A LA UNE

 

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SEMAINE DU 22 au 28 AVRIL  2019

 

EN RAISON D'UNE ACTUALITE CHARGEE

LES ANNONCES N'ONT PAS ENCORE  ETE COMMUNIQUEES

 

LUNDI  AVRIL

MERCREDI  AVRIL

 

JEUDI  AVRIL

 

VENDREDI  AVRIL

 

DIMANCHE 28 AVRIL

10H30 messe en l'église de Saint-Aigulin

 

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MESSAGE DU CONSEIL PERMANENT DE LA CONFERENCE DES EVEQUES DE FRANCE

12 MARS 2019

 

GRANDIR DANS LA VERITE, GRANDIR DANS L'ESPERANCE

 

Chers frères et sœurs baptisés, fidèles de l’Église catholique présente en France,

Réunis comme tous les mois, évêques membres du Conseil permanent, nous souhaitons vous adresser un message au début de ce temps de carême qui est un temps de conversion. Le jour du mercredi des Cendres, en nous marquant le célébrant nous a dit : « Convertis-toi et crois à l’Évangile. »

Nous sommes, ensemble, très affectés et troublés par les révélations faites au sujet des actes parfois criminels commis par des ministres ordonnés ou des consacrés sur des mineurs ou même des adultes dans l’Église universelle et chez nous aussi. Ces comportements immoraux nous scandalisent et atteignent notre confiance dans l’Église, dans ceux et celles qui pourtant ont consacré leur vie à Dieu. Des personnes victimes, souvent membres de nos communautés, ont révélé ce qu’elles ont subi et leur profonde blessure qu’elle soit psychologique, spirituelle ou corporelle. Nous les remercions d’avoir osé parler. Grâce à leur témoignage, une profonde prise de conscience s’est réalisée. Une grande opération-vérité s’est ouverte. Dans notre foi, la parole du Christ « La vérité vous rendra libres » (Jn 8,32) est à l’œuvre. C’est douloureux car le mal est profond. Avec le Pape François, nous disons qu’il s’agit d’abus de pouvoir, de conscience et d’abus sexuels.

Nous savions que l’Église est sainte de la sainteté de Dieu, mais qu’en elle se trouvent aussi des hommes et des femmes pécheurs, appelés pourtant par Dieu à être cette communauté qui, dans le temps de l’histoire, porte l’espérance des hommes et rend témoignage à sa bonté. Il est à l’origine de toute vie et par son Fils Jésus Il nous sauve du mensonge de nos vies et nous libère du poids du péché, de celui de la violence faite aux autres. Nous avons confiance en Lui et en son Église.

La fête de l’appel des catéchumènes, ce premier dimanche de carême, nous a fait vivre la fécondité de l’Église. Elle a accompagné l’œuvre de l’Esprit dans le cœur d’hommes et de femmes qui ont reconnu sa présence et se sont tournés vers elle pour être accompagnés dans leur expérience nouvelle. Les communautés chrétiennes les ont accueillis et guidés. De nombreux prêtres, des diacres, des consacrés, des fidèles laïcsleur ont donné le meilleur d’eux-mêmes, c’est-à-dire la Parole de Dieu, le témoignage sur Jésus, la vie en communauté, le souci des petits et des pauvres et encore la manière de trouver Dieu dans la prière du cœur et dans l’assemblée chrétienne !

Le message de Pâques déjà nous éclaire : « Ne craignez pas, c’est moi. La Paix soit avec vous ! ». Nous ne sommes pas abandonnés, nous sommes purifiés. Nous sommes remis devant notre vocation de baptisés !

Poursuivons notre mission de porteurs d’espérance. Nous allons continuer notre effort de conversion dans les domaines où certains ont péché. Nous allons poursuivre notre écoute des personnes victimes et travailler avec elles. Nous aurons besoin de chacun pour être des acteurs de vérité, pour apporter ses compétences pour rendre notre Église plus sainte dans la vie de tous ses membres et dans sa manière de vivre.

Oui, chers Frères et Sœurs, le Seigneur nous aime. Il nous renouvelle dans notre mission de baptisés. Entendons son appel : « Vous donc vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5, 48).

Bon Carême, bonne montée vers Pâques à la suite du Christ-Sauveur.

