez comment vous les complétez naturellement. C’est à faire par la pensée ou par écrit, seul ou avec un partenaire ; consacrez quelques minutes à chaque phrase :
Ce que j’aime dans le fait d’être vivant sur Terre, c’est…..
Un endroit magique de mon enfance, c’était…
Parmi mes activités préférées il y a …
Quelqu’un qui m’a aidé à croire en moi, c’est ou c’était….
Ce que j’apprécie en moi-même, c’est…

La gratitude en encourageant des sentiments de confiance, va à l’encontre de l’insécurité. Elle nous incite à rendre service et à aider les autres, ainsi  qu’à agir de manière à renforcer les réseaux de soutien dont nous faisons partie. La gratitude nous informe qu’il y a des gens autour de nous qui ont notre bien-être à cœur, ce qui nous motive pour développer notre capital social par la réciprocité.

 

 

 

 

 

 

Soirée Carême à Montlieu-La Garde jeudi 4 avril 2019

 

 «LE BIEN VIVRE ENSEMBLE »

 

Présenté et animé par Claire PIERRE

et l’équipe CCFD-Terre solidaire des 3 Monts et St Aigulin

 

Je m’appelle Claire Pierre. Certains me connaissent bien maintenant, je  passe une retraite paisible à Montguyon après avoir travaillé en direction dans  5 centres sociaux urbains durant 18 ans dans diverses villes de France et terminé ma carrière professionnelle par une mission de développement social  intercommunal participatif en milieu rural au centre social de Courçon d’Aunis dans le nord de la Charente Maritime durant 15 ans. Dans ma vie d’avant, avec quelques petits diplômes en poche, je suis devenue spécialiste en développement social local et en action communautaire. Les questions du lien social et du bien vivre ensemble -qui sont en quelque sorte les garants d’une belle vitalité locale- m’ont toujours préoccupée que cela soit le bien vivre ensemble entre les habitants discriminés de quartiers populaires dans les grandes villes ou  bien entre les habitants un peu oubliés des campagnes françaises. Aujourd’hui les modèles sociétaux sont bien souvent mis à mal avec des replis sur soi ou dans la sphère familiale. Nous sommes dans une période de doute, de changement, d’effondrement aux dires de certains, de fin du monde ou de fin d’un monde selon les propos de Nicolas Hulot. Pour de nombreux observateurs, nous sommes dans un changement de paradigme, dans une phase cruciale de transition.

Je vous propose ce soir un premier tour de piste au sujet du concept du Bien vivre ensemble qui est un des axes de recherche et d’investissement  du CCFD-Terre solidaire. Pour une fois, on ne parlera pas des difficultés mais des possibilités et des ressources des territoires (environnement naturel, habitants, élus et entreprises) pour changer leur monde,  pour changer de monde et entrer dans une approche globale où le bonheur est pris en compte ! Pour nous c’est une invitation à changer de lunettes et à s’inscrire  dans l’Espérance.

Et pour la petite histoire, je vous rappelle qu’en étudiant le concept  du Bien vivre, nous ne sommes pas très loin de l’article 1 de la constitution française du 24 juin 1793 qui énonce comme but de la société : le Bonheur commun !

 

Cette soirée se déroulera en 3 temps

Présentation du déroulement de la soirée :

-1 je vous proposerai une courte introduction sur le concept du bien vivre.

-2 nous allons regarder  deux petits films. L’un de 21minutes  illustrera le cadre de notre réflexion grâce aux  témoignages très variés d’acteurs sociaux issus de tous les continents, le second petit clip de 5 minutes présentera le 1er forum international pour le Bien vivre lancé à Grenoble en 2018  1ére illustration en France de ce mode d’être respectueux des humains  et des non-humains (animaux, végétaux, paysages océans et rivières). Ces deux films vont sans doute provoquer des questions, des réactions des réflexions c’est pourquoi….

-3 Dans un troisième temps, avec l’aide de quelques complices, nous  vous proposons une formule participative « le café du monde ». Il s’agit d’échanger  autour de 3 questions. Après ce temps de débat et de réflexions, la présentation très rapide d’une synthèse par chaque animateur clôturera nos échanges.

-4 Les personnes qui  souhaitent prolongées la soirée partagerons un repas, c’est l’occasion de mettre en pratique le bien-vivre ensemble…

 

Mais avant cela, qu’est-ce que le bien vivre  ?

