A LA UNE

                                                                       SEMAINE DU 18 OCTOBRE AU 1° NOVEMBRE 2021

Mercredi 20, à 10 H 30, obsèques de Mme Madeleine DEJEAN en l'église de Le Fouilloux                                                                                                                                       

Dimanche 24à 10 H 30, messe en l'église de Saint Aigulin

                                   Quête pour les églises d'Asie et d' Afrique

Samedi 30, à 15 H 30, à la Maison Paroissiale, rencontre de préparation  au baptême

                                     pour 4 jeunes

                           à 18 H 30, messe en l'Eglise de La Génétouze

Dimanche 31, à 10 H 30, messe en l'église de Saint Aigulin

Lundi 1° Novembre, fête de la Toussaint, à 10 H 30, messe en l'église de Saint Aigulin

Dimanche 17 Octobre : Messe avec les enfants de la cathéchèseImg 0632

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PIQUE NIQUE APRES LA MESSE DE LANCEMENT DE LA DEMARCHE SYNODALE 

DIMANCHE 12 SEPTEMBRE

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CONCERT

Michel LEGENDRE et Françoise BOUCHET-DOUMENQ

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                                                                    A S S O M P T I O N    2 0 2 1

                                                                                                                  HOMELIE

 

LE MAL ET LA MORT N'AURONT PAS LE DERNIER MOT

De ces lectures bibliques si riches, je vais méditer avec vous d'abord un élément de la première, un extrait du livre de l'Apocalypse.Ce mot grec, contrairement à ce que l'on pense, ne signifie pas « catastrophe » mais « révélation ». Son auteur décrit les visions spirituelles qui sont les siennes avec de nombreux symboles, plus ou moins compréhensibles.

L'un d'entre eux est le grand Dragon, avec ses sept têtes et ses dix cornes. Certains ont voulu y voir une allusion à l'empire romain avec les sept collines de Rome et les dix empereurs, depuis Auguste jusqu'à Domitien. Ce n'est qu'une hypothèse. Mais ce qui est certain, c'est que cette Bête, qui symbolise le Mal, ne dévore pas l'enfant que la Femme met au monde. Cet enfant, c'est le fils de Marie, Jésus-Christ, le berger de toutes les nations. La signification de cette affirmation est claire : le Mal et la Mort n'auront pas le dernier mot. C'est Jésus-Christ qui est le salut du monde et sa victoire sur les forces du Mal et de la Mort ne fait aucun doute. A l'époque de la rédaction de ce livre, aux environs de l'an 95, les chrétiens sont l'objet de plusieurs persécutions, principalement celles de Néron et de Domitien. L'auteur veut les réconforter et les encourager. Vous êtes persécutés mais tenez bon, le Christ est toujours ressuscité et il ne vous abandonnera pas.

Cette conviction de l'Apocalypse est aussi valable pour nous actuellement. Nous sommes confrontés à beaucoup de difficultés et d'inquiétudes. Et donc d'incertitudes. Depuis la pandémie mondiale du COVID 19 qui n'est pas encore maîtrisée jusqu'au terrorisme islamiste qu'il est difficile de juguler. Sans oublier les affrontements des grandes puissances dont la Chine. Celle-ci non seulement est en train de devenir la première puissance économique mondiale mais son dirigeant s'efforce de constituer un front commun contre les valeurs de nos démocraties occidentales. Et encore le réchauffement climatique qui ne fait plus de doute mais dont les solutions concrètes pour le diminuer sont encore à appliquer. La Parole de Dieu nous dit aujourd'hui que, face à ces réels problèmes, nous n'avons pas à perdre l'espérance. Le Christ, toujours présent, nous rend capables, par son Esprit, de relever ces défis et de permettre à son désir de salut du monde de se réaliser. Notre monde, bien que traversé par de nombreuses difficultés , ne va pas à son dépérissement mais à son accomplissement.

Des signes de l'action du Christ ressuscité et de sa vitalité nous sont donnés chaque jour, si nous savons prendre le temps de les discerner . J'en vois un dans l'admirable témoignage donné par la famille du père Olivier Martin, assassiné par un déséquilibré qu'il avait accueilli. Durant la messe d'obsèques, ses parents, ses frères et ses belles sœurs ont osé dire « nous ne jugeons pas mais nous faisons confiance à la miséricorde de Dieu et de la Vierge Marie ».Quelle belle attitude chrétienne !