 

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

 

 

 

LETTRE OUVERTE DE SEPT PRETRES

DES DIOCESES DU NORD ET DU PAS DE CALAIS

CONTRE LE CLERICALISME

 

Leur lettre ouverte  critique  la trop faible place encore laissée aux laïcs, le cléricalisme,  qui marquent l'institution "Eglise".

 Ils vont jusqu'à dénoncer une "EGLISE EN DANGER" et n'hésitent pas à le formuler : "la pastorale d'encadrement, c'est fini".

Lire ici l'article :

https://actu.fr/societe/region-une-lettre-ouverte-7-pretres-revolutionner-leglise_21536125.html

 

 

Au cœur d’une Église en danger, garder l’espérance


Notre société est en attente de sens, de projets collectifs…Les besoins essentiels
non satisfaits, les inégalités croissantes, les migrations politiques, économiques,
ou climatiques provoquent des crises importantes. Le risque est de se replier sur
ses peurs et de développer ainsi de graves conflits.
La personne et le message de Jésus Christ sont centraux : ils sont porteurs
d’une espérance profondément humaine. Il n’est pas de l’ordre de la norme, du
dogme, des règles sacrées à respecter mais bien au contraire de l’ouverture, du
chemin, de l’utopie. Le Pape François appelle à ce chemin d’espérance qui concerne tout le monde dans ses encycliques et ses exhortations… alors que la part instituée de l’Église, dans son fonctionnement autoréférentiel et son cléricalisme, n’est plus audible et bloque les initiatives porteuses d’espérance.
Lutter contre ce cléricalisme nous amène aussi à questionner l’exercice du ministère presbytéral dans sa forme actuelle. C’est à la mesure de notre expérience en ce domaine que nous prenons la plume…
Ce que nous constatons.
Ordonnés entre 1972 & 2000, pour les diocèses d’Arras, Cambrai et Lille, nous sommes effectivement devenus prêtres grâce à celles et ceux que nous rencontrons au quotidien de notre existence et qui nous ont fait grandir tant dans notre humanité que dans notre attachement au Dieu de Jésus-Christ.
Pour la majorité d’entre nous, le Concile a ouvert les portes qui nous ont permis d’accomplir notre ministère. Dans ce sillage, l’Action Catholique fut et demeure une véritable chance pour accompagner, œuvrer avec des chrétiens engagés dans la société et, par le fait même, ne cessant de questionner l’Église sur sa présence réelle à ce monde que Dieu aime.
Prêtres, nous le sommes avant tout par notre baptême qui nous a également configurés au Christ prophète et roi. C’est en effet le sacerdoce commun des fidèles qui est premier, notre ministère nous rendant simples serviteurs pour la communauté au cœur d’une société en attente de sens . 
Ce ne sont pas de prêtres d’abord dont a besoin l’Église, c’est de baptisé.e.s qui s’organisent en vue de la mission (Eph 4,12s) . Et c’est par leur humanité d’abord que les communautés (dans la diversité des tâches et des charismes) sont signes pour la société actuelle.
La préoccupation épiscopale du manque de prêtres nous semble venir de la peur de voir disparaître un fonctionnement (aujourd’hui inadapté, car en décalage par rapport à la dynamique de l’Evangile et aux aspirations de nos contemporains) par lequel le clergé recevait mission d’encadrer les chrétiens, de couvrir un territoire et d’imposer son autorité (voire son autoritarisme), ce qui nous vaut encore des remarques telle que ‘changement de curé, changement de sifflet’.
Un certain nombre de penseurs nous alertent depuis plusieurs années déjà sur les risques d’une dérive cléricale : les avons-nous suffisamment écoutés ?
Parlons franchement : C’est ainsi qu’aujourd’hui, exercent certains curés (plutôt que pasteurs), hommes célibataires portant une croix petite ou grande, et parfois même revêtus de ces soutanes qui viennent colorer (en noir et blanc) les manifestations identitaires. Voulant mettre la sainte messe (plutôt que l’eucharistie) au centre de leurs préoccupations, ils veillent à bien séparer les hommes des femmes, et les garçons des filles, le sexe féminin ne pouvant pénétrer dans le chœur, ce lieu tellement sacralisé qu’il n’a plus rien à voir avec la
chambre haute où Jésus a réuni ses disciples pour son repas d’adieu.
Nous refusons que ce modèle de prêtres dont les médias sont friands, l’emporte jusqu’à paralyser le désir de nombreux baptisés de prendre en main la vie de leur communauté et qui, pour cela, espèrent une formation et un accompagnement plutôt que des directives leur venant de responsables ecclésiastiques trop souvent hors-sol.