 

Le Buen Vivir (Bien Vivre ou vie bonne en Français),  est un concept autochtone à vocation universaliste qui nous vient d’Amérique du sud utilisé en particulier en Équateur et en Bolivie. Ce concept est inscrit dans la constitution de ces deux états sud-américains (l’Équateur en 2008 et la Bolivie en 2009).  Le Bien vivre s’appuie sur le principe :

- d'une relation harmonieuse entre les êtres humains et la nature -dont nous faisons partie,

-d’une vie communautaire faite d’entraide,

- de responsabilités partagées,

- de production collective et de distribution des richesses selon les nécessités des membres de la communauté et en plus prend en compte les générations futures et intègre les exclus de la population : les femmes, les immigrés, les habitants des quartiers populaires.

Ce concept ne s’inscrit pas, vous l’aurez compris dans un modèle d’accumulation de richesses. Mais ce n’est pas pour autant un concept révolutionnaire !

Ce concept alternatif à l’idéologie du développement ou de la croissance à tous crins s’est répandu peu à peu en Amérique Latine et trouve un écho de plus en plus large au sein des cercles de réflexion dans les pays occidentaux mais aussi en Asie et en Afrique.

Le maitre de conférences Jean Ortiz déclare à son propos : « En termes idéologiques, le "Bien vivre" implique la reconstitution de l’identité culturelle d’un héritage ancestral séculaire (...) une politique de souveraineté et de dignité nationale (...) la récupération du droit de relation avec la Mère Terre et la substitution de l’accumulation illimitée individuelle de capital par la récupération intégrale de l’équilibre et de l’harmonie avec la nature[] ».

L'homme politique et médecin belge-péruvien Luis Barbarán trouve remarquable que « ce mode de pensée des communautés indiennes précolombiennes ait survécu à l’invasion des conquistadors, au pillage de toutes les ressources des communautés, à la négation même de leur histoire et de leur culture, pour renaître 500 ans plus tard ! ».

Le politologue français Paul Ariès émet l'idée d'un « Buen vivir à la française » – non pas un calque mais une inspiration, ce Bien-vivre serait selon lui « un devenir possible de l'humanité », non point un gadget mais un « cadeau conceptuel » de l'Amérique andine, offert au monde.

Un sociologue portugais Boaventura de Sousa Santos appelle à mettre sur pied « un concept de communauté où personne ne peut gagner si son voisin ne gagne pas ». 

L'esprit du Buen Vivir inspire les politiques, notamment « La constitution équatorienne de 2008, en reconnaissant les Droits de la Nature, c’est-à-dire en comprenant la Nature comme sujet de droit et en lui accordant le droit d’être intégralement restaurée après destruction, a établi un point de repère dans l’humanité. Tout aussi importante est l’incorporation de l’expression Pacha Mama, considérée comme synonyme de Nature, car elle marque la reconnaissance du plurinational et du multiculturel.

Le Buen Vivir refuse l’accumulation perpétuelle, le « toujours plus », le « encore mieux » ; en un mot, l’hybris, la démesure. Il promeut le sens de la limite contre le « Tout et n’importe quoi est permis » de l’hédonisme libéral Denis Baba, (Anarchie économique, Atelier de création libertaire, 2011, p. 38).

Une petite parenthèse au sujet du produit intérieur brut qui demeure l’indicateur n°  1 de nos sociétés : Suite à la critique du PIB par ses objecteurs Nicolas Sarkosy a été en 2008 le commanditaire du rapport Stiglitz.  La Commission  sur la mesure des performances économiques et du progrès social   dénonce :« Ceux qui s’efforcent de guider nos économies et nos sociétés sont dans la même situation que celle de pilotes qui chercheraient à maintenir un cap sans boussole fiable… » . Joseph Stiglitz illustre son propos en mettant en évidence un dangereux paradoxe : «  les Etats Unis en 2008-2009  ont connu une décennie de forte croissance du PIB et de déclin pour la plupart des gens », à la même époque le Monde titrait « Le Japon se porte bien, les japonais beaucoup moins ». Nicolas Sarkosy à la Sorbonne (14 sept 2009) résumait la philosophie du rapport par une formule marquante : « Pendant des années, les statistiques économiques ont affiché une croissance forte comme une victoire sur la pénurie, jusqu‘à ce qu’il apparaisse que cette croissance en mettant en péril l’avenir de la planète, détruisait davantage qu’elle ne créait !!! ».

