CORONAVIRUS

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Chers amis,

Le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement-Terre Solidaire appelle l’ensemble des chrétiens à l’écoute de la Parole à la conversion et au partage chaque année pendant le carême.

Cette mission lui est confiée par l’Eglise de France ; c’est une invitation à un partage aux dimensions du monde.

Grâce au soutien de tous, le CCFD-Terre Solidaire peut soutenir sur tous les continents des organisations qui luttent contre la faim et ses causes.

Avec la crise que nous traversons, la campagne de carême du CCFD-Terre Solidaire est bouleversée :

  • toutes les animations autour de la solidarité internationale organisées par ses bénévoles ont été annulées.
  • la collecte du 5ème dimanche de Carême dans toutes les communautés paroissiales de France est elle aussi annulée.

Or, ce temps fort représente pour l’organisation près de 30% de sa collecte annuelle.

Nous sommes donc invités à faire vivre ce geste de partage lors du 5ème dimanche de carême, pour que continue

l’action du CCFD-Terre Solidaire

et de ses partenaires locaux,

pour qu’ils poursuivent leurs actions

qui aident les plus vulnérables

dans leur lutte

contre la faim

et les inégalités.

 

Pour faire un don par courrier :

CCFD-Terre Solidaire (DPO)

4 rue Jean Lantier,75001 PARIS

 

Pour faire un don en ligne :

https://soutenir.ccfd-terresolidaire.org/

 

Nous avons toutes et tous l’impérieuse nécessité de demeurer solidaire du reste du monde !

Bien fraternellement

 

Le groupe local CCFD-Terre solidaire

                                                                  Un peu d'humour nous fera du bien"

 

 

Sur un mode léger, mais cependant si près du cœur :

https://1drv.ms/u/s!AhSI9koVCSfX61cP2sz5mToqqUG6?e=dleoah

 

 

 

                                                                           Prière en temps d'épidémie

       Saint Roch, ami du Seigneur Jésus, vous qui avez connu l’épreuve de la souffrance et de la maladie, soyez aujourd’hui l’ambassadeur de notre prière auprès de Dieu notre Père. En ce temps d’inquiétude et d’incertitude, nous recourons à vous avec confiance pour demander votre intercession.

          Saint Roch, vous qui contemplez le visage de Dieu dans la gloire du ciel, voyez vos frères et sœurs d’ici-bas qui sont aux prises avec les flèches de la maladie aux quatre coins du monde.

          Vous qui goûtez la plénitude de l’amour du Saint-Esprit, demandez-lui pour nous la fraîcheur dans la fièvre, la guérison pour ce qui est blessé.

          Vous que la Sainte Vierge Marie a présenté à Dieu après l’épreuve, demandez-lui de nous prendre dans son manteau de miséricorde et de dire à son Fils que nous manquons du vin de la joie.

          Vous qui avez risqué votre vie pour annoncer à tous la Vie qui est en Jésus, confiez au Divin Médecin toutes les personnes qui luttent au chevet des malades, qui se dépensent pour leurs frères et cherchent pour développer des traitements.

          Vous qui avez vécu en fils de l’Eglise en toutes circonstances, priez pour que les chrétiens donnent à tous le témoignage humble de leur confiance paisible, de leur charité active, et de leur espérance invincible qui viennent du Cœur du Christ.

          Vous qui ne vous êtes jamais résignés au mal, obtenez-nous de ne céder ni au fatalisme ni à la panique, mais d’avancer dans ces quarante jours de carême les yeux fixés sur la croix de Jésus, mort et ressuscité, en qui est la victoire totale et définitive sur le mal.

          Saint Roch, demandez-le à Dieu notre Père, par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec Lui dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

                                                                                          Amen

Saint Roch, priez pour nous.

 

PRIERE D'UN PRETRE ITALIEN EN QUARANTAINE DONT LE FRERE PRETRE EST MORT DU COVID-19)

      TEXTE A MEDITER

                                                                           « JE RESTE A LA MAISON, SEIGNEUR ! »

 

Je reste à la maison, Seigneur ! Et aujourd’hui, je m’en rends compte,

Tu m’as appris cela, demeurant obéissant au Père, pendant trente ans dans la maison de Nazareth,

En attente de la grande mission.

 

Je reste à la maison, Seigneur, et dans l’atelier de Joseph, ton gardien et le mien,

J’apprends à travailler, à obéir, pour arrondir les angles de ma vie

Et te préparer une œuvre d’art.