Face au maniement habituel du dogme, des rites et d’une autorité incontestable qui aurait été conférée au prêtre du fait de son ordination, des chrétiens ont quitté les assemblées dominicales ou locales, et leurs responsabilités paroissiales : Leur foi au Christ imprègne toute leur vie de citoyen, mais leur vie chrétienne a été profondément déçue, et parfois blessée, au point qu’ils n’attendent plus rien de l’institution ecclésiale.
À quelle Église voulons-nous contribuer ?
C’est le regard fixé sur le Christ que nous invitons notre Eglise à repenser la dynamique des vocations à partir du don de Dieu répandu au sein de l’ensemble des membres du peuple de Dieu pour lequel un seul est prêtre, le Christ (cf la lettre aux Hébreux). Nous en appelons donc à une nouvelle Pentecôte.
Ainsi, nos relations humaines avec les habitants des lieux dans lesquels nous avons été envoyés nous confortent dans notre désir de retrouver les fondamentaux évangéliques que sont l’humilité, l’écoute, le service, dans le prolongement de ce mode de vie qui fut celui de Jésus de Nazareth nous invitant, comme le disait Pierre Claverie, à être sur les lignes de fracture de l’humanité.
Ce Jésus n’a pas envoyé les femmes et hommes de son entourage pour devenir des êtres sacrés, intouchables, mis à part, mais pour aller partout où des êtres humains sont en passe d’être submergés, certains parce qu’oubliés ou méprisés comme s’ils ou elles n’étaient rien, d’autres, parce que dépendant d’un modèle économique au service d’une finance qui rêve d’une croissance dont l’humain n’est qu’une variable d’ajustement.
Pour trouver sa place comme témoin de l’Évangile, quiconque a été baptisé.e peut remplir les tâches nécessaires à la vie d’une communauté chrétienne. La formation indispensable pour l’exercice de ces tâches pourrait alors être proposée plus largement.
Comment peut-on parler de sacerdoce commun des fidèles, tout en excluant la majorité des baptisés de la plupart des ministères existants ? Comment ne pas redonner aussi aux femmes la place éminente qu’elles ont dans les Evangiles et chez Paul ? Celle d’être des apôtres éminentes de la résurrection comme Marie de Magdala en Jn 20, comme Junia en Rm 16,7 ; celle d’être des prophètes comme la femme de Béthanie qui confère l’onction royale à Jésus en Mc 14,3-9 ; celle d’être des responsables d’Eglise comme Phoebé à Corinthe en Rm 16,1.
Alors que les communautés chrétiennes espèrent des réponses de la part du magistère qui devrait plus explicitement se soucier des questions légitimes des baptisés, l’accès de ces mêmes baptisés à de nouveaux ministères est sans cesse retardé, voire suspecté, acculant les ministres en exercice à un excès de tâches générant fatigue, découragement ou dépression, voire burn out ou dérapages qui invalident la mission (alcoolisme, compensations affectives incontrôlées, suicide).
Ainsi, pourquoi le baptême ne pourrait-il pas être, dans les faits, donné par un membre (femme ou homme) de la communauté en son sein ?
Pourquoi l’échange de consentement des époux ne pourrait-il pas avoir lieu en présence d’un témoin reconnu (femme, homme ou. couple) de la communauté chrétienne ?
Pourquoi le ministère diaconal (pour ne pas parler du ministère presbytéral) demeure réservé aux hommes ? C’est au Christ (en qui il n’y a plus ni homme ni femme) que nous appartenons, pas à une institution dont les modes d’organisation sont transitoires. Ainsi pourraient être appelées et ordonnées pour un ministère, des personnes issues de la communauté pour son service et ce pour une durée déterminée.
Le pape François nous demande d’être des ‘témoins missionnaires’, il invite aussi notre monde à changer de ‘paradigme’, pourquoi ne pas appliquer ces conseils à cette institution millénaire qu’est l’Église catholique romaine ?
Nous croyons que d’autres moyens existent pour déployer la pertinence du message du Christ dans notre monde, et nous pensons nos interrogations légitimes ; ainsi pourquoi l’institution Église ne s’interrogerait-elle pas aussi sur sa propre pertinence, sur son mode de fonctionnement actuel qui la met hors course pour tenir sa place, non pas comme puissance, mais comme une institution proposant enfin un mode alternatif de vie en société, où chacun.e prend soin de sa relation à l’autre, à soi-même, à l’environnement et… à Dieu .
C’est là un immense chantier, et, avec les mots du pasteur Théodore Monod, ‘ne disons pas que le christianisme a échoué ; le problème c’est qu’il n’a pas encore été vécu’, ce qu’exprime d’une autre manière le dominicain Dominique Collin, quand il choisit comme titre à son dernier écrit : ‘le christianisme n’existe pas encore’ ; alors, cherchons et inventons ensemble !
Le tout, à l’écoute de l’Esprit Saint, bien sûr !