Même si nous ne sommes pas des économistes chevronnés, nous sentons bien confusément que ce rêve de croissance et de production tous azimuts est de l’ordre de la démesure. Nous sommes dans une période de transition et des pans entiers de systèmes de production que l’on pensait vertueux ne le sont pas. (Cf. Laudato si)

Les différents témoins que l’on va entendre dans ce film nous parlent de la santé, de l’accès à la nourriture pour tous,  mais aussi des demandes qui sont essentielles :

- « être égaux en droit et bien vivre ensemble »,

-« être ouvert à l’autre aux voisins, au frère à l’homme »,

- découvrir que le monde n’est pas uniquement à moi ou à ma patrie mais que nous sommes tous une grande famille humaine, découvrir notre interdépendance… »,

- « le bien vivre c’est une question d’entraide, de culture, de besoins financiers et surtout de cœur ! »,

Un africain nous dira : « Une personne ne peut pas dire qu’elle a le bien-être alors que d’autres sont en train de souffrir ».

- le bien vivre c’est pouvoir rester dans son pays, ne pas être obligé de partir pour trouver de meilleures conditions de vie pour survivre et avoir une vie décente »,

-le bien vivre c’est faire une auto analyse continuellement, réfléchir sur ce que nous consommons, comment nous le consommons, comment nous nous comportons avec nos voisins »,

- « le bien vivre, ce n’est pas là pour le moment mais pour l’avenir… »

Avec le concept du Bien vivre, Il s’agit de repenser le développement et repenser nos modèles de société

 

Un autre point que je souhaiterai aborder avant la projection.

 

L’ONU a défini en fonction des problématiques actuelles 17 objectifs de développement durables  pour les années 2015-2030 .

 

 Cette information doit consolider notre réflexion et précisent les urgences de notre monde d’aujourd’hui. Je me permets de les rappeler :

  1. Éradication de la pauvreté.

  2. Sécurité alimentaire et agriculture durable. Lutte contre la faim

  3. Accès à la santé et bien-être.

  4. Accès à une éducation de qualité.

  5. Égalité entre les femmes et les hommes.

  6. Accès à l’eau salubre et à l’assainissement-Gestion durable de l’eau pour tous.

  7. Recours aux énergies renouvelables-Énergies propres et à un coût abordable.

  8. Accès à des emplois décents

  9. Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation.

  10. Réduction des inégalités.

  11. Villes et communautés durables.

  12. Consommation et production responsables.

  13. Lutte contre les changements climatiques.

  14. Conserver et exploiter de manière durable les océans et les mers aux fins du développement durable.

  15. Vie terrestre (forêts, biodiversité, etc.)

  16. Paix, justice et institutions efficaces.

  17. Partenariats pour la réalisation des objectifs.

 

La chose est entendue : il est des pays développés et d’autres en (voie de) développement (anciennement : dits sous-développés). Il existerait donc une ligne, graduée, reliant les sombres cavernes aux néons des centres commerciaux. Le Buen Vivir conteste cette vision linéaire et positiviste du monde comme de l’Histoire et propose d’autres cadres d’interprétation.

Le Buen Vivir émet une autre objection, qui rejoint ses préoccupations écologiques : une chose bonne doit, par principe, l’être pour tous. On juge de la pertinence d’un acte ou d’une idée à son extension, à sa projection-universalisation (songeons à la maxime ordinaire : « Imagine que tout le monde fasse comme toi, etc. »). Le mode de vie des pays occidentaux ne peut être appliqué sous tous les méridiens, sauf à torpiller la planète : son évidence et sa raison d’être s’effondrent. Rappelons qu’il faudrait quatre planètes si chaque terrien adoptait le mode de consommation d’un Nord-Américain (étude Global Footprint Network).

En clair, avec le bien vivre c’est faire  mieux avec moins ! Et surtout refonder les liens sociaux et la confiance entre les hommes…

Cette notion de développement — avancée la première fois en 1949 par le président américain Harry S. Truman — apparaît aux yeux d’un économiste équatorien comme une « vision globale et unificatrice » fondée sur la « reproduction des modes de vie des pays centraux ». Une vision héritière de l’ère impériale et coloniale, où le Centre (le Vieux et le Nouveau monde) s’institue en phare et mètre-étalon, reléguant à l’état d’arriération les espaces du globe qui ne suivent pas sa voie ou n’ont pas encore « atteint » son « niveau » économique, scientifique, industriel et culturel. Il y a donc « retard ». Ainsi que l’énonçait l’économiste allemand Wolfgang Sachs dans les années 1980, les peuples Touaregs, constitués autour d’un mode de vie inintelligible au regard des canons contemporains, ne représenteraient plus l’une des nombreuses modalités d’existence offertes par l’Homo sapiens mais une déficience, un manquement, un défaut à rattraper sans plus tarder. Le développement, accepté comme une succession d’étapes à remplir, rime donc avec l’occidentalisation pure et simple des continents. Le Divers serait une insuffisance et la pluralité des cultures une faiblesse à combler, pour embrasser l’évolution « logique », le Progrès, la « marche du monde » et les « défis du temps présent »…