 

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je sais que je ne suis pas seul parce que Marie, comme toute mère,

Est dans la pièce à côté, en train de faire des corvées et de préparer le déjeuner

Pour nous tous, la famille de Dieu.

 

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je le fais de manière responsable pour mon propre bien,

Pour la santé de ma ville, de mes proches, et pour le bien de mon frère, que tu as mis à côté de moi,

Me demandant de m’en occuper dans le jardin de la vie.

 

Je reste à la maison, Seigneur ! Et dans le silence de Nazareth, je m’engage à prier, à lire, étudier, méditer,

Etre utile pour les petits travaux, afin de rendre notre maison plus belle et plus accueillante.

 

Je reste à la maison, Seigneur ! Et le matin, je te remercie pour le nouveau jour que tu me donnes,

En essayant de na pas la gâcher et l’accueillir avec émerveillement, comme un cadeau et une surprise de Pâques.

 

Je reste à la maison, Seigneur ! Et à midi, je recevrai la salutation de l’ange, je me rendrai utile pour l’amour,

En communion avec toi qui t’es fait chair pour habiter parmi nous,

Et, fatigué par le voyage, assoiffé, je te rencontrerai au puits de Jacob, et assoiffé d’amour sur la Croix.

 

Je reste à la maison, Seigneur ! Et si le soir me prend la mélancolie, je t’invoquerai comme les disciples d’Emmaüs, reste avec nous, le soir est arrivé et le soleil se couche.

 

Je reste à la maison, Seigneur, Et dans la nuit, en communion de prière avec les nombreux malades, les personnes seules et tous les soignants, j’attendrai l’aurore pour chanter à nouveau ta miséricorde et dire à tout le monde que, dans les tempêtes, tu as été mon refuge.

 

Je reste à la maison, Seigneur ! Et je ne me sens pas seul et abandonné, parce que tu me l’as dit :

Je suis avec vous tous les jours, oui et surtout en ces jours de confusion, ô Seigneur, dans lesquels,

Si ma présence n’est pas nécessaire, je vais atteindre chacun, uniquement avec les ailes de la prière.

 

Amen.

 

(prière d’un prêtre en quarantaine dont le frère prêtre est mort du covid-19)

 

COVID19

 

 MESSAGE DES ÉVÊQUES DE FRANCE AUX CATHOLIQUES ET À TOUS NOS CONCITOYENS

 

 NOTRE PAYS, AVEC DE NOMBREUX AUTRES, TRAVERSE UNE GRANDE ÉPREUVE. LE CHEF DE L’ÉTAT NOUS APPELLE À LAISSER DE CÔTÉ NOS DIVISIONS ET À VIVRE CE TEMPS DANS LA FRATERNITÉ. C’EST POURQUOI NOUS AVONS VOULU QUE CE MESSAGE DESTINÉ EN PREMIER LIEU AUX CATHOLIQUES S’ADRESSE AUSSI À TOUS NOS CONCITOYENS SANS DISTINCTION.

NOUS LE FAISONS DANS UN ESPRIT D’HUMILITÉ, MAIS AVEC LA CERTITUDE QUE LA FOI CHRÉTIENNE A UNE MISSION SPÉCIFIQUE DANS CE MONDE ET QU’ELLE NE DOIT PAS S’Y DÉROBER. NOUS PENSONS AUSSI À TOUS CEUX ET CELLES QUI PARTAGENT AVEC NOUS LA FOI EN DIEU ET LA CONVICTION QU’IL ACCOMPAGNE NOTRE VIE. NOUS PENSONS ENFIN À TOUS CEUX ET CELLES QUI NE CROIENT PAS MAIS SOUHAITENT QUE LA SOLIDARITÉ ET L’ESPRIT DE SERVICE S’ACCROISSENT ENTRE LES HOMMES.