 

 

 

ABUS SEXUELS A L INTERIEUR DE L EGLISE

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CORREF

CONFERENCE DES RELIGIEUX ET RELIGIEUSES DE FRANCE

 

https://www.viereligieuse.fr/Communique-de-presse-5-mars-2019

 

 

 

 

 

 

Des religieuses sexuellement abusées par des prêtres

 

Le 5 mars, la chaîne ARTE a diffusé un documentaire sur les abus sexuels dont des religieuses ont été et sont victimes. Ce reportage est glaçant et ce qu’il dépeint difficilement supportable. Ce qu’il montre de complicités, de mensonges, de trahisons, de déni, de perversions et de comportements criminels et impunis, est insoutenable. Nous sommes sidérés par ce que nous avons vu et entendu.
Si l’on peut discuter tel ou tel commentaire, ce film montre une cruelle et effroyable réalité. Comme le disait le cardinal Salazar Gomez, archevêque de Bogotá, durant le sommet qui vient de se tenir à Rome « pour la protection des mineurs », « l’ennemi est à l’intérieur ». Nulle part ailleurs.
Le reportage repère des causes internes à l’Église : le caractère sacré du prêtre et du religieux, un pouvoir omnipotent, une conception avilissante de l’obéissance, un machisme parfois viscéral, une fourberie hallucinante et une réification des femmes, y compris quand elles se retrouvent enceintes. Il nomme aussi des causes exogènes comme le dénuement de religieuses ou de la communauté. Une précarité qui peut occasionner un véritable marchandage sexuel dont des supérieures sont alors complices.
Avions-nous, ici en France, connaissance de l’ampleur de ces ignominies ? La réponse est non. Si nous avons tragiquement dû apprendre qu’il est des agresseurs, des prédateurs, des violeurs, dans notre Église, imaginer des situations qui confinent à l’organisation de la prostitution forcée, « d’esclavage sexuel » comme le disait le pape François en rentrant d’Abu Dhabi, le 7 février dernier, et de plus sous couvert de vœux religieux est à peine croyable.
Si nombre de responsables d’Instituts religieux féminins internationaux sont très attentives à la protection de leurs sœurs, spécialement dans tel ou tel continent ou circonstances, le travail des journalistes d’investigation d’ARTE rappelle l’ampleur de ce qui reste à faire.
À commencer par - comme pour la pédocriminalité - en finir avec l’impunité des abuseurs et avec les complicités actives ou passives. Mais aussi débusquer, encore et toujours, le lien mortifère entre les abus de pouvoir, les abus spirituels et les agressions sexuelles.
Seule fenêtre d’espérance dans ces 90 minutes : des religieuses, des religieux et des laïcs qui se dressent avec un grand courage, à Rome, au Québec, aux États Unis, en Afrique et partout contre ces crimes et ces délits insupportables et accompagnent les victimes.
La Corref, pour sa part, est déjà engagée dans le combat contre tous les abus. Il est et sera long. Mais notre détermination est totale à soutenir les victimes, à épauler les Instituts et les responsables qui mettent tout en place pour protéger leurs membres et dénoncer les faits. L’Union internationale des Supérieures Générales , à Rome, s’est prononcée très clairement afin que toutes les sœurs qui ont été et sont victimes puissent sans crainte prendre la parole, sachant alors qu’elles seront écoutées, accompagnées, protégées.
La Corref se fait le relais de cet appel et de cette supplication afin que personne ne soit délaissé.
Là où nous, responsables dans l’Église, avions charge, au nom du Christ serviteur, de protéger les enfants et les personnes vulnérables, de soutenir la conscience, la dignité, la liberté et l’espérance de celles et ceux qui avec confiance rejoignent la vie religieuse, nous avons collectivement gravement failli. C’est un malheur autant qu’un scandale qui n’est pas excusable.
Il nous incombe aujourd’hui de dire cette faute, responsable de vies fracassées, et de nous engager ici et partout, afin que cela ne puisse se perpétuer . L’engagement de tous dans l’Église et l’aide de compétences extérieures sont indispensables.