V A L E U R  D U  C O R P S

Un second élément de notre foi chrétienne, révélé par cette fête de l'Assomption de la Vierge Marie, c'est la valeur de notre corps. Nous ne savons pas si Marie est morte et si elle est restée quelques jours dans un tombeau. Ou si elle est passée à son Assomption dès la fin de sa vie terrestre. Mais ce dont nous sommes certains, avec la foi de l'Eglise, c'est qu'elle n'a pas connu la dégradation de la mort ni du tombeau. Elle a été transformée, transfigurée, glorifiée dans toute sa personnalité, corps, âme et esprit. A la suite du Christ, car la mère ne pouvait pas être séparée longtemps de son Fils. Le Christ est ressuscité en effet , dans son corps. Ce n'est pas parce qu'il a rejoint son Père qu'il aurait largué son corps, comme un satellite, à moment donné, se détache de la fusée qui l'a mis sur orbite. Le Christ ressuscité vit pleinement dans son corps. Comme l'a écrit le théologien Romano Guardini, « seul de toutes les religions, le christianisme a osé insérer un corps humain en plein cœur de Dieu ».

C'est dire la valeur de notre corps et son importance. Beaucoup d'idées fausses circulent à ce sujet dans notre société, comme si la foi chrétienne se méfiait du corps ou le méprisait. Certes il faut reconnaître qu'à certaines périodes de son histoire, l'Eglise a fait preuve de rigidité par rapport au corps et à la sexualité .Mais ce rigorisme est un faux pli, une déviation par rapport à l'essentiel de la foi chrétienne. Comment Dieu qui est devenu homme à part entière, qui, dans le sein de la Vierge Marie, a vraiment pris un corps humain, comment pourrait-il ignorer ou mépriser le corps humain ? Comment Dieu, qui, à chaque eucharistie, nous donne le Corps du Christ, pourrait-il dédaigner notre corps ? Evidemment, à l'inverse, il ne s'agit pas de faire de notre corps une idole, de l'idolâtrer.Mais le corps fait vraiment partie de notre personnalité, il n'existe pas d'âme sans corps. Et c'est dans notre corps que chacun de nous verra la Trinité face à face, après sa mort biologique. Le corps n'est pas un obstacle à la rencontre de Dieu.

Il faut préciser que nous ne savons pas quel sera exactement l'état de notre corps, il ne sera pas semblable à sa situation actuelle.Le Christ n'a rien dit à ce sujet. Il a simplement affirmé que nous serons transformés, transfigurés, à l'image du grain de blé qui meurt en terre pour devenir un bel épi. Quelle différence entre notre vie de fœtus durant les neuf mois de notre vie intra-utérine et notre forme de vie actuelle ? La différence sera encore plus grande entre celle-ci et notre forme de vie définitive. A la suite du Christ Resssuscité, à la suite de Marie en son Assomption, nous serons complètement transfigurés, glorifiés, nous recevrons la plénitude de notre personnalité définitive, nous serons pleinement nous-mêmes. Cette fête de l'Assomption nous en donne l'assurance. Nous pouvons être vraiment dans la joie. Amen

                     

                               

 

MESSE DU 06 JUIN

 

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   MESSE DU DIMANCHE DE LA PENTECOTE

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MESSE DU 25 AVRIL 2021 CELEBREE AVEC NOS 2 ENFANTS DE CHOEUR ET NOS 3 ANIMATEURS

 

 

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MESSE DU 18 AVRIL 2021

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VIGILE PASCALE 2021

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Chemin de croix de Jésus-Christ, réalisé par FrançoiseBOUCHET-DOUMENG

Acrylique sur ardoises 22cmx31cm, 2 avril 2021

St Aigulin

-  Le blanc pour les personnages.

- L’argenté pour la, les croix.

- Le sable pour ce qui est âpre, le sol, la roche, les nuages lourds.

- Les petites fleurs au pinceau pour la compassion des femmes et des disciples.

- Le texte pour mettre le drame en évidence.

- Sur la IX St Pierre est évoqué comme une réminiscence de la scène du Mont des Oliviers.