 

 

Liens pour voir les deux films visualisés lors de cette cette soirée :

  https://vimeo.com/311232566   

  https://vimeo.com/293549920

Sources utilisées pour l’exposé : https://ccfd-terresolidaire.org/mob/agenda/forum-international-pour-le-bien-vivre-6036

http://www.lefigaro.fr/economie/2009/09/11/04001-20090911ARTFIG00304-stiglitz-met-l-individu-au-centre-de-l-economie-.php

https://www.revue-projet.com/dossier_revue/comment-mesurer-le-bien-vivre/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Buen_Vivir

 

 

Biblio: « Une autre fin du monde est possible » de Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle-« Amazonie les  travaux des civilisations précolombiennes » Stéphane Rostain-« Sentir-penser la Terre » d’Arturo Escobar- Revue projet n°36 Février 2018 « Comment mesurer le Bien-vivre »- « Essai sur le don » (Le cycle du don : donner, recevoir, rendre) Marcel Mauss

Café du monde  « Seuls les citoyens sont à même de dire et de mesurer ce qui fait leur bien-être ».

La parole est donnée aux participants, voici leurs réponses aux 3 questions :

1-Qu’est-ce qui vous a interpellé dans ces courts métrages ? Animé par  Hélène Legendre

  • « Rencontre multigénérationnelle sur une question fondamentale : Bien vivre. Comment changer les indicateurs de nos sociétés dont l’économie est mue par l’argent ? ».

  • « Combat des jeunes (notamment en Algérie) pour un autre système, pour changer la planète, le climat ».

  • « Collectif (le bien vivre ensemble) et personnel (la responsabilité de chacun). Ensemble voir avec ses yeux, réfléchir avec sa tête. Former notre capacité de jugement et de réflexion pour ne pas être des moutons de panurge ».

  • « Quel poids font ses belles utopies évoquées dans le court métrage en face du matraquage du Marché( publicité) qui façonne le prêt à penser de la plupart ».

  • « Le grand débat de Grenoble a mobilisé des personnes de tous les âges et avec des différences diverses. Un désir de changer le monde ».

  • « Si dans chacune de nos vies nous changeons quelque chose pour protéger notre planète alors l’espoir pourra continuer de fleurir ».

  • « Très impressionné de voir que des personnes y croient mais comment faire faire pour que ces valeurs se répandent chez les hommes ? ».

  • « Le bien vivre peut nous emmener dans un monde meilleur, il suffit d’y croire ».

  • « Certaines populations en Amérique du sud sont conscientes de la philosophie de vie des anciens et s’en inspirent pour avoir une vie meilleure aujourd’hui ».

  • « Nous ne toucherons pas tout le monde mais si seulement 5% de la population était persuadée qu’elle peut à son niveau faire quelque chose pour le « Buen Vivir », alors on a le droit de rêver ».

  • « Je suis plutôt triste face à cet espoir qui me semble totalement UTOPIQUE. Notamment de l’Afrique face à ce que les pays riches lui font subir au niveau de la pollution, de l’exploitation des matières premières et des hommes ! ».

  • « Encouragée de voir qu’il y a des personnes qui croient au BNB (bonheur national brut). On ne le verra pas mais…ne désespèrent pas ! ».

  • « Commencer par nous mettre dans la peau de ceux qui sont en place (Afrique, Asie, Amériques, Russie…),se mettre à leur niveau, faire face ».

2-Qu’est-ce qui compte le plus dans ma vie ? Animé par Monique Morin

  • « L’entente et la paix dans ma famille et ailleurs ». « Le bien être de mes enfants, de ceux qui m’entourent »

  • « L’harmonie familiale, une vie respectueuse de la nature »,

  • « La paix dans le monde, la fraternité, la solidarité, l’altruisme »,

  • «Etre en relation avec les d’autres et agir pour les autres. Etre reconnu, accueilli, exister pour d’autres ». « Me sentir en harmonie avec moi-même, les autres et l’environnement ». « Etre en lien avec les autres pour partager, être relié à la nature ».