Sr Véronique Margron, présidente
Père Marc Botzung et Père Daniel Federspiel, vice-présidents

 

 

 

 

A LIRE SANS MODERATION

 

LE LIVRE NOUVEAU

(du Père Bernard )  EST ARRIVE ...

Dans toutes les (bonnes) librairies

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Un texte à mettre entre toutes les mains.

 

 

 

Vous dites espérance?

 

 

Éditeur : MÉDIASPAUL FRANCE / ISBN : 9782712215156 / Pages : 272

 

 

Description

Fin connaisseur des pratiques pastorales dans leur diversité, Bernard Housset est évêque émérite de La Rochelle et Saintes. Atteint en 2015 par la limite d’âge, il est devenu curé de campagne. Le parcours est atypique. Et l’évêque devenu curé de Saint-Aigulin reste un homme heureux.
D’où l’espérance dont il témoigne ici. Dans sa lettre au Peuple de Dieu en date du 20 août 2018, le pape François lance aux baptisés un appel à la conscience et à l’action. Bernard Housset répond en invitant chacun à se faire semeur d’Évangile et force de proposition dans sa paroisse. Pour que vive et s’affirme une Église libérée du cléricalisme.
L’auteur exprime son espérance en abordant des questions névralgiques. Quelle attitude adopter envers les divorcés remariés ? Quel accueil pour les personnes homosexuelles reconnues et estimées dans leur différence ? Quelle place pour les femmes dans l’Église ?
Sans tabou, la réflexion d’un homme de conviction, visionnaire optimiste appelant à l’audace, à l’inventivité, à la collaboration pour l’annonce et la pratique de l’Évangile. Roboratif et lumineux, le livre d’un homme de cœur dont la foi est art d’aimer.



POINTS FORTS

- La présentation d’une espérance sans illusions ni naïveté, solidement fondée sur le Christ, Dieu devenu homme pour que toute personne lui ressemble et accède à sa plénitude humaine.
- Une méditation sur l’espérance que Dieu porte à toute personne humaine, de toute religion ou sans religion.
- Un appel à construire une société fraternelle sans aucune exclusion, y compris les personnes homosexuelles, les femmes, dans leurs légitimes attentes, les divorcés remariés etc...



L'AUTEUR

Bernard Housset a été évêque de Montauban puis de La Rochelle et Saintes. Atteint par la limite d’âge, il est curé de campagne à Saint- Aigulin, au sud de la Charente-Maritime. Il est le réalisateur du livre posthume du père François Varillon, jésuite, Joie de croire, joie de vivre. Avec le conseil national de la solidarité, qu’il a présidé de 2006 à 2013, il a impulsé et animé la démarche « Diaconia servons la fraternité ».

 

 

UN TEXTE POUR LA ROUTE

 

 

I.3. PARCE QU’IL ESPERE ET CROIT EN L’HOMME, DIEU DESIRE SAUVER L’HUMANITE

Père Bernard HOUSSET,  VOUS DITES ESPERANCE ?  p. 23-27.

Editions MEDIASPAUL. 2019.

 

VOIR LARGE

Dans la vision que l’auteur de l’Apocalypse (7,4) a reçue, apparaissent les 144 000 tribus d’Israël. 144, c’est douze par douze , c’est-à-dire une infinité relative. Et mille, c’est une infinité absolue. Il s’agit du nouveau peuple de Dieu, du nouvel Israël, l’Eglise. Ensuite, l’auteur voit cette foule immense, qui vient du monde entier, « de toutes les nations, peuples et langues ».