                                                 

7 a 10

11 a 14

à 17 H 30, liturgie de la Passion en l'église de Saint Aigulin

Samedi saint, 3 avril, à 17 H 30, vigile pascale et messe en l'église de Saint Aigulin       

Dimanche de Pâques, 4 avril, à 10 H 30, messe en l'église de Saint Aigulin

                                                à 17 H 30, messe en l'église de Saint Aigulin      

                       

 

                                                   BENEDICTION ET MESSE DES RAMEAUX - DIMANCHE 28 MARS

 

 

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 Equipe litugirque : préparation du temps de carême

 

 

               

 

                                     

 

 

               

 

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                APPEL

« ?Le 8 juillet 2020, un groupe des paroissiens s’est réuni au jardin paroissiale pour le désherber, le travailler, afin de lui donner un aspect abordable
En septembre dans le cadre du mois de la création quatre enfants et des adultes ont sarclé, planté, étiqueté les plantes et arbres. Cet hiver le jardin s’est endormi, mais avec le printemps qui arrive il est nécessaire de s’en occuper pour le désherber.
Avec quelques uns, nous sommes allés chercher deux remorques de pierre pour aménager le talus qui jouxte l’église.
Ce jardin appartient à tous, nous voudrions en faire un jardin de convivialité, familial, ouvert à toutes les générations.
N’ayant pas d’argent il faut des bras !
Un appel est donc lancé à toutes les bonnes volontés du secteur paroissial (et non seulement de Saint aigulin) pour aider à la mise en œuvre de ce projet.
Nous annoncerons prochainement et mettrons sur le site la date de la rencontre.
Vous êtes aussi nombreux à avoir des compétences, mutualisons les pour que la charge ne soit pas trop lourde pour personne, et pour la joie de se retrouver pour détente,  messe et pique nique .

 

                                 DIMANCHE DE LA SANTE

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Réunion coffee  Img 3956                            

  NOEL

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Messe du 24 Décembre à 17 H 00 avec la chorale des enfants

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Messe de 19 H 30 avec la chorale des adultes

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                                   HOMELIE

                                                                                    Q U E L    S A U V E U R  ?                                                                                              

                                                                        Noël     2020

               Cette fête de Noël nous rejoint dans une période tout-à-fait inédite. Même si les autorités politiques et sanitaires font ce qu'elles peuvent, nous sentons bien que personne ne maitrise encore la propagation du virus Covid 19. D'où une peur et une angoisse diffuses, relayées par certains medias. D'où une morosité et une lassitude par rapport aux restrictions qui sont apportées à notre vie quotidienne.

                              PUISSANCE ET FRAGILITE

               Cette situation nous interroge de la manière suivante. Depuis cent à cent cinquante ans, notre société a réalisé des progrès et des réussites considérables dans de nombreux domaines. Depuis la relation homme -femme et la communication jusqu'au développement de l'économie et aux transports. Nous  ressentons une légitime fierté, pour ne pas dire une suffisance, par rapport à nos capacités humaines. Et voilà qu'un virus, qui n'est même pas visible à l'oeil nu, est en train de paralyser une bonne partie de nos activités. Il nous oblige à pratiquer le couvre-feu que l'on croyait moyennageux. Il nous rappelle les terribles épidémies des siècles passés : peste, choléra etc. Il nous révèle nos fragilités. En définitive, nous sommes moins puissants que nous le pensions, la maitrise de nos existences est plus fragile que nous nous l'imaginions. Ces circonstances inattendues nous font prendre conscience, d'une manière qui nous est imposée, de nos faiblesses et de nos vulnérabilités.

                              U N   S A U V E U R   V O U S   E S T    N E  A U J O U R D ' H U I

               Dans ce contexte, nous venons d'entendre le message de l'ange : "Ne craignez pas, aujourd'hui vous est né un Sauveur". Oui, un Sauveur mais quel sauveur? Et comment nous sauve-t-il? Je me souviens de la question posée par un jeune d'une vingtaine d'années, dans un groupe qui se réunissait régulièrement lorsque j'étais curé de paroisse à Pau : "qu'est-ce que çà a changé dans le monde le fait que le Christ, en naissant, nous montre que Dieu nous aime?". C'est vrai que la vie des bergers n'a pas changé, elle est restée aussi rude. Les Romains ont continué d'occuper le pays. Les injustices et les violences n'ont pas cessé. Et le Christ n'apas été leur Sauveur par je ne sais quelle action d'éclat, comme celle d'un Zorro ou un Superman venu des cieux. Mais un autre jeune a donné une réponse judicieuse : "Ce que le Christ a changé? C'est qu'il nous montre que l'Amour aura le dernier mot".