  • « L’harmonie entre les personnes, la justice et la dignité ou la justice pour la dignité, le contact avec la nature et les animaux ».

  • « Contribuer à ce que ceux avec qui je vis se sentent écouter, respecter et trouvent leur place dans le lieu où elles vivent ».

  • « Egalité des êtres humains, considération ».

  • « Le partage, l’amitié, l’écoute ».

  • « L’échange, le don de soi. Aider les autres à être plus heureux ».

  • « Pouvoir décider de ce qu’il faut (à chacun) pour vivre dignement, avec respect, tolérance ».

  • « L’amour de Dieu, le respect et l’amour de l’autre, la joie et l’espérance ».

 

3-Les grands domaines qualitatifs  identifiant les principales composantes  du Bonheur national Brut au Bhoutan sont les suivants : Bien être psychologique, santé, utilisation du temps, éducation, niveau de vie, diversité écologique et résilience, diversité culturelle et résilience, bonne gouvernance, vitalité de la communauté . Pouvons-nous construire ensemble le BNB à la française ? Animé par Claire Pierre

  • Alimentation : « alimentation et respect de la production. Si l’on veut bien manger, il faut dépenser plus de 17% des revenus ! », « on arrête d’acheter des salades à Inter, on les cultive… », « toujours manger à sa faim »

  • L’autre : « Prendre le temps avec l’autre », »respect de la différence, dans la différence il y a toujours quelque chose qui est bien même si ça nous surprend ! », « la complémentarité de l’autre », « retrouver la valeur que tout être humain a et qu’il peut apporter à tout le monde », « valeur inaliénable et non comparable », « chacun a une place à prendre dans la société », « être à l’écoute des besoins des autres », « accueillir les migrants »,

  • Travail sur soi-même : « décoloniser notre tête de ses critères et de ses normes », « il y a du courage à s’indigner », « liberté se nettoyer le cerveau »,

  • Le Bien vivre : « Le bien vivre, c’est vivre le moins mal possible ! », « il faut tout reprendre à zéro, tout revoir… », »Autrefois il y avait du bienvivre, on a changé de société. Quand on s’est enrichi…on a peur de perdre… », « le bonheur est dans la pauvreté, la dépossession »,

  • Niveau de vie, pauvreté : « Réapprendre la pauvreté, avoir besoin des autres, les gens ont peur de demander, s’accepter humble et pauvre », « Démesure, richesses stérilisées : œuvres d’art (aux prix faramineux), constructions humaines (inutiles), certains salaires et parachutes dorés », « On gagnerait beaucoup à être plus sobres dans le but de partager »,

  • La confiance : « trouver le moyen de redonner confiance entre les gens, confiance dans les institutions »,

  • Le savoir : « le savoir partagé », « l’éducation à revoir »,

  • La Terre : « La Terre pourrait nous nourrir tous, aspect écologique », « respirer un air pur… »

  • Autonomie : « On a tous le droit de bouger », « faire tomber les murs »

  • L’argent : « plus d’argent (dans le sens supprimer l’argent) »,

Pour compléter, autres indicateurs :

Grenoble-Ibest : biens de subsistance, travail et emploi, affirmation de soi et engagement (comment un individu prend sa place dans la société et la manière dont on la lui donne), démocratie et vivre ensemble, environnement naturel, santé, accès et  recours aux services publics, temps et rythme de vie…

Agenda 21 en Gironde : construction d’un monde meilleur et durable, tout en agissant au quotidien au plus proche des citoyens. Projets territoriaux de développement durable, 5 finalités : l’épanouissement de tous les êtres humains, la cohésion sociale, la solidarité entre les territoires et les générations, la lutte contre les changements climatiques et la préservation de l’atmosphère, la préservation de la biodiversité et la protection des milieux et des ressources, une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables.

 

En forme de conclusion : Extrait  de la revue projet Le Buen Vivir P69

Ce qui rend une société vigoureuse, ce n’est pas la croissance, mais sa contribution à l’équilibre. Il est indispensable de dépasser la conception des êtres humains comme « producteurs », « conquérants » et « transformateurs » de la nature pour lui substituer celle de « soignants », « cultivateurs » et médiateurs » de la nature. Les êtres humains ne sont pas humains parce qu’ils transforment la nature mais parce qu’ils en prennent soin. Les êtres humains ne produisent pas, ne créent pas, ils cultivent ce qui appartient au « tout ».

 

 

 

LE 23 MARS FAITES UN GESTE POUR LA NATURE...

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Date de dernière mise à jour : 26/09/2020