 

Cette vision nous invite à élargir notre regard, nos perspectives habituelles, nos horizons spontanés. Voyons loin, voyons haut, voyons large avec l’Apocalypse. Et avec Paul qui nous a dit : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » ( I Tim 2,3) . SAUVER au sens fort, c’est-à-dire PARTAGER SA VIE, SON BONHEUR, SON AMOUR. Pensons à ces milliards d’hommes et de femmes qui n’ont jamais entendu parler du Christ. Par exemple aujourd’hui en Chine ou en Inde. Pensons à tous les membres de nos familles qui ne partagent pas notre foi, qui sont agnostiques ou indifférents. Tous, vraiment, sont appelés au salut par Dieu, à entrer dans l’intimité des relations de la Trinité et à vivre la fraternité universelle de la famille humaine.

 

Quelques- uns répondent à cet appel, dès maintenant. Ce sont les catéchumènes adultes. Je pense à cet homme de 36 ans, commercial de bon niveau, né dans une famille athée et anti-chrétienne. A partir de 18 ans, il s’était fait la spécialité, dans les soirées de jeunes, de faire rire ses amis contre Dieu, contre la foi, contre les prêtres… Puis, grâce à la jeune fille qui allait devenir sa femme, il découvre la foi et petit à petit, il devient chrétien. Il a été baptisé, puis je lui ai donné le sacrement de confirmation. Je m’en souviendrai toute ma vie, la seconde lecture de la messe était la conversion de Paul. Je n’ai pu m’empêcher de lui dire : « Vous voyez, vous êtes comme Paul ! ». « Oui, oui, je suis un petit Paul, je suis un converti ».

 

POURQUOI CHOISIR L’EGLISE ?

Alors, pourquoi certains deviennent-ils chrétiens ? Pourquoi l’Eglise ? Parce que l’Eglise est l’ensemble des baptisés, qui doivent témoigner que Dieu veut sauver tous les hommes, sans exception.

 

Nous pouvons nous interroger : montrons-nous, par notre comportement, par les différentes activités de notre Eglise, que Dieu veut sauver tous les hommes ? Par exemple, servons-nous suffisamment la dignité de chaque personne humaine, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle ? J’aime bien dire que Dieu estime toute personne humaine. Nous, chrétiens, nous accueillons consciemment cette estime. Mais elle concerne tous les humains sans exception. Quand les organismes de solidarité, comme le Secours Catholique, ou le CCFD-Terre solidaire s’intéresse à tous les humains, qu’ils aient ou non une religion, ils témoignent justement de ce désir divin de salut universel. Servons-nous suffisamment l’accueil des personnes qui se présentent aux portes de nos églises ? Sommes-nous une Eglise accueillante ?

 Voyez la phrase du pape François, qui a sillonné le monde entier : « Qui suis-je pour condamner un homosexuel qui cherche Dieu ? ». C’est une manière accueillante d’aider les gens à découvrir que Dieu veut sauver tous les hommes.

 

REVISITONS LE SALUT ET L’ENFER

Du coup, on peut balayer une première objection. On disait autrefois « hors de l’Eglise, point de salut ».

C’est une phrase de Saint Cyprien, évêque de Carthage, mort en 258. Trop longtemps, elle a été interprétée dans un sens rigide. Lui, voulait dire qu’on ne peut pas connaître le Christ si l’on n’est pas en contact avec des chrétiens, c’est-à-dire l’Eglise. Le catéchumène que j’évoquais a découvert le Christ grâce à sa femme. Mais il ne faut pas penser du coup que seuls seraient sauvés les chrétiens. Il est très important de bien comprendre cet adage, que l’on pourrait traduire ainsi : « HORS DE L’EGLISE , POINT DE SALUT CONSCIENT ».

 

Seconde objection possible . Et l’enfer… ? N’existe-t-il plus ?

Si, bien sûr, nous avons toujours la possibilité de la damnation. Du fait de Dieu, et du fait de l’homme ». Du côté de Dieu, car un amour ne peut jamais s’imposer. Dieu se propose. Et plus un amour est puissant, plus il est humble. Dieu est discret, à nous de l’accueillir dès maintenant ou bien, pour ceux qui ne sont pas chrétiens, au-delà de leur mort biologique.