               Oui, l'amour de Dieu pour les humains et l'amour des humains entre eux. Au bout de deux mille ans, nous n'en sommes pas encore là. Nous restons confrontés à beaucoup d'épreuves, de violences , de souffrances dont le Covid 19. Alors nous pouvons nous poser la question : pourquoi Dieu n'a -t-il pas résolu les problèmes des bergers? Ceux-ci d'ailleurs ont du être étonnés lorqu'ils ont découvert que le soi-disant sauveur n'était qu'un enfant.  Pourquoi n'a-t-il pas sauvé sur le champ les bergers? Et nous avec? N'est-il pas tout-puissant? C'est qu'il faut s'entendre sur la puissance de Dieu. Une comparaison peut nous éclairer.

               C O M M E   L E S   P A R E N T S   E D U C A T E U R S  D E  L E U R S    E N F A N T S

               Les parents mettent au monde leurs enfants par amour. Ils vont essayer de les éduquer au mieux, en les invitant à développer leurs capacités, tout en acceptant leurs limites. Ils vont essayer de développer chez leurs enfants la confiance en eux-mêmes et le courage pour surmonter les épreuves et les échecs inévitables. Parce que les parents aiment vraiment leurs enfants, ils ne font pas les choses à leur place. Mais, au fur et à mesure que les enfants grandissent, leurs parents veulent qu'ils deviennent vraiment responsables, autonomes, capables de prendre des décisions d'adultes dans une réelle liberté. Bref, des hommes et des femmes dignes de ce nom.

                              D I E U   N O U S   S A U V E  A V E C    N O U S

               De même Dieu. Que dis-je? Non seulement de même mais beaucoup mieux, puisqu'il est  Amour. De toute éternité, il désire que chaque être humain, unique dès sa conception, devienne pleinement lui-même et tienne sa place dans une humanité appelée à devenir une famille fraternelle. Dieu le Fils vient modestement, humblement pour nous montrer le chemin à suivre et la manière de nous comporter pour atteindre cet objectif. S'il n'avait pas souffert, si sa vie n'avait pas été marquée par des épreuves et des échecs, s'il n'était pas mort, il ne serait pas crédible. Trop souvent nous parlons de Dieu comme s'il était bien au chaud, bien à l'abri dans son ciel, en train de nous regarder vivre, nous construire et nous débattre dans nos joies et nos difficultés et subir le mal. Mais non. Dieu est devenu intégralement comme nous (sauf le péché) pour que nous puissions devenir intégralement comme lui et trouver ainsi notre plénitude humaine. Ce travail sur nous-mêmes pour grandir en humanité, Dieu ne le fait pas à notre place, pas plus que les parents pour leurs enfants. Il nous appelle à prendre nos responsabilités, il nous stimule pour que nous ne nous laissions pas aller au découragement, au fatalisme, au complotisme. Il est heureux quand nous avançons dans la bonne direction, sur le plan tant personnel que collectif. Il souffre de nos souffrances quand nous subissons le mal, il souffre de nos fragilités mais il ne les supprime pas magiquement. Chaque jour, il construit avec nous et nous construisons avec lui notre personnalité définitive qui partagera pleinement sa vie, son bonheur, son amour.

               Soyons donc certains que ce n'est pas grandir Dieu que de dévaloriser l'humain. Bien au contraire, Dieu désire de toutes ses forces le développement des capacités et des valeurs humaines  quand elles permettent une vie selon l'Evangile, un épanouissement selon le Christ. Aujourd'hui Dieu désire de toutes ses forces que nous puissions vaincre et détruire le virus. Réjouissons-nous que Dieu, à travers nos progrès et nos fragilités, nos réussites et nos faiblesses, ne cesse de nous accompagner. Voilà comment Dieu nous sauve. Son Amour ne nous trompera pas. Oui, aujourd'hui un Sauveur nous est né. Un psaume de Noël chante: éveillons l'aurore. Soyons des éveilleurs de l'aurore.

                                                                                                         père Bernard Housset

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  Durant ce 2° confinement, aucune messe n'a pu être célébrée dans nos églises  : donc pas de quêtes.

  Vous pouvez compenser l'équivalent de cette perte financière soit :

   - en augmentant votre partcipation à la quête du dimanche

  soit  sur le site :

                       www.quete.catholique.fr


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MESSE DE LA TOUSSAINT

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HOMELIE

                        Cette fête de la Toussaint nous rejoint à un moment complexe et difficile de notre vie sociale. Les nouveaux attentats terroristes des djihadistes radicaux (le professeur de Conflans Sainte Honorine, puis les trois catholiques de Nice). Et ce nouveau confinement qui parait indispensable pour endiguer la seconde vague de la pandémie mondiale du COVID 19.