À TOUS, NOUS DISONS NOTRE DÉSIR QUE NOTRE COMMUNAUTÉ NATIONALE SORTE GRANDIE DE CETTE ÉPREUVE. DEPUIS BIEN DES ANNÉES DÉJÀ NOTRE HUMANITÉ A L’INTUITION QU’ELLE DOIT CHANGER RADICALEMENT SA MANIÈRE DE VIVRE. LA CRISE ÉCOLOGIQUE NOUS LE RAPPELLE SANS CESSE, MAIS LA DÉTERMINATION A FAIT LARGEMENT DÉFAUT JUSQU’ICI POUR PRENDRE ENSEMBLE LES DÉCISIONS QUI S’IMPOSENT ET POUR S’Y TENIR. OSONS LE DIRE, L’ÉGOÏSME, L’INDIVIDUALISME, LA RECHERCHE DU PROFIT, LE CONSUMÉRISME OUTRANCIER METTENT À MAL NOTRE SOLIDARITÉ. NOUS AVONS LE DROIT D’ESPÉRER QUE CE QUE NOUS VIVONS EN CE MOMENT CONVAINCRA LE PLUS GRAND NOMBRE, QU’IL NE FAUT PLUS DIFFÉRER LES CHANGEMENTS QUI S’IMPOSENT: ALORS, CE DRAME PORTEUR D’ANGOISSE N’AURA PAS ÉTÉ TRAVERSÉ EN VAIN.

            LE MERCREDI 25 MARS, À 19H30

 UN PEU PARTOUT EN FRANCE, LES CLOCHES DE TOUTES LES ÉGLISES SONNERONT PENDANT DIX MINUTES, NON POUR APPELER LES FIDÈLES À S’Y RENDRE, MAIS POUR MANIFESTER NOTRE FRATERNITÉ ET NOTRE ESPOIR COMMUN

 ELLES SONNERONT COMME ELLES ONT SONNÉ AUX GRANDES HEURES DE NOTRE HISTOIRE, LA LIBÉRATION PAR EXEMPLE. EN RÉPONSE À CE SIGNE D’ESPOIR, NOUS INVITONS TOUS CEUX QUI LE VOUDRONT À ALLUMER DES BOUGIES À LEUR FENÊTRE. CE GESTE, QUI EST DE TRADITION DANS LA VILLE DE LYON, EST UN SIGNE D’ESPÉRANCE QUI TRANSCENDE LES CONVICTIONS PARTICULIÈRES: CELUI DE LA LUMIÈRE QUI BRILLE DANS LES TÉNÈBRES!

 

 

CE QUI SUIT S’ADRESSE MAINTENANT AUX CATHOLIQUES.

Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre ; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde: «Car rien n’est impossible à Dieu» (Lc 1, 37).

Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion?

Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.

Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.

Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30. Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos coeurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous: «Que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38) – [1re dizaine].

Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et soeurs malades, nos frères et soeurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, «le fruit béni de ses entrailles» (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés [2e dizaine].

Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea: «Comment cela va-t-il se faire?» (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse: «Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort», comme l’Église nous l’a appris [3e dizaine].

Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus: «Guéris-nous!» Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu [4e dizaine.]

[5e dizaine avec intentions particulières].

Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.

C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition!

LES ÉVÊQUES DE FRANCE

 

 

Le 25 mars, fête de l’Annonciation, les églises sonneront, déposez des bougies à vos fenêtres »

Entretien

Alors que la France traverse une période douloureuse en raison de l’épidémie de coronavirus, le président de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort exhorte les catholiques à maintenir les liens de solidarité en temps de confinement et annonce que toutes les cloches des églises vont retentir mercredi 25 mars, en signe de soutien.

Recueilli par Arnaud Bevilacqua,

le 18/03/2020 à 17:05

 

Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la conférence des évêques de France. Bruno Levy/Ciric

 

La Croix : Le président de la République a répété plusieurs fois que nous étions en guerre contre le Covid-19 et des mesures inédites ont été prises. Quel message l’Église peut-elle adresser à la nation dans ce contexte de grande inquiétude ?

Mgr Éric de Moulins-Beaufort : Il faut d’abord prendre très au sérieux les consignes d’hygiène et de confinement maximum parce que nous sommes responsables les uns des autres. Vivre la charité, c’est comprendre que des gestes, même simples de ma part, contribuent au bien de tous.

→ EN DIRECT. Coronavirus : deuxième jour de confinement en France, les dernières infos

Ensuite, gardons-nous de céder à la peur ou à la panique. Dans nos pays, nous pensions en avoir fini avec les épidémies. Mais, nous prenons mieux conscience que nous appartenons à une même humanité, à la fois extrêmement forte et en même temps très fragile.

Il convient aussi de garder le sens des proportions. Évidemment, nous devons endiguer l’épidémie mais en gardant à l’esprit que des pays souffrent plus que nous, sont en guerre, connaissent la famine… Il est important que dans ce temps de confinement, nous ne nous repliions pas sur nous-mêmes en cultivant nos angoisses mais que nous regardions toujours le vaste monde et que nous pensions à ceux qui sont dans une détresse plus grande.