Du côté de l’homme, car il est libre, du moins en certains domaines, pour certains aspects de son existence. C’est Dieu qui fonde cette liberté, qui l’a voulue. L’homme a la liberté extraordinaire de refuser le don de Dieu, l’amour, le salut. La possibilité d’un tel refus est essentielle à la foi chrétienne, autrement le Christ ne prendrait pas au sérieux notre liberté.

 

INVENTER UN VISAGE D’EGLISE DE L’AVENIR

Loin d’une conception rigoriste qui a pu vouloir marquer les esprits par des lectures injonctives de la Parole, par des représentions manichéennes fortes, il nous appartient de faire preuve de créativité, d’audace et de confiance en l’Esprit.

Dépassons un schéma d’organisation pyramidal qui a eu certainement son utilité en des temps anciens. Proposons aux laïcs ,sous l’impulsion de Vatican II, de prendre part plus largement encore aux responsabilités. Ouvrons-nous aux initiatives avec joie, heureux de ce partage que les jeunes générations attendent ( car elles ont besoin d’exprimer leur dynamisme, comme nous avons besoin de leur vitalité). Ce dont elles ne veulent plus, c’est d’une autorité dominatrice. Notre autorité ministérielle n’y perdra rien, bien au contraire ! Car qui sommes-nous vraiment , nous, prêtres, sinon visage du Christ-Tête dont le rayonnement s’enracine d’Amour dans le cœur ?

Un visage d’Eglise nouveau est appelé à émerger, il se profile déjà dans nos paroisses de Charente-Maritime et d’ailleurs : visage de responsabilités partagées dans une communion vivante entre hommes et femmes laïcs, consacrés et ministres ordonnés. Visage d’Eglise de l’avenir…

Alors élargissons notre regard, croyons vraiment que Dieu désire sauver l’humanité entière. Elle ne sera pas toute chrétienne dans la vie d’ici-bas.  Mais nous espérons qu’elle verra Dieu face à face dans le monde nouveau , celui qui nous attend tous dans la prochaine étape de notre vie. L’oraison finale de la messe de la Toussaint l’annonce : « Quand tu nous auras sanctifiés dans la plénitude de ton Amour, fais-nous passer de cette table, où tu nous as reçus en pèlerins, au banquet préparé dans ta maison ». Nous serons alors dans la pleine communion des Saints. Nous verrons tous les nôtres et l’humanité entière, telle est notre conviction. Cette phrase est magnifique. Que cette espérance nous anime chaque jour !

 

 

 

 

AVOIR UNE ATTITUDE JUSTE ?

POUR EN SAVOIR PLUS...

cliquez sur l'onglet EN CHEMIN AVEC LE LAPIN...

 

 

 

 

 

 

  DEBATTRE SUR LE CLERICALISME

 

INITIATIVE D'UN GROUPE DE BAPTISES BORDELAIS

EN REPONSE A LA LETTRE DU PAPE AU PEUPLE DE DIEU DU 28 AOUT 2018

 

 

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La rencontre du 1er MAI se fera au final le 7 MAI 2019, même endroit.

 

 

 

Lapin bleu parole vivante

Dessin de Frère Jean-Baptiste Fady , alias COOLUS.

 

 

UN SITE A DECOUVRIR:

UNE MESSE AILLEURS. 


http://www.unemesseailleurs.com/

 

 

UN AUTRE SITE A CONNAITRE ! 

LE SITE DES CHRETIENS UNIS POUR LA TERRE

 

https://chretiensunispourlaterre.wordpress.com/


 

 

 

 

 

EVEIL DE LA FOI

 

PRIERE INVENTEE PAR CAMILLE (6 ans)

 

Novembre 2018

 

Quand on accepte les différences...

Quand on travaille bien

Quand on se pardonne  après une dispute

Quand on ne laisse pas quelqu'un tout seul

Jésus est heureux

 

Quand on est gentil

Quand on écoute ses parents, les gens qu'on aime

Quand on parle à ceux qu'on ne connaît pas, pour les connaître

Quand on est heureux, qu'on est joyeux, qu'on fait des câlins à ceux qu'on aime

Jésus est heureux

 

 

 

LETTRE OUVERTE

 

DES CATHOLIQUES DE SAINT-AIGULIN

 

AU PAPE FRANCOIS

            

 

Que ce soit clair : nous sommes fiers d’être catholiques, fiers de notre pape François, que nous soutenons de toute notre foi, de toutes nos fibres, de tout notre cœur.