                              Alors, ces Béatitudes qui nous invitent à la douceur, à la pauvreté, à la recherche de la justice, à la Miséricorde,  sont-elles irréalistes? Et les deux lectures qui nous présentent un horizon magnifique (la multitude des élus et le fait que nous sommes appelés, après notre mort biologique, à devenir semblables au Christ) ne sont-elles pas chimériques? Non à ces deux questions, si nous réfléchissons bien nos réponses.

                              Evidemment, dans un premier temps,nous ne pouvons pas faire preuve de naïveté à l'égard des terroristes musulmans. Ils doivent être sanctionnés fermement pour leurs crimes abominables. Redoutable réalité pour nos responsables politiques et sécuritaires. Car ces attentats sont perpétrés, de manière imprévisible, par des petits groupes isolés. D'autre part, pour le confinement, les mesures sanitaires suscitent un certain nombre de contraintes qui, certes, gênent nos manières de vivre . Nous les subissons ou nous les acceptons bon gré mal gré. Mais nous savons qu'elles sont nécessaires pour nous protéger et protéger les autres.

                              Puis, en refléchissant au sens profond des Béatitudes, nous nous rendons compte que le Christ ne nous invite ni à la naïveté ni à la mauvaise humeur. Quand il parle de paix, de douceur, de miséricorde, de justice, il nous invite à nous prendre en charge de manière responsable, à ne pas succomber à nos instincts de vengeance, de paresse , de lâcheté, de colère. Il nous invite à faire preuve d'humanité, de véritable humanité, c'est-à-dire d'accueil des autres, d'écoute, de respect, de dialogue, de tolérance, de mesure et d'équilibre dans nos jugements. Bref d'un humanisme évangélique à sa suite et comme lui qui est homme en plénitude, en perfection.

                              Concrètement, par rapport aux musulmans, dans la mesure où nous en connaissons -c'est mon cas, à Montauban et à La Rochelle -,  nous nous rendons compte que la plupart veulent vivre leur religion de manière équilibrée, saine, sans violence, comme nous , chrétiens, essayons de le faire pour notre propre religion. Souvenons-nous de l'initiative du pape François : il est allé, en février 2019, à Abu Dhabi, pour une rencontre (préparée par un cardinal originaire de Bordeaux) avec l'un des grands leaders musulmans chiittes et signer avec lui un document sur" la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune ". Dans sa récente encyclique, "Tous frères", il cite ce texte signé avec le Grand Imam Ahmad Al-Tayyeb : "en condamnant le terrorisme sous toutes ses formes et ses manifestations..., nous déclarons adopter la culture du dialogue comme chemin, la collaboration commune comme conduite, la connaissance réciproque comme méthode et critère" (N° 10 et 285).

                              Quant au confinement, nous pouvons également vivre les Béatitudes. D'ailleurs la première expérience vécue en mars et avril a été une bonne illustration de tout ce que nous pouvons réaliser de positif durant une période inédite. Par exemple, téléphoner ou envoyer un mail à une personne que nous savons seule et qui pourrait souffrir d'isolement. L'utilisation des nouvelles techniques de communication peut faciliter ce que le pape appelle une "culture de la rencontre", une plus grande "fraternité et amitié sociale".

                              Evidemment, comme toute réalité, ces nouvelles techniques ont leur versant négatif. Nous en prenons conscience : dans certains réseaux sociaux circulent des injures, des diffamations et des incitations à la haine indignes de citoyens responsables et encore moins de chrétiens. D'ailleurs l'un des grands textes fondateurs de nos valeurs démocratiques, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, adoptée en 1789, affirme : "la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui" (article 4). Par exemple, par rapport à notre nation, il est interdit de se moquer de la Marseillaise ou de siffler cet hymne national. Je pense que présentement nous avons à mieux articuler la liberté d'expression avec le respect d'autrui. Car la liberté d'expression n'est pas un absolu, elle a ses limites.

                              A notre petit niveau, faisons attention à ne pas colporter des rumeurs qui, la plupart du temps, sont fausses et que nous ne pouvons pas vérifier. Ainsi serons-nous des acteurs de paix, qui feront progresser la paix dans nos familles et avec les autres habitants de  nos villages. Ainsi progresserons-nous vers la sainteté que Dieu désire pour tous les humains.

              

 

         

 

 

                 

 

Messe de Saint François d'Assise et de la clôture du mois de la création

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Messe d'ouverture du mois de la Création au jardin de la maison paroissiale

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Date de dernière mise à jour : 21/10/2021