Dans ce temps de peur, de repli sur soi imposé, quelles peuvent être la contribution et le témoignage des catholiques ?

Mgr E. M-B. : Je voudrais inviter les chrétiens à prier fortement pour ceux qui vont être frappés par le deuil et qui vont le vivre de manière tronquée. Puisqu’on ne peut pas se serrer dans les bras, se prendre par les mains dans la douleur, faisons-le au moins spirituellement. Nous devons prier tout spécialement pour ceux qui vont mourir seuls ou presque, aux familles qui vont perdre certains des leurs sans pouvoir les accompagner à l’hôpital. Les obsèques connaissent aussi des mesures de restriction. Tout cela est très douloureux.

Est-ce pour cela que la Conférence des évêques de France a décidé de prendre une initiative symbolique ?

Mgr E. M-B. : Le mercredi 25 mars, en effet, les évêques proposent que les cloches des églises sonnent à 19 h 30 et que chacun dépose des bougies à ses fenêtres. Pour les catholiques, nous proposons également une méditation du chapelet en portant particulièrement les défunts, les malades, les personnels soignants mobilisés avec courage et générosité, et tous ceux qui traversent cette période avec difficulté. Durant le Carême, il est primordial de garder notre cœur largement ouvert.

→ PRATIQUE Confinement : pourquoi il ne faut pas utiliser les attestations numériques

Je pense aussi à ceux qui sont inquiets pour leurs revenus. Nous allons devoir faire preuve de solidarité sociale et familiale. Il y a aura beaucoup de manières de se montrer disciples du Christ et de mettre en œuvre l’amour du prochain.

Comment maintenir les liens de solidarités malgré le confinement ?

Mgr E. M-B. : Il est toujours possible d’appeler, d’écrire, d’envoyer des colis aux personnes âgées ou isolées. J’espère qu’on saura trouver des moyens pour aider. Des initiatives déjà se mettent en place. Le confinement ne doit pas devenir un égoïsme plus ou moins confortable. Les chrétiens qui ont pu se réfugier à la campagne ne doivent pas oublier les malades et les familles en deuil. Notre vocation, c’est de pleurer avec ceux qui pleurent. Dans les hôpitaux et les prisons, en revanche, la mission des aumôniers est un souci. Nous allons suivre comment cela évolue.

→ RÉCIT. Coronavirus : balade au cœur de nos vies « confinées »

Alors que les messes publiques sont suspendues, comment les catholiques peuvent-ils vivre ce Carême particulier ?

Mgr E. M-B. : Dans les diocèses et paroisses, beaucoup d’imagination se déploie, grâce notamment aux moyens modernes. Des rendez-vous quotidiens ou hebdomadaires s’organisent aussi pour soutenir la vie spirituelle des fidèles. Nous, nous voyons obligés de vivre un Carême très sérieux comme jadis. Certes, nous pouvons rester chez nous à regarder des séries mais il serait plus profitable de se lancer dans des lectures spirituelles, prendre le temps de prier seul ou en famille. Il faut prendre ce temps, qui peut être long et déroutant, comme un appel à nous recentrer sur l’essentiel et puiser dans nos ressources intérieures.

Comment comprendre cette épreuve ? Où est Dieu, à qui le pape a demandé « d’arrêter l’épidémie » ?

Mgr E. M-B. : Cette interrogation se pose à chaque grande épidémie qui jalonne notre histoire. Lorsqu’on raconte à Jésus le massacre de Galiléens et la chute de la tour de Siloé (Luc, 13) il explique qu’ils n’étaient pas plus pêcheurs que les autres. Jésus ne fait pas échapper ses disciples au sort commun de l’humanité mais nous assure que tout vivre, les joies et les épreuves, dans l’amour de Dieu et du prochain, nous fait entrer déjà dans la vie éternelle. La grâce de Dieu est donnée pour cela. Il ne s’agit pas de s’imaginer que Dieu nous punit mais de se demander ce que moi, je peux changer dans ma vie pour vivre de son amour.

Comment habiter ce temps de confinement qui bouscule tous nos repères, nos habitudes ?

Mgr E. M-B. : Ce temps de privations peut nous permettre de redécouvrir la vie de famille : la joie de jouer ensemble, de prier ensemble, de prendre le temps du repas. Nous sommes contraints d’habiter notre vie, par la prière, le silence, l’écoute mutuelle, alors qu’il n’est plus possible de seulement courir en surface pour rendre sa vie absolument excitante. Cette période nous oblige à ralentir, tous autant que nous sommes.