Alors que la tourmente fait rage et que le terrible scandale des abus pédophiles secoue l’Eglise, celui qui dès son intronisation s’est présenté comme « évêque de Rome », soulignant avec simplicité sa dimension pastorale, nous donne une magistrale leçon d’honnêteté, continuant à dénoncer avec ardeur le scandale des abus sur les plus fragiles, et plus encore : tous les abus, contre toute forme de fragilité. Sa LETTRE AU PEUPLE DE DIEU DU 20 AOUT 2018 nous interpelle à ce sujet.

Au-delà des terribles souffrances endurées par les enfants victimes (qui méritent à la fois d’être reconnues et entendues dans ce qu’elles ont d’insoutenable, tant par les plus hautes instances de l’Eglise que par la justice des hommes) le pape François invite chacun à s’emparer de sa responsabilité de baptisé pour agir en conscience, individuellement et collectivement.

 Il nous appelle à nous investir dans la guidance de l’Eglise et à intervenir quand elle est pervertie. A refuser l’inacceptable, à nous opposer à toute situation d’abus, à toute captation par un groupe (quand bien même serait-il ordonné) du devenir de notre maison commune.

 Nous, catholiques de SAINT-AIGULIN, « PEUPLE DE DIEU » à la périphérie sud de la Charente-Maritime, avons entendu l’appel à la résistance et à la responsabilité que le Pape François nous adresse. Nous répondons présents. Nous sommes collectivement outrés par le silence qui trop longtemps dans l’Eglise a entouré les agissements des prédateurs pédophiles. Nous ne nous reconnaissons pas dans une forme d’Eglise tentée par le repli identitaire, le cléricalisme et le machisme. Notre paroisse vit au quotidien une égale dignité entre hommes et femmes, témoignant de la vitalité des baptisés qui prennent leurs responsabilités. Nous, chrétiens laïcs, nous reconnaissons dans une collaboration réelle et apostolique avec notre curé. Nous voulons que notre Eglise, dans le prolongement de Vatican II, continue de s’ouvrir aux responsabilités partagées, à la délégation, à la confiance et au respect.

Notre Eglise est notre maison commune, à nous, catholiques. Elle est à la fois notre milieu de croissance, notre chemin d’élévation, et le lieu où notre Dieu se donne à voir en s’incarnant, tant au moment de l’eucharistie que dans le visage que nous offrons collectivement. Elle est LE PEUPLE DE DIEU rassemblé, non la voix de quelques-uns qui s’imaginent pouvoir parler en notre nom et faire ce que nous réprouvons.

Nous soutenons le pape François dans sa démarche de parler vrai et d’agir fort. Nous adhérons au cap qu’il nous donne, à l’Eglise qu’il appelle de ses vœux et qui, à SAINT-AIGULIN comme dans de nombreuses paroisses dans le monde, existe déjà, engagée autour de son pasteur dans une gestion conjointe de tous les aspects de la vie de la communauté.

Nous, catholiques de SAINT-AIGULIN, voulons d’une Eglise de miséricorde, de compréhension, d’ouverture. Nous ne nous reconnaissons ni dans le cléricalisme, ni dans le repli identitaire, ni dans l’indifférence. Nous investissons donc notre champ d’action naturel de baptisés pour faire entendre notre voix et dire à notre Pape François :

Père Evêque de Rome, tenez bon le cap, nous sommes avec vous !

 

SIGNATAIRES : 14 membres du conseil pastoral ,

 

dont le Père Bernard Housset, curé de la paroisse. Saint-Aigulin  (17360) , le 15 OCTOBRE 2018.

 

 

 

Lapin bleu au boulot

Dessin de COOLUS, alias frère Jean-Baptiste FADY, prêtre et dessinateur.

 

 

AYONS LA "LAPINESQUE ATTITUDE" !

Article à lire onglet CATECHESE

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

Date de dernière mise à jour : 21/04/2019