Cette crise peut-elle nous permettre de mieux accepter notre fragilité et notre finitude ?

Mgr E. M-B. : À chaque épidémie, l’humanité se promet de ne plus faire comme avant. Dans la Bible, c’est la question de la sincérité de la conversion. J’espère que cette crise sera pour nous l’occasion de nous interroger sur nos choix individuels collectifs depuis la Libération. Nous savons que nous devons accepter des changements drastiques de mode de vie, notamment sous la contrainte écologique : notre planète s’épuise, la pollution n’est plus supportable, les inégalités se creusent. Serons-nous capables d’en tirer les conséquences au niveau collectif ?

 

 

MESSAGE DE MGR COLOMB

 

La Rochelle, le jeudi 19 mars 2020

Chers Pères, chers amis,

Nous sommes face à une pandémie liée au coronavirus et ses conséquences nous laissent quelque peu désemparés, nous privant à la fois du lien direct avec les fidèles et à la fois des célébrations avec les paroissiens, tout au long du carême et au moins jusqu’à Pâques.

Ce temps de confinement, nous invite à la réflexion et à la prière.

Il nous faut imaginer de nouvelles formes de communication pour maintenir le lien social et rester en contact avec les paroissiens.

Voici quelques suggestions pour poursuivre ce chemin spirituel vers Pâques. Je vous invite à les reporter sur vos sites internet et – c’est le plus efficace- à les relayer par des messages directs au moyen de listings dont vous disposez ou qu’il faut constituer par téléphone.

C'est aussi une manière de rester en lien avec vos paroissiens :

  1. 1)      En image, sur le site internet du diocèse, je m’adresserai régulièrement aux fidèles du diocèse
  2. 2)     Vous pouvez suivre, chaque jour, A PARTIR DU JEUDI 19 MARS, l'office des laudes (8h30) et l'office des vêpres (18h00), ainsi que l'Evangile et l'homélie donnée par un prêtre de la paroisse du centre ville de La Rochelle.  Il suffit de cliquer sur ce lien https://www.youtube.com/channel/UCHYOIHDQ-8geMSBjcW3lC4A  
  3. 3)      La messe télévisée :
  • -        Sur le site internet ktotv.com
  • -        La messe télévisée : chaque jour à 7h00 et 18h15 et le dimanche à 18h30
  • -        La conférence de carême de Notre Dame à Paris, chaque dimanche à 16h30
  • -        Sur France 2 : à 11h00 en direct, la messe de l'émission "Le Jour du Seigneur"
  1. 4)      La messe radiodiffusée :
  • -        sur France Culture à 10h00, le dimanche
  • -        sur RCF : à 19h00, le dimanche
  •  

               5) La prière, en temps d'épidémie.

                    Nous pouvons lire cette prière, seul ou avec nos proches et confier au Seigneur, par l'intercession de saint Roch. (cf texte en pièce jointe).       

                6 ) Une liturgie de la Parole, chez vous 

                      Nous vous proposons de célébrer chez vous une liturgie de la Parole, avec vos proches, en semaine et/ou le dimanche, selon le déroulement suivant :

  • -      signe de croix
  • -      prière : je confesse à Dieu
  • -      prière d'ouverture de la messe
  • -      lectures bibliques du jour
  • -      credo (pour le dimanche)
  • -      prière universelle (cf. livret Prions en Eglise ou Magnificat) et intentions de prière spontanées
  • -      Notre Père
  • -      Je vous salue Marie
  • -                               

                6) L'attention aux personnes

                          En ces semaines, où chacun est obligé de rester chez soi, ayons à cœur de prendre des nouvelles de nos proches et de nos voisins et de proposer nos services (courses, transport...etc). Exemple de www.voisinssolidaires.fr

    Relayer l’initiative des évêques de France le 25 mars

    L’ensemble des évêques de France invitent les Français à un geste commun le jeudi 25 mars prochain à 19h30, jour de la fête de l’Annonciation : déposer une bougie sur sa fenêtre au moment où les cloches sonneront en communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Un texte complet suit.  

       En union de prière, 

        A bientôt, pour d'autres nouvelles  

                + Georges Colomb

    Evêque de La Rochelle et Saintes

                                                                               

 

      

          

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 27/03/2020